‹ Le Mont-Dore et les eaux minérales d'Auvergne [electronic resource]Chapitre 48 sur 160 · DE C L E R M 0 N T AU M 0 N T - U O R · texte numérisé non relu

DE C L E R M 0 N T AU M 0 N T - U O R

25 kil. Coudes-Montpeyroux* (1 ,285 hab.), sur la rive g. de l'Allier, est relié à la station par un pont suspendu. On a trouvé à Coudes des débris galloromains et un cimetière mérovingien.

De Coudes à Champeix et à Saint-Nectaire, V. p. 177.

L'Allier forme de nombreuses sinuosités de Coudes à Vertus. — Sur la dr. se trouve Sauvagnat (01 0 hab.), et, plus près de la voie, Saint-Yvoine (o04 hab.), dont le château ruiné, autrefois l'un dcà plus beaux de l'Auvergne, servit, aux ix*^ et x« s., de refuge aux populations contre les Normands. — Au S. de Saint-Yvoine, est le ham. de la Ribeyre.

Après avoir traversé l'Allier à Pertus, on voit la vallée s'élargir.

35 kil. Issoire*, v. de 6,250 hab., cli.-l. d'arrond., situé dans la partie la plus fertile de la Limagne et sur la Couze, qui tombe dans l'Allier, à 2 kil. de là.

Issoire aurait été, s'il faut en croire la tradition, érigée en cité par Bituitus, roi des Arvernes, à la prière de son fils Dorus, et le nom de ce prince formerait avec celui d'Isis, déesse adorée en cet endroit, le nom d'hsiodurum, Issoire. Saint Austremoine vint y prêcher le christianisme, vers le milieu du iii^ s., et l'on vit bientôt s'élever dans la ville ime église et un monastère, ravagés au v'' s. par les Vandales. Issoire eut plus tard à souffrir encore de la guerre. Les protestants, cjui s'en emparèrent sous la conduite du fameux capitaine Merle, fils d'un cardeur de laine, la gardèrent de 1574 à 1577. Prise d'assaut par le duc d'Alençon, Issoire fut démolie et incendiée; il semblait qu'elle ne devait plus se relever, mais, dès qu'elle fut sortie de ses ruines , sa

le comte de Rancfan, Louis de la Rochefoucauld. La bataille de Cros-Rollan, qui eut lieu sur le plateau de ce nom, situé au N.-O. de la ville, la fit tomber définitivement au pouvoir des royalistes.

citadelle fut

les Ligueurs, que commandait

ISSOIllE.

L'église Saint-Paul (mon. hist.), du s., est moins ancienne que Notre-Dame- du-Port de Glermont. De fortes réparations y ont été faites, sans doute au xii^ s. Ce monument a 56 mèt. de longueur sur i6 mèt. 60 c. de largeur. La nef principale a 7 mèt. 75 c, et les collatéraux 3 mèt. 30 c. de largeur. Les transsepts ont 29 mèt. de longueur. Au pourtour extérieur des chapelles se trouve un zodiaque complet. Les plans de Notre-Dame-du-Port et de Saint-Paul ont une ressemblance très-remarquable. La seule différence entre ces églises consiste en une chapelle carrée placée derrière le chœur de celle d'Issoire, entre les deux chapelles centrales et rayonnantes. Parmi les colonnes et les chapiteaux, fort curieux, de l'abside, on remarque celui qui représente la Cène. De magnifiques incrustations de diverses couleurs « font songer aux écoles savantes et élégantes de la Toscane ». La cnjpte, placée sous le chœur surélevé de plusieurs marches, reçoit le jour par les étroites lucarnes placées au-dessous des cinq chapelles rayonnantes.

Le clocher « porte sur une coupole inscrite dans un carré et arrive brusquement au plan octogone à plusieurs étages couronnés par une pyramide à huit pans.... Mais ce clocher porte sur un soubassement qui appartient exclusivement à l'Auvergne, et comprend la coupole et deux demi-berceaux s'étayant dans le sens des transsepts. Ce système, qui consiste à planter un clocher à base octogone sur une énorme construction barlongue, n'est pas heureux, car il n'y a pas de transition entre les soubassements appartenant à l'église et à la tour. L'œil, ne devinant pas la coupole à l'extérieur, ne peut comprendre comment une tour prismatique porte sur un parallélogramme. » iVioJlet-le-Buc.)

i04 DE CLERMONT AU MONT-DORE.

La façade et les tours sont une restitution moderne. L'intérieur a été peint par M. Dauvergne.

Issoire possède, en outre : des halles en granit; dans le faubourg, la jolie chapelle moderne de l'hospice; des promenades agréables, un square et un boulevard. • — Dans les environs, château de Villeneuve (sculptures et fresques de la Renaissance).

