S28 LE MONOMANE
LÉONTINE
Mou ami !
C^iAUDET.
Le spectacle de votre patience, de votre résignation avait triomphé de cette haine sourde que je nourrissais en arrivant pour tout ce qui vous avait ravie à ma tendresse , je né pouvais pa^ haïr long- temps ce que vous aimez j et, plus heureux maintenant que lorsque nous nous sommes quittés, je puis, sans vous trompeur... vous donner de Tespoir.
LÉONTINB.
Il serait possible!
CLAUiDET.
Oui, rien que le cri qui lui est échappé... ce cri partait du cœur ! des larmes devaient mouiller ses yeux ! des s^ntjmens doux el pui^s sont rentrés dans son cœur!.. Ah ! quel que soit lé miracle qui ait opéré une pareille révolution, je ne doute plus qu'il ])e retrouve maintenant le caractère et les émotions de sa jeunesse. .. Moi seul je sais tout ce qu^il était; tout ce que vous pouvez retrouver en lui de tendresse et de bonté!... Le voici!