‹ Le Mont-TerribleChapitre 7 sur 18 · ÈRE · texte numérisé non relu

ÈRE

de la fin du IV e et commencement du V e siècle. Un examen plus at- 16UUI ue pièces beiiiuiduies , uecouvertes plus tard et mieux conservées, nous a prouvé qu'elles

appartenaient pour la plupart aux Constantins et aux villes de Rome et de Constantinople.

Pièces frustes ou fort endommagées, mais le très grand nombre de la période de Constantin.

Après la classification des pièces ci-dessus , on a encore découvert au Mont-Terrible, dans les fouilles de 1862, 121 pièces appartenant aux mêmes périodes que les précédentes et n'offrant aucune indication différente.

A ce catalogue sommaire des monnaies ou médailles du Mont-Terrible, on doit ajouter quelques observations importantes. Les pièces celtiques sont généralement petites, plus de moitié en argent et les autres en bronze. Elles ont été communiquées à M. le D r H. Meyer, de Zurich, si éminemment versé dans les connaissances numismatiques ; il les a fait dessiner et elles figureront dans une de ses prochaines publications. Sans pouvoir fixer d'époque précise à ces sortes de monnaies, il estime qu'elles appartiennent en général à la dernière période de l'indépendance des Gaules , et par conséquent elles seraient en quelque sorte contemporaines de Jules César. Parmi ces pièces il s'en trouve quelques-unes qui portent le nom de Togirix et qu'on remarque en divers modules

et métaux dans les médailles suisses. Nous en avons également découvert deux semblables dans le voisinage de Sogren. Selon ce savant numismate, le nom de Togirix paraît également appartenir à un chef gaulois de la même période et qui a dû jouer un rôle important dans la Gaule celtique. Nous présumons qu'il a dû précéder la conquête des Gaules ; de là vient que les auteurs romains n'en ont point fait mention parce qu'il leur était inconnu.

Parmi les pièces romaines, si nombreuses, il ne s'en est trouvé qu'une seule en or, de Constance II, et une en argent, de Nerva. Les -4 9 pièces du premier, au commencement du IV e siècle, sont en moyen bronze et très peu en grand bronze. Il s'en est trouvé quelques-unes qui ont été coupées en deux morceaux, comme on en a découvert également un certain nombre dans les ruines d'une villa romaine à Courroux, et qui appartiennent à la même période.

Les pièces du milieu du III e siècle sont quelquefois fourrées ; un grand nombre ne se compose plus que de pièces informes, parmi lesquelles les Tétricus sont les plus nombreuses. Mais plusieurs sont extrêmement barbares ou d'nne gravure très rustique.

Parmi celles de la fin du même siècle, il y a quelques moyens bronzes de Maximien et de Dioctétien, et les autres sont en petit et très petit bronze. En approchant du siècle des Constantins, les pièces de leurs prédécesseurs commencent à devenir plus communes. On remarque plusieurs Flavius Julitis Constantim nobilis Cœsar (Constance Chlore) et quelquesunes de ses femmes. Fl. Helena et Fl. Maxim. Théodora.

Les monnaies de Constantin-le-Grand, partie en moyen et en petit bronze, sont au moins de 12 coins différents. Celles de ses fils, Constantin II ou le jeune, de 9, de Constant de plus de 20 et de Constance d'un nombre à' peu près égal. De plus, dans le mélange de pièces peu déterminables de ces quatre empereurs, il y en a encore quelques-unes appartenant à d'autres coins.

Tient ensuite la classe des petits et très petits bronzes, dont

quelques-uns soumis à l'appréciation des numismates, n'ont pas été Sabord reconnus, mais en ayant trouvé de mieux conservés, nous avens enfin pu les classer parmi les monnaies des empereurs depuis Constance CMore jusqu'à Constance II.