On quitte la voie ferrée pour prendre la route de Saint-Nectaire, qui longe la Couze. A l'horizon, puys du Mont-Dore ; à dr., muraille qui porte le plateau de Pardines (609 mèt.) ; à g.,puy rond de Solignat (858 mèt.).

40 kil. Ferrier (570 hab. ; petite église romane), est dominé, à l'E. et au N., par des rochers percés de plusieurs étages de grottes, dans lesquelles ont été découverts des ossements fossiles, et dont plusieurs servent encore d'habitation. A l'O., se dresse un autre rocher inaccessible, portant les ruines de la tour de Maurifolet, à laquelle on arrive par un escalier taillé dans l'intérieur du roc. Des blocs erratiques jonchent le sol des deux côtés de la vallée.

[Au-delà de Periers se détache à g. la route qui conduit à (17 kil.) Jonas (F. p. 160) et à (26 kil.) Besse (F. p, 139). On passe par Clddmc (362 hab.); on longe une vallée rocheuse, laissant sur la rive dr. de la Couze par (3 kil.) Meillaud (392 hab.), par (5 kil.) Saint-Girgues (270 hab.; croix gothique; source minérale); puis Saint- Vincent (394 hab.) et enfin (7 kil.) Sahit-Floret (606 hab. ; château du xnic s.; peintures murales du xvic s.). Eu sortant du village on voit le château ruiné de Rambaud, et, longeant la vallée dont les collines présentent sur leurs flancs de nombreuses stalactites formées par les dépôts d'eau calcaire qui suintent de tous [côtés, on atteint (13 kih) Sanrier (318 hab.) et bientôt Cotteuge (les Moines rouges, blocs de sable affectant des formes étranges) et le Cheix d'où part le chemin des grottes de Jonas.]

Église d'Issoire.

DE CLERMONT AU MONT-DORE

La route s'éloigne ensuite de la Couze, et monte par une pente douce, à dr., le long des rochers.

Arrivé à 493 mèt. d'altit., on jouit d'une belle vue sur la vallée de la Couze de Chaudefour. Une descente assez raide conduit, de là, à Cliarapeix.

47 kil. Cliampeix, et 14 kil. de Champeixà (61 kil.) Saint-Nectaire (7. p. 174-177).

21 kil. de Saint-Nectaire au (82 kil.) Mont-Dore, par Murols (7. p. 148-154).

6° Par le Cendre, Saint-Amant-Tallende et Randanne : 58 kil.

10 kil. de Clermont au Cendre {V. p. 100).

La route, suivant la vallée de l'Auzon, passe h Orcet (936 hab.), patrie du conventionnel Coutlion. On aperçoit, à dr., la Roche-Blanche {V. p. 84), sur le penchant d'une colline. Plus près de la route, sur un autre coteau, est le Crest (819 hab.; débris d'un château, vieille tour servant d'horlogej. En face du Crest, on laisse à g. le puy de Monton, surmonté d'une statue colossale de la Vierge (21 mèt. piédestal compris) , et sur le versant duquel est bâti le bourg de Y eyre -Monton (1,911 hab.); puis on descend dans une vallée qu'arrose la Veyre.

19 kil. Saint-Amant-Tallende* (1,500 hab.), ch.-l. de cant., possède : une jolie église ogivale moderne, bâlie en laves (trois nefs, croisillons, porche et vitraux); un vieux château, restauré par son dernier propriétaire, M. de Latour-Fondue ; et des maisons du xv° s.

20 kil. Saint -Saturnin (1,303 hab.). Une avenue de beaux tilleuls séculaires conduit au village, dont l'église (mon. hist.), spécimen remarquable de

SAiKT-AMANT.

— &AINT-SATURNIN.

l'art auvergnat, a conservé, seule dans la région, la flèche de son clocher central. Cette église , par exception dépourvue de narthex et de chapelles rayonnantes, dépendait d'une abbaye de Bénédictins, dont une partie du cloître encore subsistante * sert de sacristie. La crypte est assez bien conservée. On voit à l'extérieur, sous les débris du cloître, un tombeau du xii^ s., avec inscription. A l'angle du cimetière, une chapelle romane a été convertie en logis. — Le château féodal est habité par des religieuses, qui y dirigent un pensionnat; il présente un bel aspect du côté du ravin si pittoresque de la Monne , bien digne d'être visité de Saint- Amant à Saint-Saturnin, et surtout plus en amont.

