HISTOIRE D'UN CHIEN ET DE ONZE POULES
Vatrin regarda Pritchard d'un air méprisant.
— Bon ! encore un Englishman I dit-il.
Il faut d'abord que vous connaissiez Vatrin.
Vatrin est im homme de cinq pieds six pouces, maigre
ossefux, coupant. Il n'y a pas de buisson^ de ronces que ne taillent ses jambes, garnies de longues guêtres de cuir ; il n'y a pas de coupe dix ans que ne fende son coude, poiûtu comme une équerre.
Il est sitencieuî d'habitude, comme les gens aoôoutumés aux rondes de nuit; quand il a affaire à ses gardes, qui le tiennent pour un oracle, il se contente de leur faire un signe de Tceil ou ua geste de la main : ils comprennent.
Un des ornements, je dirai presque un des appendices de son visage, c'est sa pipe.
Je ne sais si cette pipe a jamais eu un tuyau ; moi, je Tai toujours vue à l'état de brûle-guenle.
El c'est tout simple : Vatrin fume sans cesse.
Or, pour .passer dans les fourrés, il faut une pipe parti culière, une pipe qui ne dépasse pas la longueur du nez , afin que la pipe et le nez travaillent d'un eJSbrt égal au passage de la figure.
A force de presser le tuyau de la pipe, les dents de Va- % trin, celles qui pressent le tuyau, sç sont arrondies en haut et en bas; de sorte que ce tuyau est pris compie dans une pince, d'où il ne bouge, une fois qu'il y est enserré. La pipe de Vatrin ne quitte sa bouche que pour s'incliner gracieusement sur les bords de sa blague, et se remplir comme faisait Tamphore de la princesse Nausica à la fontaine, on l'urne de Rachel au puits.
Aussitôt bourrée, la pipe de Vatrin reprend sa place dans sa pince ; le vieux garde chef tire de sa poche son briquet, sa pierre, son amadou ; — Vatrin ne donne pas dans les idées nouvelles et déàsiignelA chimique ; — puis il allume sa pipe, et jusqu'à ce qu'elle soit complètement épuisée, la fumée sort de sa bouche avec la régularité et presque avec l'abondance de la fumée d'une machine à vapeur.
— Vatrin, lui dîsais-je un jour, quand vous ne pourrez plus marcher, vous n*aurez qu'à vous faire adapter deux roues, et votre tête servira de locomotive à votre corps.
— Je marcherai toujoiirs, me répondit simplement Vatrin.
Et Vatrin disait vrai : le Juif errant n'était pas mieux traité que lui pour la course.
Il va de soi que Vatrin répond sans avoir besoin de quitter sa pipe ; sa pipe est une espèce de végétation de sa ma-* choire, un corail noir enté sur ses dents ; seulement, il parle avec une sorte de sifflement qui n'appartient qu'à lui, et qui provient du peu d'espace que les dents laissent au son pour passer.
Vatrin a trois manières de saluer.
Pour moi, par exemple, il se contente de lever son chapeau et de le remettre sur sa tête.
Pour un supérieur, il 6te son diasean et parle son charpeau à la main.
Pour un prince, il ôte son chapeau de sa tête et sa pipe de sa bouche.
Oter sa pipe de sa bouche est le plus haut signe de considération que puisse donner Vatrin.
Toutefois, sa pipe ôtée, il n'en desserre pas pour cela les dents d'une Ugne ; au contraire * les deux mâchoires, n'ayant plus rien qui les sépare, se rejoignent comme sous l'impulsion d'un tessort, et, au lieu que le sifflement diminue, le sifflement augmente, le son n'ayant plus, pour passer, la petite ouverture pratiquée par le tuyau de sa pipe.
Avec tout rela, ttxàë chasseur au poil et à la plume, manquant rarement son coup, tirant ïa bécassine comme vous et moi pouvons tirer le faîéan ; connaissant ses pasïêèts, sea brisées, séi^ traeeâ ; vous disant, à la première inspection, à quel sanglier vous avez affaire, si c'est une
béte rousse, un tiéran, un ragot, un solitaû*e, ou un quartanier ; reconnaissant la laie du sanglier ; vous disant, à Télargissement de sa pince, si la laie est pleine ; et de combien elle est pleine ; enfin, tout ce qne la curiosité du chasseur désire savoir avant l'attaque de l'animal.
