‹ Le morne au diable, drame en sept tableauxChapitre 94 sur 97 · TABLEAU VII, SCÈNE VI · texte numérisé non relu

TABLEAU VII, SCÈNE VI

LE COMTE, avec résolution^ à P Officier. Faites mettre une mèche de mousquet allumée entre les deux pouces de ce drôle, il parlera.

CROUSTILLAC

Je vais parler... j'accorde tout quand on s'y prend h'xQïï.,. {Aux partisans.) Votre Jacques a connu vos projets de guerre civile, il la déteste et n'y veut prendre aucune part... Il a fui. Voilà.

LE COMTE et MORTIMER.

Où a-t-il fui ? répondez !

CROUSTILLAC

Oh! pour cela, prenez votre mèche, voilà mes pouces. Je ne dirai rien de plus.

MORTIMER

Il Taura tué, peut-être.

TOUS. ^i

Oui.,, oui.

MORTIMER

Il faut le pendre à la grande vergue.

Mylord, je vous l'abandonne. (//s 5eprea/)27en^5Mr/w2.)

CROUSTILLAC

Un instant, messieurs... je suis gentilhomme, et je réclame l'honneur d'être passé par les armes et de commander le feu.

TOUS

Eh ! soit! des armes î des armes!.,.

Tandis qu'ils cherchent des fusils, Grouslillae, seul, met un genoux en terre.

CROUSTILLAC

Mon bon Dieu, vous trouverez peut-être à première vue que je n'ai pas valu grand chose, mais le dernier jour de ma vie, j'ai senti qu'en aimant beaucoup, on pouvait devenir meilleur. Pardonnez-moi à cause de cela, et si vous voulez me faire une petite avance sur mon bonheur de là-haut, qu'avant de mourir j'entende le coup de canon qui me dira qu'ils sont sauvés...

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