En sortant de Saint-Saturnin, la route se bifurque : l'embranchement de g. conduit à (11 kil.) Champeix {V. p. 174), jiSLV Ludesse (649 hab.); celui de dr., qu'il faut suivre, court de l'E. à l'O., en longeant la montagne de la Serre (796 mèt.), et laisse à dr. le ham. de Vagnat, où la Veyre reparaît après s'être perdue dans le sol 2 kil. en amont. Bientôt la route longe une coulée de laves et s'élève en serpentant. La vallée est admirablement boisée. Dans les prairies, au fond du vallon, on remarque à g. un petit étang; plus loin, du môme côté, se détache de la route un chemin qui, traversant la Veyre, conduit en 30 min., à Cournol (406 hab.; allée couverte, en partie démolie). — La route tourne brusquement à dr. et, continuant à monter, traverse des prairies.

2o kil. Ponteix. — En sortant de ce ham., le paysage change d'aspect et devient aride et sauvage; à dr. se dressent les ruines insignifiantes de Montredon. Plus loin, au pied des blocs d'une cheïre, limite extrême de la coulée de lave du puy

DE CLERMONT AU MONT-DORE

de Vache, est la belle source du ruisseau de Ponteix.

27. kil. Rouillat-Bas, à quelques centaines de mèt, de RoulUat-Haiit. — On côtoie un bois de pins traversé par un chemin qui en quelques min. conduit • au lacd'Aydat {V. p. 93).

29 kil. Verneuge.

32 kil. Randanne, et 26 kil. de Randanne au (58 kil.) Mont-Dore (7. p. 94 et suivantes).

7° Par la Queuille et la Bourboule,

A. Par le chemin de fer.

81 kil. — 4 trains par jour en 2 h. 45 min. et 3 li. 5 min.— Irc cl., 7 fr. 10 c. ; 2° cl., 5 fr. 40 c. ; 3e cl., 3 fr. 95 c. — Corresp. de la Queuille au Mont-Dore, en 1 h. 30 min.; 3 fr. 50 c. ; 2 fr. 50 c. et 2 fr. (mêmes prix pour la Bourboule) .

Ce chemin de fer, dont la gare spéciale est au S.-E. de la gare de Clermont, sur la grande ligne de Paris à Nîmes, se dirige vers le S., puis, vers Beaumont, où il croise la route de Clermont au Mont-Dore, remonte vers le N.-O., et gravit les pentes dominées par le puy de Montaudou.

6 kil. Royat (F. p. 42). — On franchit la Tiretaine sur un viaduc long de 165 met., haut de 21 mèt. et composé de il arches de 9 mèt. d'ouverture. Puis on laisse Cliamalières à 1 kil. à dr., avant de croiser la route de Clermont à Rochefort.

9 kil. Durtol {V. p. 74). — Suivant toujours le flanc de la montagne, la voie court vers le N. et passe successivement dans les tunnels de Puy-Charmont (185 mèt.), de la Tête Noire (200 mèt.); de Varrou (384 mèt.) ; laisse à dr. Nohanent (F. p. 74) ; et, après

LA MIOUSE-ROCHEFORT.

avoir dépassé le village de Sayat à dr., entre dans le tunnel de l'Étang (104 met.). — On franchit la route de Volvic à Pontgibaud.

20 kil. Volvic (F. p. 75), à 2 kil. 500 mèt. de sa station. — Contournant le puy de la Nugère ( F. p . 73) qu'elle laisse bientôt au S., et en obliquant à g. vers Marcenat, la voie passe au S. du puy de Pauniat (904 mèt.); et, tournant la ligne des puys décrits dans la route de terre de Volvic à Pontgibaud (F. p. 72), arrive sur le plateau puis redescend vers le S.

29 kil. Vauriat. — La voie ferrée traverse la route de Pontgibaud à Riom et la cheïre de la Loucliadière (F. p. 72), dont on aperçoit à g. le cratère égueulé.

33 kil. Saint-Ours-les-Roches, station située à égale distance de Saint-Ours et du ham. des Roches, sur le bord et au S. de la route de Clermont à Pontgibaud. — Le chemin de fer, après avoir croisé cette route, traverse l'importante coulée de lave di,i puy de Côme, puis atteint la Sioule.

39 kil. Pontgibaud (F. p. 67). — On remonte sur la rive dr., parallèlement à la route de Rochefort, située sur la rive g., la charmante vallée de la Sioule.

42 kil. Les 'Rosiers-sur-Sioule : cette station, située sur la rive g. de la rivière et en face de Saint-Pierrele-Chastel, dessert les mines de galène argentifère du ham. des Rosiers.

46 kil. La Miouse-Rochefort, en aval du point où la Sioule reçoit la Miouse. — On quitte la vallée de la Sioule pour cehe de son affluent^ et, laissant à g. la route de Rochefort puis à dr. celle d'Herment, on suit d'abord et presque constamment la rive g. de la Miouse, dont le cours se dirige vers le S.-O.

57 kil. Boiirgeade-Herment, à 5 kil. à l'O. de Roche-

MO DE CLERMONT AU MONT-DORE

fort (y. p. 112) et à 18 kil. à l'E. d'Hermeiit (F. p. 113).