Vatrin regarda donc Pritchard et dit : « Bon î encore un Engli$hmanl^
Pritchard était toisé.
Vatrin n'admettait pas beaucoup plus le progrès pour les chiens que pour les briquets. Tonte la concession qu'il avait pu faire au progrès cynégétique, c'était de passer du braque national, de l'honnête braque de nos pères, giis et marron, à la chienne anglaise à deux nez, blanc et feu.
Mais il n'admettait pas le pointer.
Aussi fît*il tontes soirtes de difficuUés pour se charger de l'éducation de Pritchard.
Il alla jusqu'à m'offrir de me donner un chien à lui, un de ces vieux serviteurs dont un chasseur ne se sépare que pour son père ou pour son fils.
Je refusai : c'était Pt itchard que je voulais, et j[^ un autre.
Vatrin poussa un soupir, m'offrit tra verre de vin dans le ven*e du général, et garda Pritchard.
Il le garda ; pas si bien cependant, que, deux hem*e8 après, Pritchard ne fût de retour à la villa Médicis.
J'ai déjà dit qu'à cette époque je n'habitais pas encore Monte-Cristo; mais j'ai oublié dédire que j'habitais la villa. Médicîs.
Pritchard fut le malvenu; il reçut une volée de coups de fouet, et Michel, mon jardinier, concierge, homme de confiance, fut chargé de le reconduire chez Vatrin.
Michel reconduisit Pritchard, et s'informa des détails de la tuite. Pritchard, enfermé avec les antreft chiens du garde chef, avait sauté par-dessus la palissade, et il était n&venu à la maison de son choix.
La palissade avait quatre pieds ; Vatrin n'avait jamais vu de chien faire un pareil saut.
Il est vrai que jamais Vatrin n'avait eu de pointer.
Le lendemain, lorsqu'on ouvrit la porte de la villa Médicis, on trouva Pritchard assis sur le seuil.
Pritchard reçut une seconde volée de coups de fouet, et Michel fut une seconde fois chargé de le reconduire à Vatrin.
Vatrin ï^assa un vieux collier au cou de Pritchard, et mit Pritchard à la chaîne.
Michel revint, m^anno-nçant cette mesure acerbe mais nécessaire. Vatrin promettait que je ne reverraia Pritchard que lorsque son éducation serait finie.
le lendemain, pendant que j'étais en train de travailler dans un petit pavillon situé au plus profond du jardin , j'entends des abois furieux.
C'était Pritchard qui se battait arec nn grand chien des Pyrénées, dont venait de me faire cadeau un de mes voisins, M. Challamel.
J'ai oublié, chers lecteurs, de vous parler de celui-là ( le chien des Pyrénées ) : vous me permettiez de revenir sur son compte dans l'un des chapitres sentants. Cet oubli, du reste, serait calculé, qu'il pourrait passer pour une adresse; car il mettrait au jour une de mes vertus prédonrinahles : le pardon des injures.
Pritchard, tiré par Midiel des dente de ifouton. . ; -- on appelait le chien des Pyrénées Jfon/on^.non pas à oansé de
son caractère : 1! eût été, Sous ce rapport, fort mal nommé; mais à cause de son poil blanc, fin comme de la làîne ; — Pritchard, dieais-je, tiré des dents de Mouton par Michel,
iT^
reçut une troisième volée, et fut reconduit pour la troisième fois chez Va trin. ,
Pritchard avait mangé son collier I
Vatrin s'est demandé bien des fois comment PritcHard avait fait pour manger son collier, et jamais il n'est par- • Tenu à trouver la réponse .
On enferma Pritchard dans une espèce de bûcher ; de là, à moins qu'il ne mangeât la muraille ou la poite, Pritchard ne pouvait s'enfuir.
