BALTHAZAR, SIMON
Balthazar est assis , sileBcieax et préoccupe. SIMON , le contemplant.
Cestle premier pas qui est le plus difficile... Il ne peut rester ici , sans mettre tout le monde en danger... il faut qu'il parte! et je ne peux cependant pas lui dire... Allons! de la gaieté! deTespoir ! c'est souvent la moitié de la guérison !
11 s^approche d« Balthazar. — D^anc voix baise cl douce.
— Eh bien ! mon bon ami ! nous sommes seuls.
BALTHAZAR
Oui ! j'ai tenu ma promesse, je me suis contenu : à vous de tenir la vôtre... Voyons, ne me cachez rien... la main sur votre cœur, puis- je guérir?
SIMON
Quelle question , mon cher ami ! Je vous Tai déjà dit , ça ne fait pas Tombre d'un doute.
BALTHAZAR
Avoir tué un homme... dans mon sommeil !
smoN.
Un coquin , un scélérat !
SM LE MONÔMÂDffi.
BALTHAZAR
Oui! mais Tavoir tué'!... sans m'en douter!... Savez-Yoùs que cela est effrayant!... Et qui me répondra que c'est le seul ! . . . que ce sera le dernier?
Les circonstances mêmes qui ont provoqué ce fatal événement. . . circonstances irrésistibles. . . car tout autre à votre place. . .
BALtHAZAR.
Vous croyez !
Moi-même , je suis sûr que je n'y aurais pas manqué ; et puis. . . c'est d'une bizarrerie , d'une étrangeté ! . . . Ces choses-là n'ont pas lieu deux fois en mille ans. . . Ça ne s'est jamais vu d'abord ! «
BALTHAZAR
Et comment nommez-vous cette maladie , docteur ?
SIMON
Mais ) ça n'a pas même de nom , mon ami ! et^ à proprement parler, ce n'est pas une maladie. Vous n'êtes pas malade.
J^ui prenant la main .
•'*<-> Je n'ai rien à vous ordonner... rien du tout...
seulement du repos... des distractions un
voyage ...