i J6a hectares
Le centre de Luzy (granité) avec une
surface de 4 167 hect. est à 6 km. de son hameau le plus éloigné
Montsauche (microgranulite). ... 4 Û25 — 6 —
Axleuf (granulite) 5 907 — 6,800 —
Moux (microgranulite) !\ 45o — 8 —
Villapourçon (tufs porphyri tiques). . 5027 — 8 —
Pour résumer cette discussion, pour l'illustrer, il suffit de tracer autour de Dompierre-en-Morvan et de Brassy-en-Morvan comme centres de figure, deux rectangles égaux. Dans le premier, sur un sol de gneiss et de gneiss granitisé recouverts de placages basiques, au milieu des cultures tachées de quelques boqueteaux, nous inscrirons 8 bourgs, 16 hameaux, [\ châteaux et 2 fermes. Dans le second, tout de granité et granulite, contrée d'étangs et de bois, où les ouches et les prés ont peine à trouver une petite place, nous remarquons un seul bourg, une ferme et deux châteaux, mais aussi 5T> écarts dont 19 portent le nom d'huis, toponymie toute morvandelle.
La loi de l'agglomération dans le Morvan est donc fonction de sa constitution géologique. Les j:>opulalions se desserrent d'autant plus volontiers qu'elles s'éloignent des marges calcaires (fig. 33 et 34).
Les Emplacements.
Bien que le Morvan soit loin d'atteindre l'altitude même des Vosges et que son plus haut sommet, le Folin (902 mètres) n'ait pas un climat qui le rende entièrement inhabitable, le village morvandeau ne s'élève guère à plus de 700 mètres d'altitude (Gluxen-Glaine. 702 m.). Les populations s'étagent entre 3oo et 5oo m.. 66 pour 100 d'entre elles ont fixé leurs demeures à ces altitudes ; 4o pour 100 habitent l'espace compris entre les courbes altimétriques de 3oo et de 4oo mètres qui est à peu près l'aire géographique des ouches les plus fertiles. Au-dessus de 600 mètres, la foret couvre de ses ombrages les formes arrondies du massif ancien : c'est le domaine des bûcherons, population d'exception. Au-dessous de 3oo mètres, les villages ne forment que i5 pour 100 de l'effectif total : ils occupent les prés des vallées (fig. 35).
Hormis les villages de vallée (Toutry, Vieux-Château), qui s'observent surtout dans le Nord, le bourg est généralement placé à flanc de coteau, près du château ou du monastère qui le protégeait à ses débuts. Dans son orbite, les hameaux choisissaient leurs emplace-
LES AGGLOMERATIONS
mcnts partout où la terre arable était assez profonde. En Morvan, les populations n'ont pas couronné les sommets des hauteurs comme sur la zone bourguignonne des buttes jurassiques, les oppida de
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Fig. 33. — Groupement de la population sur les placages liasiques. (Lxtrait de la carte au i/8ooooc publiée par le Service géographique.)
\ ('/cla\ el d" Uise-Sainte-Reine. La forêt recou\ rait les sommets. Les groupements sonl demeurés près des ouches fertiles, à mi-distance entre les bois <lu haut et les prés du bas. Ce n'est que très tard, après l'heureuse transformation des prairies par le chaulage, que les
habitants de Bar-le-Régulier sont descendus dans la vallée1. Si Lucenay l'Evêque s'est allongé le long du Tcrnin, c'est que les pentes abruptes ne se prêtaient pas à l'établissement de peuplements.
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Fie. 3!\. — Dispersion de la population sur les terrains anciens. (Extrait de la carte au 1/80 000e publiée par le Service géographique.)
Mais ailleurs, même près des marges calcaires, à Sainl-Martin-de-la- Mer, à Brazey-en-Morvan, à Liernais, les communes ont éparpillé