Il essaya de l'une et de l'antre, et, trouvant sans doute la porte plus digestible que la muraille, il mangea la porte, comme le père de la Captive de M. d'Arlincôurt.
Mon père, en ma prison, leul à manger m'apporte.
Le surlendemain, à l'heure du dîner, on vit entrer, dans la salle à manger, Pritchard, avec son plumet au vent et ses yeux moutarde, pleurant de satisfaction.
Cette fois, on ne battit point Pritchard, on ne le reconduisit point.
On Attendit que Vatrin arrivât, pour établir un conseil de guerre qui jugeât Pritchard déserteur pour la quatrième fois.
Le lendemain, je vis apparaîtra Vatrin sur les pas de Taurore.
-^ Avez- vous jamais ru un guerdin ?. . . me dit-il.
Vatrin avait la tête tellement montée, qu'il avait oublié de me dire bonjour ni bonsoir.
— Vatrin, lui dis-je, je remarque une chose : c'est que votre brûle-gueule est beaucoup plus court qu'il ne l'a jamais été.
— Je crois bien, dit Vatrin, ce guerdin de Pritchard me met dans de telles colères, que voilà trois fois que j'en écrase le tuyau de ma pipe entre mes dents, que ma femme a été obligée de l'entourer avec du ûl ; sans quoi, qu'il me ruinerait en tuyaux de pipe, ce va-nu-pieds-là !
— Entendez-vous, Pritchard, ce que Ton dit de vous? fis -je à Pritcliard assis sur le parquet.
Pritchard entendait; mais sans doute ne comprenait-il pas l'importance de Taccusation, car il me regardait de son œil le plus tendre, tout en nalayant le parquet avee sa queue.
— Ah I continua Vatrin, si le général avait eu un chien pareil I . . .
— Ou'aurait-il fait, Vatrin? demandai-je ; nous ferons ce qu'il aurait fait.
— Il aurait, dit Vatrin, il aurait. . . Puis, s'arrétant et réôéchiwant : '
— Il n'aurait rien fait, continua- t-il; car le général, voyez-vous, c'était la bête du bon Dieu.
— Eh Ken ! que ferons-nous , noos, Vatrin ?
— î- Le diable m'emporte si je le sais î dit Vatrin. M'entfrt» à garder ce ^lerdin-lày il démolira la maison ; vous le rendre. . . Je ne veux cependant pas avoir le dernier avefc un chien ; c'est humiliant pour un homme, savez-vous?
Vatrin avait tellement la tète montée, que, pareil au Bourgeois Gentilhomme^ qui faisait de la prose sans .s'en douter, sans s'en douter Vatrin parlait belge.
Je vis qu'il était arrivé au dernier degré de l'exaspération, et je résolus de faire une proposition conciliatrice.
— Ecoutez, Vatrin Jui dis-je, je vais mettre mes souliers . de chassé et tneB guêtres. Nous allons descendre au Vésinet, nous ferons un tour sur votre garderie, et nous ver-
rons bien à nous deux si c'est la peine qu'on s*oecupe dava&tagede ce ftierdtn-{é, comme vous l'appelés.
r- Je l'appelle par son nom. Ce n'est pas Pritchard qu'il fallait rappeler : c'est Cartouche, c'est Mandrin, c'est Poulailler, c'est l'Ârtifaille I
Vatrin venait de dire les noms des quatre plus grands bandits dont les histoires aventureuses eussent bercé sa jeunesse..
— Bah ! dis-je à Vatrin, continuons de l'appeler Prit-chard,' allez 1 Pritchard avait bien aussi son mérite, sans compter qu'il l'a encore.
— Bon ! fit Vatrin, je dis cela parce que je n'ai pas connu Pritchard, et que je connais les autres.
J'appelai Michel.
-*- Michel, faites-ifaoi donner mes guetta et mes souliers de chasse ; nous allons voir au Vèrinet ce que Pritchard sait faire.
— Eh bien, dit Michel, monsieur verra qu'il n*ien sera pas si mécontent qu'il croit. -
Michel a toujours eu un faible pour Pritchard.