65 kil. La Queuille, station reliée par un service de correspondance avec la Bourboule et le Mont-Dore par Murat-le-Quaire (7. p. 114). Trajet en 1 h. 30 m. — Laissant, à dr., le chemin de fer de Tulle, l'embranchement en construction du Mont-Dore court vers le S. et atteint

70 kil. Saint-Sauve ( F. p. 112). — On entre dans la pittoresque vallée de la Dordogne, dont on suit la rive dr., dominant la rivière qui roule ses eaux au fond de la gorge. — ■ Pont sur la Dordogne.

74 kil. La Bourboule {V. p. 164). — On remonte la rive g. de la rivière. — Pont sur le ruisseau qui forme la cascade de la Vernière {V. p. 122).

81 kil. Le Mont-Dore (F. p. 122).

A. Par la route de voitures.

55 kil. F., pour les voitures, l'index alphabétique.

7 kil. de Clermont à la Baraque (F. p. 56), ham. où on laisse à dr. la route de Pontgibaud. — A g. vallées de Villars et de Fontanat (F. p. 54).

8 kil. La Font-de-V Arbre, ham. — A 500 mèt. à g., village et ruines de Montrodeix (F. p. 54).

11 kil. A g., route du Mont-Dore par Laschamps et Randanne. — De la Baraque on monte jusqu'à (12 kil.) la Moréneaii (1,065 mèt.), point culminant de la route, situé entre le 'pmj de Laschamps, à g. (1 ,260 mèt.), elle pwj de Mo7itchier, à dr. (1 ,219 mèt.;, aux cratères si bien conservés. Plus loin, du même côté, se dresse le piiy de Barme (1,097 mèt.). On croise, à la descente, la route passant parNébouzat, Olby et Saint-Pierre-Roche (F. p. 99).

20 kil. Pont-des-Eaux, ham. {cascade des Saliens, haute de 10 mèt., formée par la Gigeole.)

ORCI VAL.

21 kil. 1/2. Villejacques, ham. au-delà duquel on croise un chemin qui conduit à g., vers (500 mèt.) Saint-Bonnet, et à dr. (1 kil.) au château de Polagnat.

22 kil. i /2. On laisse à g. la route d'Orcival (3 kil.},

Église d'Orcival.

qui passe près de l'ancien château de Cordés (façade flanquée de deux tours; parc dessiné par Le Nôtre).

[Orcival (642 hab.) est encaissé dans le vallon du Siou-

112 DE CLERMONT AU MONT-DORE

lot, affluent delà Sioule, formé par les montagnes d' Amebrousse et de Boureille. Son église (mon, hist,), œu-vre remarquable datant du xi^ s. à en juger par ses formes romanes, n'a pas de portail principal; elle est à double chevet; quatre chapelles entourent l'abside. Les trois portes, dont deux à la façade S. et une autre au N., couvertes de peau, sont surtout remarquables par la gf,rniture de fer dont elles sont ornées. Le clocher, octoo-onal (xiiic s.), est terminé par une flèche en pierre, ruinée. Dans la crypte, au-dessous de l'autel, est une image vénérée de ia Vierge, grossièrement sculptée, et que la tradition attribue à saint Luc. — A l'O. d'Orcival, dolmen appellé dans le pays le Tombeau de la Vierge.}

On aperçoit dans la vallée, à g., les colonnes basaltiques mises à nu par le chemin.

*28 kiî. Gioiix, ham. — On descend rapidement dans le vallon que parcourt le ruisseau de Fonsalade ou de Rochefort, tributaire de la Miouse.

30 kil. Rochefort* (1,430 hab.), ch.-l. de c, est situé à la base du puy Ébert (1,052 mèt.), et d'un autre sommet volcanique portant les ruines importantes d'un château qui appartint d^abord aux dauphins d'Auvergne, puis passa, au xv*^ s., dans la maison de Chabannes. — Près du bourg, s'ouvrent dans la lave plusieurs grottes intéressantes. — A 3 kil. environ vers le S.-E., près de Chez-Barrat , se trouve la roche de Deveix, ou roche Branladoire, pierre branlante qui a 7 mèt. 33 c. de long., sur 2 mèt. 66 c. d'épaisseur et 5 mèt. 40 c. de haut., en y comprenant le rocher qui lui sert de base. Le chemin pittoresque qui y conduit côtoie le torrent de Rochefort.

33 kil. Les Buges, ham. dépendant de Beriiezat, à 1,500 mèt. à dr., dans le vallon de la Vergne

[Laroute, après avoir franchi deux ou trois tributaires de la Miouse. laisse à dr. un chemin qui conduit, par (12 kil.)

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