Les pièces de Rome, Urbs Roma, et au revers fa louve allaitant Romukts etRémus, proviennent de plus de quatre ou cinq coins différents. Il en est de même de celles deConstanlinople. Toutes sont de la période des Constantins. Parmi les monnaies de ces deux métropoles, il y en a aussi de ces infiniment petites, de divers coirçs et de l'exécution la plus barbare. Cependant il reste encore quelques-unes de ces très petites monnaies que leur mauvais état de conservation et la barbarie des empreintes ne nous ont pas permis de classer. En général ces bronzes si minimes appartiennent à divers types et eoins et indiquent ht décadence de Fart du graveur, soit que sa main eût été peu exercée, sort que le champ du coin cM été trop petit. * Du reste cette décadence dans Fart monétaire se remarque déjà su* les pièces du milieu du HI« siècle, eonpne aussi sur une partie de cette» des Constantins. Si fe nom des princes de cette période n'était pas inscrit sur quelques pièces, nous aurions cru, comme Font fait quelques numismates, que c'étaient des monnaies du Y* siècle. Nous n'oserions eepeiwtent pas assurer que, parmi celtes non déterminées et qui sont aussi de coins divers, ft n'y e» ait (fe ce dernier siècle, mais* nous en doutons, parce que dans ce cas H s*en trouverait aussi d'un plus grand module et nous n*en avens rencontré aucune.

Les monnaies de Magnence et de Décence sont eu général en moyen bronze, et quelques-unes paraissent avoir été fourrées ou argentées très légèrement , comme quelques meyens bromes des Constantins.' GeHes de Magnence appartiennent à

< Quelques coulées de cuivre, trouvées au Mont-Terrible, nous ont fait soupçonner qu'il y avait .peut-être en ce Heu un atelier monétaire où Pon fondait dty 0s*at<MMra£t» de peu de< valeur.

* Il est probable qu'un nombre même considérable était ainsi argpnié, mais que cette mince feuille d'argent a disparu par l'oxidalioii du bronze et par la mauvaise composition de celui-ci.

deux modules et à au moins douze coins* îfous n'avons reconnu qu'un seul type et deux coins parmi celles de son frère Bécenee. Plusieurs monnaies de ces deux princes et des Constantins ont été frappées à Trêves et quelques-unes à Paris.

Après l'année -353 , nous n'avons plus trouyé que trois on quatre pièces des successeurs des Constantin», un Julien et trois Valence."

Nous n'avons osé placer dans ce catalogue une pièce d'argetot qui paraît appartenir au XI e siècle et prévenir tie Strasbourg* Ce sont bien les ouvriers $ue nous avons employés, qui l'ont trouvée au Mont-Terrible, selon leur rapport, mais eUe a pu y avoir été perdue dans le temps , comme actuellement ou peut y perdre des monnaies courantes*

Les travaux que nous avons fait ouvrir sur un grand nom* bre de peints , n'ont guère exploré que la deuxième partie de Taire du camp. Comme on trouvait plus d'antiquités vers le puits, seit au nord et au nord-est , Vest surtout vers ce liai que les ouvriers retournaient le plus volontiers. IL de Maupassant avait exploré une étendue moins grande, surtout du côté oriental, dans la via angularw. Les travaux de sylviculture, opérés en 1862 par la commune de Coruol* occupent également une certaine étendue vers l'ouest, mais comme ils n'eut fait qu'effleurer le sol , ils n'ont été que des entraves pour les recherches.

Toutefois , en ne calculant que sur l'espace où nous avons fait des fouilles en 1861 et 1862 et dans lesquelles le catalogue indique plus de mille pièces, on peut estimer qu'il doit encore rester plusieurs milliers de médailles dans les parties du camp non explorées. On a aussi pu remarquer au catalogue «que le nombre des pièces frustes es* très considérable et

* Les pièces fruste* ou 4rès endommagées appartiennent en majeure partie au siècle des Coostantins, dans la proportion des monnaies déterminées, ce qui n'est pas difficile de reconnaître a leur modale, à quelques vestige* d'empreintes, au degré d'oridation provenant de la «pantë du métal et qui le* fait différer sensiblement de* pièces fruste* ta 4ids détériorée* 4» siècle* pnéoidtnif .

approche de trois septièmes , tandis que les monnaies bien conservées sont fort rares.

Dans ce même espace fouillé , beaucoup de pièces ont été recueillies précédemment et dispersées. Plusieurs autres travaux épars dans le camp , à des époques antérieures, avaient déjà fait découvrir une multitude de monnaies également en grande partie perdues.