C'est que Michel est tant soit peu braconnier, et que Pritchard, comme on le verra plus tard, était un vrai chien de braconnier.
Noiis descendîmes au Vésinet, Michel tenant' Pritchard en laisse, Vatrin et moi devisant, non pas, comme Amadis, de faits de guerre et d'amour, mais de faite de chasse.
Au tournant de la descente :
— Regardez donc, Michel, dis-je, comme voilà un chien qui ressemble à Pritchard.
— Où donc ?
— Là-bas, sur le pont, à cinq cents pas en avant de nous.
— C'est ma foi vrai, dit Vatrin.
— La Ressemblance parut si frappante à Michel, qu'il regarda derrière lui.
Pas plus de Pritchard que sur la main.
Pritchard avait coupé délicatement sa laisse avec ses incisives, et, par un détour, avait pris les devants.
C'était Pritcliard qui se pavanait sur le pont du Pecq , regardant couler l'eau par les ouvertures du parapet.
— Fichtra ! s'écria Michel.
— Bon ! dis-je, voilà que vous parlez auvergnat, vous. Vatrin, si nous ne savons que faire de Pritchard, nous en ferons un maître de langues.
— Vous en ferez un vagabond, voilà tout, dit Vatrin, et pas autre chose. Voyez-vous oi\ il va ; tenez, tenez.
— Vatrin, n'incriminez pas Pritchard pour ses bonnes qualités, vous aurez, croyez-moi, assez à faire avec les mauvaises. Où il va, je vais vous le dire : il va dire bonjour à inon ami Corrége, et lui manger son déjeuner si la àei-vante n'y fait pas attention.
£n effet, un instant après, Pritchard sortit de la station du Pecq, poursuivi par une femme armée d'un balai.
Il tenait à la gueule une côtelette qu'il venait de prendre sur le gril.
— Monsieur Dumas ! criait la femme, monsieur Dumas, arrêtez votre chien I
Nous barrâmes le passage à Pritchard.
— Arrêtez I arrêtez I criait la femme. Ah l oui, autant eût valu essayer d'arrêter Borée enlevant Orithye.
Pritchard passa ehtre Michel et moi comme un éclair.
— Il parait, dit Michel, que le ^ueusard aime la viande saignante.
— Mouton bêlant, veau saignant, porc pbtirri, dit sentencieuBement Vatrin en suivant des yeux Pritchard, qui
LE MONTE.43RISTO.
distparut au tournant de la montée.
— Eh bien, dis-je à Vatrin, vous ne savez pas encore s'il rapporte, mais vous savez déjà qu'il emporte.
La femme nous avait rejoints et voulait s'obstiner à la poursuite de Pritchard.
— Oh I ma bonne femme, lui dIs-je, je crois que vous perdrez votre temps ; quand vous rejoindrez Pritchard, si vous le rejoignez, il est probable que. la côtelette sera loin.
— Vous croyez ? fit la femme en s'appuyant sur son balai pour reprendre haleine.
— J'en suis sûr.
— Alors, vous pouvez vous vanter de nourrir là un fier voleur.
— Ce matin, ma bonne femme, c'est vous qui le nourrissez, et non pas moi.
— C'est-à-dire... c'est moi, c'est moi... c'est M. Coirége. Eh bien, par exemple, qu'est-ce qu'il va dire, M. Corrége?
— n va dire ce que disait Michel : « 11 paraît que Pritchard aime la viande saignante. •
— Oui ; mais il ne sera pas content, et cela retombera sur moi.
— Écoutez, je vais le prévenir que je l'emmène déjeuner à la villa Médicis.
— C'esl égal, s'il continue, il lui arrivera malheur, à votre chien. . . je ne vous dis que cela, il lui arrivera malheur.
Et elle étendit son balai dans la direction ot avait dispam Pritchard.
Comme on le voit, rien ne manquait à la prédiction de la sorcière, pas même le balai.
Nous étions restés sur le pont du Pecq, Vatrin, Michel et moi, les yeux fixés vers le point de l'horizon où Pritchard avait disparu ; la femme, le balai étendu vers lui et dans l'attitude de la malédiction.
