ACTE II , SCÈNE III
MARIANNp.
Gi*atid Dieu !
SIMON
Silence, que la noce ignore... ces pauvres gens n'oseraient plus s'amuser. Mort , Marianne ! et au moment où il m*à été prouvé qu'il était innocent ! Et moi qui croyais bonnement que la justice... Àh, bien oui! je Tai vue de près... et maintenant on m'accuserait d'avoir volé le clocher de Colmar avec la grosse cloche. . . comme disait un juge d'autrefois , un homme d'un grand sens , je commençerai» par prendre la poste et passer la fron^ tière...
MARIANNE
Vous , not' maître ! . . .
SIMON
Je n'y manquerais pas!
Prenant l'écharpe des mains de Marianne et la mettant.
— Ce matin, Balthazar s'est éveillé dans un état effrayant... l'aventure d'hier... c'est clair... 11 est convenu qu'on n'en ouvrira pas la bouche devant lui... ainsi ne va pas lui parler...
MARIANNE
Il va donc venir ?
SIMON
Oui. Figure- toi que, par un extraordinaire qui
parait fisibuleux , il n*y a pas pour les assises qui sWvrenl demain une seule cause criminelle !
pas un Yol f pas un pauvre petit assassinat ! Balthazar comptait sur un complot. •• il y a contreordre y dit-on ; il n'y aura pas de complot. . • Alors , pour le distraire, sa femme Famène idi... c'est moi qu'elle a chargé de l'amuser, de Tëgayer... je te demande comme j*ai Tesprît à ça maintenant !
On «on ne,
-7- hein !:Ce serait eux, déjà ! et la noce qui nous attend !
MARIANNf^j, ou vram la porte de droite.
C^est monsieur Henri ! Vous v\k , monsieur Henri ! je vous reconnais bien , allez !
CLAUDET, entrant une valise sons le bras.
Ma bonne petite Marianne !
11 Tembrasse.
— comme te yoilà grande et belle , maintenant ! . . .