‹ Le Mont-Dore et les eaux minérales d'Auvergne [electronic resource]Chapitre 51 sur 160 · BRIOUDE · texte numérisé non relu

BRIOUDE

235 kil. de Nîmes à Brioude par : — (50 kil.) Alais (buffet); — (137kil.) Lang-ogne (buffet),— et(211 kil.) Saint-Georges-d'Aurac, d'où se détache, à dr., la ligne de Lyon par le Puy et Saiiït-Étienne. — Pour la description de ce trajet, V. le vol. de Vltinéraire général de la France intitulé ; Auvergne, Morvan, Velay, Cévennes, par Ad. Joanne.

235 kil. Brioude*, 4,747 hab., ch.-l. d'arrond. du départ, de la Haute-Loire, est situé à 2 kil. environ de la rive g. de l'Allier, sur une petite éminence dominant une vaste plaine.

Brioude est une ville ancienne que les Visigoths, les Bourguignons et les Sarrasins prirent et dévastèrent tour à tour. Sous les Mérovingiens, elle posséda un atelier monétaire important. Au moyen âge, le vicomte de Polignac la mit à feu et à sang; en 1361, elle tomba au pouvoir des compagnies franches, qui la rançonnèrent et y tinrent longtemps garnison. La Réforme y^fit plus tard des progrès rapides. Brioude suivit presque toujours le parti de la Ligue. Aujourd'hui, c'est une ville mal bâtie, ne renfermant aucun établissement industriel; son commerce consiste en blé, chanvre et vins.

L'église Saint-Julien, des xii'^ et xiii° s., restaurée il y a quelques années, est précédée d'un porche soutenu par des colonnes plus anciennes. Le portail, en pierre rouge, appartient au style roman. Deux autres porches du même style s'ouvrent à dr. et à g. de l'église. Le premier est remarquable par ses colonnes, supportant une jolie corniche avec entablement sculpté. On y voit d'anciennes portes en bois recouvertes d'un cuir épais peint en rouge et orné d'armatures de fer. Les anneaux servant à tirer les battants sont retenus par deux têtes en bronze, entourées d'inscriptions en caractères des XI® et XII® s. Les deux clochers, démolis en 1793, ont été rétablis depuis.

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