‹ Le Mont-Dore et les eaux minérales d'Auvergne [electronic resource]Chapitre 36 sur 160 · PONTGIBAUD · texte numérisé non relu

PONTGIBAUD

sntre les cheires des puys de Côme et de Loucha- Uère.

23 Idl. Pontgibaud*, cli.-l. de cant. de i,261 hab., iâti à 67o met. d'alt., sur la rive dr. de la Sioule, dans in vallon étroit et pittoresque, est dominé par un hâteau du xiii*^ s., ancien fief des dauphins d'Auercrne, qui a longtemps appartenu à la famille de ,a b'ayette. Ce vieux manoir, un des mieux conservés e toute la région, a la forme d'un quadrilatère, couonné de mâchicoulis, enveloppant une cour à l'angle e laquelle est un donjon dont les murs ont presque

mèt. 50 c. d'épaisseur. Une enceinte extérieure ntourait le château. Les courtines n'existent plus , lais les tours qui les flanquaient sont presque )utes intactes.

Véglise, qui était autrefois une dépendance du lâteau, n'est remarquable que par son portail golique.

La terre de Pontgibaud, morcelée et vendue à la évolution, a été rachetée plus tard par son ancien ropriétaire, M. de Moré de Pontgibaud. M. de Moré ;t inhumé avec son plus jeune fils, tué à Solfeno, dans une petite chapelle romane élevée par . Ledru sur un rocher dominant la vallée et sépamt le château de la fonderie de plomb, qui s'étend i-dessous, sur la rive dr. de la Sioule. La fonderie de galène argentifère (sulfure de omb mêlé d'argent) est un établissement de preier ordre. Cette usine (on la visite avec Tautorition du directeur) livre annuellement au comerce 18,000 kilog. de plomb, 1,100 kilog. d'argent 1 et 108,000 kilog. de litharge; la valeur totale ! ces produits est de 350,000 fr. Les mines qui imentent la fonderie sont : la mine delà Brousse, à Idl. de Pontgibaud; celles de Roure et de Roziers,

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à 8 kil. au S., en remontant le cours de la Sioule; celles de Barbecot et de Pranal, au N. Sur les bords de la Sioule, sont installés d'immenses réservoirs, destinés à l'absorption et à l'évaporation de l'eau blanchâtre , chargée d'oxyde de plomb , ayant servi au lavage, et qu'il est défendu de laisser s'écouler dans la rivière.

A d kil. de Pontgibaud, jaillit une source minérale froide, carbonatée, sodique, calcaire, dite fontaine de Javel. Il existe aussi, non loin du bourg, une autre source ferrugineuse calcaire, très-abondante , appelée source de la Fronde.

Les environs de Pontgibaud méritent d'être visités. Deux ou trois journées d'excursions suffisent.

Le camp des Chazaloux (de Chazal, masure), appelé aussi camp des Sarrasins, que l'on croit être un ancien camp celtique, est situé à 3 kil. de la ville. Pour s'y rendre, il faut traverser la place de Pontgibaud, au S. de la halle, suivre un chemin qui passe sous le pont- viaduc d'une seule arche, du chemin de fer de Clermont à ïulle; puis monter, en côtoyant une prairie ; descendre ensuite dans un charmant petit vallon boisé , en remonter la pente opposée, en suivant un chemin ombragé qui atteint bientôt un plateau sur lequel , à peu de distance à dr., on aperçoit le château de Tournebise. En face (le l'avenue du château, un large sentier conduit en 10 min. au camp, dont un jeune sapin, qui s'élève seul au-dessus d'épais fourrés de chênes, indique l'emplacement.

Le camp des Chazaloux est formé d'un nom])re considérable d'enceintes en pierres sèches , de formes plus ou moins régulières, hérissées de jeunes arbres qui en rendent l'accès très difficile. Sa longueur est d'environ 200 mèt., sa largeur de 120.

CAMP DES CfJAZALOUX.

Le camp est protégé par des fossés creusés dans la lave ou par des ravins naturels remplis de pierres énormes et tranchantes du milieu desquelles s'élancent une multitude d'arbres ou d'arbustes d'essences diverses. Dans un de ces ravins jaillit, de la ave, une petite source, qui produit de la vapeur m hiver et de la glace en été. Le même phénomène 5e présente sur plusieurs points de l'immense coulée ie lave descendue du puy de Côme, dont le camp les Ghazaloux occupe peut-être la partie la plus itrangement bouleversée. Quelques sôurces glacées aillissent du milieu de ce chaos de laves , au fond ie dépressions d'aspect cratériforme dont queljues-imes ont de 35 à 40 mèt. de profondeur. La ave en cet endroit a sans doute recouvert un terrain marécageux, dont l'eau immédiatement vapoisée a déchiré de toute part la coulée volcanique. Ze fait seul peut expliquer la végétation puissante jui surgit du milieu de ces blocs, et les fissures î'où s'échappent des sources ou des courants d'air Toid qui, en été, transforment en glace l'humidité ie l'atmosphère sur les rochers qui les entourent, ^es habitants de la contrée utilisent ces courants i'air froid en établissant auprès d'eux des caves qui ;ervent à préparer des fromages analogues à ceux le Roquefort (Aveyron).

Si, revenant à Tournebise, on suit la route de lochefort, qui remonte la rive g., de la Sioule, dont e chemin de fer suit la rive dr., on aperçoit bientôt knnt-Pierre-le-Chastel (1,060 hab.) sur la rive dr. de a rivière. On laisse ensuite à dr. les mines de plomb rgentifère du Roure et de Roziers (8 kil.). Au-delà .u hameau de la Bantusse se dresse une belle coannade de basalte prismatique peu élevée. Après 1 Miouse-Rochefort, station du chemin de fer,

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si l'on prend à dr. la route d'Herment, qui suit 1 Miouse, aflluent de la Sioule, on voit sur la g. le rots de Say, bel entassement de blocs granitiques ai milieu desquels tombe une petite cascade.