Si un peintre avait jamais l'idée de puiser un sujet de tableau dans la narration quç j'ai l'honneur de vous faire, je crois que c'est le point juste où nous en sommes qu'il devrait choisir.
Il aurait, au premier plan, quatre personnages groupés piltoresquement; au lointain, Pritchard fuyant, sa côtelette à la gueule; — car il faudrait montrer Pritchard, pour rendre la scène compréhensible ; — enfin, au fond et fermant l'horizon, cette belle ville de Saint-Germain, bâtie en amphithéâtre et présentant tout d'abord, aux yeux du voyageur, comme ce qu'elle a de mieux à nous offrir, le pavillon où accoucha Anne d'Autriche, et la fenêtre de laquelle Louis XIII, tout radieux, montra son fils Louis XIV au peuple.
Vatrin fut le premier à qui revint la parole.
— Ah ! le gredin I ah! le gredin ! dit-il.
— Mon cher Vatrin, lui répondis-je, je crois que notre chasse est finie pour aujourd'hui.
— Pourquoi cela? dit Michel.
— Mais parce que nous^ chassions avec Pritchard, et puisque nous n avons plus Pritchard...
— Monsieur croit donc qu'il ne va pas revenir ?
— Dame, Michel, j'en juge par moi-même ; je sais bien, moi, qu'à sa place, je ne reviendrais pas.
— Monsieur ne connaît pas Pritchard. C'est.: un effronté.
— Alors, votre avis, Michel?
— Allons- nous-en tout tranquillement chez M. Vatrin; mangeon3-y un morceau de pain et de fromage, et buvons-y un verre de vin, et vous verrez si, dans dix minutes, vous ne sentez pas la queue de Pritchard vous fouailler les mollets.
— Ça y est-il? dit Vatrin. Justement, la femme a fait cuire un morceau de veau hier, et il y a un petit vin du Loiret — voyez-vous, c'est le pays de ma femme — il y a un petit vin du Loiret dont vous me direz des nouvelles... îe me rappelle que vqus aimez le veau.
{ÉM suite au prochain numéro.)
Alex. Dumas.
CORRESPONDANCE
A Monsieur le rédacteur en chef du Monte^riito.
Monsieur,
Vous avez dû lire, comme moi, la lettre que M. OfTenbach a fait insérer dans le Figaro du 20 août, et que plusieurs journaux ont reproduite. Comme M. Oflfenbach me fait l'honneur de me nommer à propos du concours qu'il a ouvert, et dont irrappeHe Vutilitéy je prends la liberté de lui faire une simple .observation par l'entremise de votre estimable journal.
Ma pièce, ainsi que celle de M. Bizet, au lieu d'être jouée immédiatement après le concours, n'a été représentée quo beaucoup plus tard, et au moment où la troupe des Bouffes allait partir pour l'Angleterre; malgré son succès, notre opérette n'a donc eu qu'un très-petit nombre de représentations.
En conséquence, j'attends que M. Offenbach veuille bien reprendre le Docteur Miracle^ ou tout au moins qu'il tienne les engagements qu'il a pris relativement à la médaille et à la somme promises par lui aux deux lauréats.
Lorsque M. Offenbach aura exécuté ces conditions, je serai tout prêt à reconnaître avec lui Yutiliti de son concours et à lui témoigner toute la reconnaissance qu'il sera alors en droit d'attendre de moi. i
Recevez, monsieur le directeur, Tassurance de ma par «faite considération.
Charles Lecocq, Uuréat du concours de t856.
Paris, ce 3 septembre 1857.
Lundi dernier, a eu lieu, au théâtre de l'Ambigu-Comi-
que, la première représentation du drame de M. Xavier
de Montépin, les Viveurs de Paris^ qui a obtenu un franc
et légitime succès.
Alex. Dumas.
Alex. DUMAS, Seul propriétaire et seul rédacteur du MonU-Critto.
Pari». — Imprimerie de E. Britee et C*, me VÎTiemie, 49.