On doit ensuite remarquer avec soin que ces monnaies ne sont pas répandues uniformément dans tout le camp. Il s'en trouve tantôt isolément, tantôt en petits groupes ou peu éloignées les unes des autres. Parfois elles se touchent et le feu ou l'oxide les a, en quelque sorte , soudées ensemble. Celles atteintes par le feu sont fréquemment déformées et courbées. Assez souvent on remarque des monnaies du milieu du III e siècle dans le voisinage les unes des autres, et paraissant indiquer une perte antérieure à celle des monnaies du siècle des Constantins. Celles du I er au II e siècle sont si rares et leur dispersion si grande, qu'on doit présumer qu'elles ont été perdues chacune isolément, tandis que celles du milieu du III e et de la première partie du IV e siècle indiquent deux pertes distinctes.

Les pièces de la fin du IV e siècle, soit après Magnence, sont si rares ou si peu appréciables qu'on peut à peine émettre une opinion à leur sujet. Il est de même très remarquable qu'on ne trouve nul vestige de l'époque burgonde, qui a suivi l'abandon du pays par les Romaius, tandis qu'on verra dans la suite de cette notice que les antiquités de cette période barbare sont très communes dans les ruines des villas romaines éparses dans le pays.

Le catalogue et l'étude des antiquités trouvées dans les fouilles que nous avons opérées au Mont-Terrible, donnent également des indications dignes de remarque. La multitude d'objets en pierre caractérise l'époque celtique ou plutôt cette période appelée l'âge de la pierre dans les temps les plus primitifs jusqu'à celui de transition ou à l'emploi du bronze et du fer. Le plus grand nombre des haches de pierre sont à peine

ébauchées. Ce sont des cailloux de roches diverses étrangères au pays, dont la nature avait préparé la forme et qu'on n'a fait qu'aiguiser à un bout en les frottant sur des pierres de grès, aussi étranger, qu'on trouve en assez grand nombre sur ce plateau, et qui y ont été apportées comme les précédentes depuis les Vosges , les Alpes ou la Forêt-Noire. Nous indiquons cette dernière chaîne de montagne, parce que parmi les instruments les mieux travaillés , il s'est trouvé des jaspes qui ont la plus grande ressemblance avec ceux des rognons siliceux du terrain sidérolitique, près de Kandern. Quelques haches et marteaux en siénite étaient mieux travaillés et indiquaient un progrès sensible dans l'industrie.

Les instruments en jaspe, en silex divers ou autres pierres noncalcaires, parmi lesquelles on remarque les rognons siliceux du sidérolitique de Cornol et de Charmoille, sont en général* mieux travaillés. Il a fallu une grande adresse pour détacher d'un caillou plus ou moins gros , en le frappant avec une autre pierre , un morceau de forme quelconque pour en façonner ensuite un instrument de forme variée , suivant l'éclat produit par le premier coup et en tirer , à force de soins , de petits coups et de patience , des ciseaux , des couteaux , des lances , des flèches , ou autres objets dont quelques-uns ont dû exiger l'emploi de journées entières. Car les hommes d'à lors n'avaient pas un seul morceau de métal pour les aider dans ces sortes de travaux.

Des débris de cornes de cerfs, d'une race actuellement perdne, ont servi à emmancher quelques-uns de ces instruments, indiquant par la même un autre degré de perfectionnement industriel. Les flèches et les lances en silex ont dû être ajustées, au bout de baguettes ou de bâtons fendus, et fixées avec des lanières de cuir ou de fines écorces de tilleul. On a pu les consolider encore avec de la résine. Mais la petitesse et la légèreté de la plupart de ces flèches indiquent que ces armes ne pouvaient être dangereuses que sur des corps

iras ou contre de petite aaimauK. 1 Quelques-uns de tm iftfrtruments sont travaillés ave une grande perfection, mais leur destination n'est pas toujours facile à reconnaître, lors même que plusieurs affectent des formes analogues.