Du côté opposé, à 200 mèt. du ham. de Mont la-Côte, se trouve la Roche- Branlaire, masse énorme de granit, longue de 7 mèt., couverte de lichens, et à Jaquelle on peut, par un faible effort, imprimer un mouvement d'oscillation très-prononcé. De là on peut revenir à pied , à la Bantusse et à Pontgibaud, en passant par les mines de Roure et de^ Roziers.

Une des excursions les plus intéressantes des environs de Pontgibaud est celle de la Chartreuse du Port-Sainte-Marie par Pranal, Chalusset et Montfermy. La Chartreuse n'offre rien d'intéressant par elle-même, mais les abords de la Sioule sont ravissants. Pour aller à la Chartreuse, il faut suivre le chemin qui , de la fonderie , conduit au hameau de Peschadoire , dont l'é^fm^' fournit d'excellentes truites et où se voient des amoncellements de lave, formant le point extrême de la coulée du puy de Côme, au travers desquels la Sioule s'est frayé un étroit passage. De l'autre côté de la rivière se dressent des rochers escarpés où s'ouvL^e une caverne (la grotte des Fées) d'un accès difficile.

Traversant ensuite la Sioule sur un pont de bois, on longe la rive g. de la rivière, qui coule dans une gorge admirablement boisée. La route, côtoyant le cours d'eau, suit les inflexions du vallon dont les pentes ont de 150 à 200 mèt. de hauteur; elle atteint bientôt une passerelle qui conduit à la source minérale de Chdteaufort, recouverte par une petite construction.

PRANAL. — MONTFERMY.

I h. 30 min. de Pontgibaiid. Mines de Barbecot, dont le minerai est broyé , séparé de sa gangue et lavé, dans une usine établie près de là, sur la rive g. de la Sioule ; sur la rive dr. est un amas considérable de détritus blanchâtres, produit par ces diverses opérations. Une petite voie ferrée, qui sert à conduire à Barbecot le minerai extrait à Pranal, suit un canal longeant la rive g. de la Sioule. L'eau de ce canal tombe sur une immense roue hydraulique qui met en mouvement un treuil destiné à retirer les bennes du fond de la mine. Eu suivant la voie ferrée, on arrive en 20 min. au pied d'un escarpement basaltique vertical dans lequel sont percées les grottes de Pranal , excavations peu profondes, séparées par d'énormes piliers irréguliers; plus bas l'escarpement gagne en élévation et présente l'apparence de tours et de bastions. Cette éminence d'un rouge sombre, et connue sous le nom de volcan de Chalusset, est le résultat d une éruption locale des gaz contenus dans la lave incandescente. " Sur les pentes inférieures, jaillit une source minérale

incrustante qui a formé, auprès du lit de la Sioule, des stalactites d'une fmesse et d'un dessin remarquables. Le puits de mine de Pranal est au pied du volcan.

II est impossible aux voitures de remonter, audelà de Pranal, la vallée de la Sioule, qui, notablement élargie, a pris un aspect sauvage. Du hameau de Chalusset, on peut, en moins d'une heure, se rendre à Montfernnj (465 hab.), qui possède une église du xi^ s., ét une croix de 1536. Cette commune est peu éloignée de la Chartreuse du Fort Sainte-Marie, qui formait jadis un parallélogramme de 200 mèt. de longueur sur 100 mèt. de largeur, avec tours aux quatre angles et dont les ruines sont situées dans un vallon arrosé par un affluent de la Sioule.

ENVIRONS DE CLERMONT-FERRAND

Le retour à Pontgibaud (14 kil.) peut s'effectuer par une route carrossable que l'on atteint près de la maison du garde forestier.

Route de terre de Pontgibaud à Volvic : 17 kil.

200 met. — • On prend la route de Clermont, longée à dr. par le chemin de fer (F. p. 108), et, 1 kil. plus loin, à g., celle de Volvic, qui s'éloigne du chemin de fer, et, après avoir traversé la cheïre du puy de Louchadière, la côtoie jusqu'à

5 kil. Saint-Ours (1,990 hab.), v. situé à 817 met. d'altit. (découverte de tombeaux, de tuiles et de briques de l'ère gallo-romaine). — De Saint-Ours se détache un chemin qui conduit à (6 kil.), Chapdes- Br.aiifort (2,410 hab.), v. peu éloigné de la Chartreuse du Port-Sainte-Marie {V. ci-dessus).

6 kil. 1/2. La route croise le chemin de fer de Tulle, près de la station de Vauriat, et laisse à g la route de Mansat.

9 kil. On atteint le sommet du col qui sépare le pwj de Louchadière (1,200 mèt.), à dr., du puy de Trcsscaux (092 mèt.), à g. Le puy de Louchadière, du mot patois la chadeiro (chaise) dont il présente la forme, porte à son sommet un énorme demi-cratère, égueulô vers le S., dans lequel est creusé un cratère plus petit. Une vaste coulée de lave, bien moins accidentée que celle du Gôme, et en majeure partie cultivée, descend jusqu'à Pontgibaud. Derrière le puy de Tresseaux s'échelonnent, en ligne dr. vers le N., les pwys d'Espinasse (949 mèt.), de la Goulie, de Pradel et, à dr. de ce dernier, dont il est séparé par le chemin de fer de Tulle, le puy de Pauniat (904 mèt.). — La route, descendant à travers les bois, passe au pied du puy de Tunuiset (1,059 mèt.; à dr.), dominé au S. par le puy de Jumes (1,165 mèt.),

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