TABLEAU V, SCÈNE IX
LE COMTE
Vous VOUS mettez à la tête des partisans de votre one, Jacques Stuart.
CROUSTILLAC
Oui, monsieur.
LE COMTE
Car le roi ne veut plus voir en vous que son digne
2VCU.
CRODSTILLAC.
Ile raison... Il faut toujours en revenir à la famille, on Dieu! que chacun y mette un peu du .sien, et tout lira par s'arranger.
LE COMTE
Tout est favorable à la tentative projetée; un bon )mbre de vos anciens compagnons d'armes, de vos yaux serviteurs, m'ont accompagné.
Ici?
LE COMTE
Ils sont a bord de la frégate.
CROUSTILLAC
Bien, ne les laissez pas débarquer.
LE COMTE
Tels ont été mes derniers ordres; mais on a bien de peine à retenir leur enthousiasme.
CROUSTILLAC
Pauvres amis!
LE COMTE
Les Dudley, les Rothsay!
CROUSTILLAC
Ah ! les Rothsay sont là ?
LE COMTE
Lord Mortimer...
CROUSTILLAC
Ce vaillant Mortimer... aussi.
LE COMTE
Il voulait se jeter à la nage.
CROUSTILLAC
Un caniche de fidélité.
Avec de tels hommes, avec les armes que contient la frégate, il faut frapper un coup rapide.
CROUSTILLAC
Où ça ?
LE COMTE
Chut... le Cornouaille s'agite.
CROUSTILLAC
Le Cornouaille s'agite?
LE COMTE
Il vous attend.
CROUSTILLAC
Le Cornouaille m'attend ?
LE COMTE
Et mon maître , et votre oncle, Jacques Stuart, vous offrent le litre, les avantages de vice-roi d'Ecosse et d'Irlande.
CROUSTILLAC
A moi!
LE COMTE
Je suis porteur des lettres patentes de leurs majestés.
CROUSTILLAC
Pardon, monsieur, ceci mérite réflexion... {Le Comte se retire un moment au fond du </iea^re.)Tout-à-rheure une prison assez propre, sans doute... mais perpétuelle... Maintenant, une vice-royauté... Il y a des gens qui aiment cela... quoique... Enfin, ilfautau moins offrir... Si cela convient à la Barbe-Bleue... el, à son... je nesais qui... Je n'ai pas le droit de prendre tout pour moi., . LE COMTE, se rapprochant.
Votre altesse me paraît maintenant décidée; il ne m'en coûte plus de lui révéler l'autre partie de ma mission.
CROUSTILLAC
Ah ! il y a une autre partie ?