Le grand nombre de pierres à aiguiser fournit aussi des indications remarquables : Tune, résultant de leur aoflrtro même et désignant une population considérable; l'autre, 4e leur ferme qui se rapproche de celle tfime semelle de soutier. Nous avons observé cette même ferme dans d'autres habita- thmsde l'âge de ta pierre. Bile provient de la «conformation primitive du caillou, ou pierre de grès rouge, choistpowr faire um meule et qu'on tâchait de fendre dans le sens tagftudttittl, soit pour en tirer deux pièces, soit au moins une. Un long usage ou frottement les a ensuite creusées en fend de bateau. D'autres pierres à aigHiser plus petites ont sèrvî â divers instruments.

La poterie grossière de la même époque offre cependant les traces de perfectionnements graduels dans fart du potier, car il y a des pièces, ou plutôt des fragments de vases, qui ont été façonnés à la main et <f autres qui semblent déjà avoir passé sur le tour. Quelques noix ou pesons de fuseaux «en terre, semblent appartenir à la même période.

L'ensemble de ces objets celtiques révèle l'existence dNme peuplade assez nombreuse établie sur ce plateau, en même temps qu'un long séjour, puisqu'on y reconnaît non-seutemeflt l'âge de la pierre, mais encore quelques traces de celui du brome et enfin la transition à «elui du fer. Il est ensuite remarquable que la plupart des hachesde pierre, presque frustes, sont cassées ou endommagées; que celles qui offraient un travail plus soigné,

'On peet faire la même observation peur «ne tria petite flèdas «fe broute, ttatfnouB celles qu'on ouvra au Sfeembeag» près de liidfta» — Ceftmàu* aueifttes Héchea de pierre eont assez grandes et assez pesante* pour avoir pu causer des hlessores d'autant plus dangereuses que la poiole de pierre restait dans la plaie. Nous en avons ajustées à des baguettes de tlèene àe*0 centimètres, que noua avons Sautées à iO* wki«s avec le la êa ae «c^eWba%de« métate 4e latig, qui lance ie* ft»cs*s a peosnn de far à 150 mètres et même plus.

sont très rares, seulement en fragments, et qu'enfin les objets de bronze qu'on pourrait attribuer au second âge, sont également rares et de peu de valeur. Ces divers faits nous ont paru indiquer des objets de rebut , jetés là parce qu'on n'en pouvait plus faire usage, plutôt que de caractériser les débris d'un établissement détruit par une guerre ou par un incendie et sa population chassée par la force. Il semble au contraire que celle-ci a abandonné plus ou moins librement ce Heu, emportant avec elle ce qu'elle possédait de précieux ou d'utile, et ne laissant que ce qui était sans valeur ou qui se trouvait peut-être déjà remplacé par suite de la découverte et de l'usage des métaux. Nous croyons en reconnaître une nouvelle preuve dans ces quelques monnaies celtiques, perdues probablement fortuitement, et qui appartiennent tout au moins à l'âge du bronze. Les traces de feu qu'on observe dans la couche celtique peuvent provenir de divers incendies, tout aussi bien qué d'une catastrophe qui aurait détruit cet établissement et entraîné son abandon.

Les antiquités romaines fournissent à leur tour quelques observations. Il est facile de reconnaître que les instruments en fer indiquent l'existence en ce lieu d'artisans nombreux et divers. Les scories de fer, des ciseaux, une enclumette et autres sont la preuve matérielle d'un atelier de forgerons» D'autres instruments, des coulées de bronze» du bronze et de l'argent coupés au ciseau, du zinc, du plomb, de l'étain , désignent des ouvriers fondeurs, peut-être un atelier monétaire* Des perçoirs , des ciseaux et autres objets rappellent les travaux de charpentiers et de menuisiers. Une multitude de choses de toutes les formes et grandeurs, des débris de pentures de portes , de serrures , de clefs et d'autres ferrements prouvent jusqu'à l'évidence l'existence de baraques en bois plus ou moins grandes , et comme la majeure partie de ces objets se trouve dans le voisinage du puits, il y a lieu d'admettre que e'est bien là qu'étaient groupés ces édifices* Comme c'est près de là aussi qu'on a recueilli deux bagues en or et autres objets de luxe , il est probable que ces con-

structions servaient de logement à des officiers. Dans diverses parties du camp on a trouvé des morceaux de meules en grès, en granit, en nagelflue et autres roches propres à cet usage, qui désignent l'emploi de plusieurs de ces petits moulins à bras qu'on découvre également dans presque toutes les ruines des villas romaines.

