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des concessions minières, sur le rebord de la cuvette permienne. Le Morvandeau voisin des Terres-Plaines, du Bazois, de l'Auxois, utilise le nouveau réseau routier pour s'epandre à travers la France. La population de ces contrées progresse avec plus de lenteur. Moins favorisé par les travaux publics, le paysan du Haut-Morvan reste confiné près de ses ouches. Dans cette partie du massif ancien, la densité augmente plus rapidement que celle de la France entière. Les courbes de variation pour 1000 des deux populations traduisent ces mouvements. Le graphique de l'arrondissement de Château- Cliiuon passe parfois au-dessus de celui de la France (fig. /jo).
Les recensements de i856 et 1861 indiquent un ilécbissemenl. qui coïncide avec les débuts de l'exportation des nourrices et l'émigration des paysans vers les régions industrielles de Saone-et-Loirc. Cette situation cesse en 1866. Pendant 20 ans, la densité augmente progressivement, par suite des mesures médicales et sanitaires qui diminuent la mortalité, par suite de l'importation des enfants assistés des grands centres urbains, mais surtout par suite de la mise en essai du chaulage. La population s'accroît jusqu'au recensement de 1886. dépassant souvent la moyenne de la population française. De 1800 à 1886 la population de la France a augmenté de 4l ,5 pour 100 : la population de l'arrondissement de Château-Cdiinon a augmenté de 01 pour 100. Dans la même période, sur les rebords méridionaux l'accroissement a été: de 3o à 5o habitants par kilomètre carré: dans le Haut-Morvan : de 10 à 3o ; dans les cantons de Lormes. de Liernais, de Quarré-les-ïombes : de 1 à 10. Seule, l'extrémité Nord- Est est restée stalionnaire ou a diminué de 1 habitant par kilomètre carré, car son économie favorisée par un sol plus riche, un climat moins dur, des voies de communication plus anciennes, n'avait rien à gagner dans les progrès, qui devaient modifier si heureusement 1 économie générale du massif ancien.
En 1886 commence la décroissance. Elle est rapide. La population française continue à augmenter lentement, tandis que le Morvan, suivant l'exemple des régions agricoles dont aucune industrie n'esl venue modifier les groupements, se dépeuple rapidement. Le mouvement a commencé avec la région gneissique du Nord, plus proche de la capitale1 : il a gagné de proche en proche suivant une direc lion Nord-Esl-Sud-Ouesl. Au recensement de 1901, le canton de Montsauchc avait une population inférieure à celle qu'il possédait en l83l (12 911 contre [3o83). Le canton de Château-Chinon, malgré