Artn. Billatirl : igô, p
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dans la commune de Sainte-Péreuse. Le canton de Chateau-Ghinon en 5o ans perd y5A hectares de terres labourables et 3o6 de bois. Mais il a gagné 2 6/i8 hectares de prés, défoncé -38 hectares de landes. Les gains pour la culture se sont montés à 2 3a6 hectares.
Le résultat du canton de Montsauche est peut-être encore plus admirable. En 5o ans, le pays a gagné 35 hectares de terres à céréales, 3 209 hectares de prés, 1 672 hectares de bois. Il a défoncé 1 421 hectares de landes, soit 61/47 hectares de terres mises en valeur. « Les plus âgés d'entre nous, dit le docteur Monod1, ont pu voir comme moi, en venant à nos comices, les trois quarts de nos terres couvertes de ronces et de genêts qu'au mois de juin, lorsqu ils étaient fleuris, les rares touristes prenaient pour des champs de colza. Ces plantes parasites, grâce au courage de nos bons Morvandeaux, ont cédé la place à de beaux champs de blé et à d'assez belles prairies temporaires. » Si l'on considère le tableau ci-dessus, on peut voir que c'est surtout de 1879 à 1906, dans le dernier quart du xi\' siècle, que les progrès ont été rapides. La mise en route fut lente ; mais les bénéfices de la nouvelle culture furent rapides. D'après Hovelacque2, entre i85i et 1879, le revenu net des terres du canton de Chàteau-Chinon était passé de 907 937 francs à 1 008926 francs, en augmentation de 35 pour 100 environ; dans le canton de Montsauche de 759 186 francs à 960387 francs, soit 20 pour 100 il augmentation. La valeur vénale totale pour Château-Chinon était montée de 29 006 760 francs à /|8 875 920 francs, soit 37 pour 100 d'augmentation et pour Montsauche de 2.") G/|4 33o francs à 36 97 4 85o francs, soit 33 pour 100. Ces différences n'ont fait que progresser au début du xx' siècle, malgré la dépréciation contemporaine des terres de culture.
On estime aujourd'hui, à part les forêts, les buissons et les ebcmins, que les 9/10 des terrains du Morvan sont livrés à la culture. Le reste comprend les chaumes arides, les terres rocailleuses et les marais1. Les landes n'existent plus que très rarement. Elles ont été presque loulcs conquises par la culture, les bois et les prés.
II. — LES FORMES AGRICOLES Si le pays est en général mauvais, écrivait \auban, cependant, il