Des pierres de grès , creusées en forme de réchauds , servaient sans doute à renfermer de la braise pour chauffer les habitations des officiers ,, selon l'usage des Romains dans les maisons privées. Des noix ou globules de fuseaux , une petite navette en bronze , des épingles , des colliers , des boucles d'oreilles et autres objets prouvent la présence de femmes dans cet établissement militaire.

A l'égard du puits nous avons aussi cru remarquer que son voisinage offrait plus d'objets celtiques que les autres parties du plateau ; à ce sujet il pourrait se faire que cette cavité ait été naturelle et avec eau dès les temps celtiques , et que les Romains n'aient fait que l'approfondir pour essayer d'y attirer plus d'eau. Cette opinion est basée sur diverses observations. Il y a d'abord dans cette montagne plusieurs cavités naturelles plus ou moins profondes. On a déjà indiqué celle qui descend depuis la roche du castel jusqu'au bas des rochers et qui a plusieurs embranchements. On nous en a rappelé d'autres dont les ouvertures se trouvent actuellement fermées. Les ouvriers que nous avons employés, en ont découvert une autre, à quelque distance du puits, ayant 15 pieds de long sur autant de profondeur.

Le puits jusque vers le fond n'offre pas de traces du travail des hommes ou de l'emploi du pic et du marteau. Ce n'est que fort bas qu'on observe l'emploi du fer, particulièrement pour terminer cette cavité en un cône tronqué et arrondi à sa partie inférieure. Il existe quelques-unes de ces cavités naturelles avec de l'eau dans les montagnes du Jura et, en particulier, près de lieux jadis habités par les mêmes races primitives que celles qui ont laissé tant de traces de leur séjour au Mont-Terrible. Il est donc possible que le puits dont nous

parlons, soit de formation naturelle jusqu'à une certaine profondeur et que l'eau qui s'y réunissait ait été un des motifs qui a fait grouper sur ses bords les habitations celtiques, puis celles romaines. Il était facile aux peuples primitifs de puiser de l'eau dans ces sortes de cavités en attachant un vase quelconque , en bois creusé ou en terre , au bout d'une tige de clématite ou même d'une corde faite avec des écorces de tilleul. Nous avons pénétré tout seul dans de ces cavités très profondes avec des moyens bien plus élémentaires.

M. de Klœckler, pendant qu'il était propriétaire d'une partie du Mont-Terrible, et M. de Ifaupassant, son beau-frère , ont fait des fouilles dans diverses parties du camp, et surtout du côté oriental , durant Tannée 1841 et les suivantes. Mais le second de ces Messieurs, ayant rapporté de France et, paraît-il, de Sens, un certain nombre d'antiquités, nous avons le regret de dire qu'il s'est opéré un mélange des objets étrangers avec ceux du Mont-Terrible , en sorte qu'au lieu de donner de la valeur à ces derniers , il en est résulté une confusion et une dépréciation*extrêmement fâcheuses, plus encore sous le rapport historique , que relativement à la valeur vénale de ces antiquités. Une partie de celles-ci , soit celle en apparence la moins importante , les objets les moins bien conservés , les monnaies les plus communes et les plus endommagées, a été vendue au musée de Porrentruy* qui avait déjà réuni quelques autres objets du même lieu. Une autre partie de ces antiquités, celle qui semble avoir éprouvé le plus grand mélange des provenances j a été cédée au musée de Montbéliard, et nous ne sa* vons ce que sont devenus les autres objets. Toutefois nous croyons utile de fournir les renseignements que nous avons pu nous procurer sur l'ensemble de ces antiquités*

Copie du catalogue

des médailles et monnaies que M. de Maupassant a offert à vendre au musée de Monlbéliard , et qu'il prétendait avoir trouvées au Mont-Terrible. 1

ÉPOaDE CÏLTiatJE.

Pièces de modules divers.

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