Carte de Cassini, 10 K
3. Au lieu dit « la Corvée ». Je me propose d'étudier plus au long les changements de cours de ces rivières et de rechercher la continuation en aval de ces cornes de sable.
4. L'abbé Guignot, ancien curé de Quarré-les-Tombes, et qui avait rassemblé une collée-
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tout clos silex blonds du Jurassique) sont à des alliludcs supérieures aux sables de Velars-le- Comte (38o mètres) et l'on sait que les alluvions pliocènes se tenaient à 25-3o mètres au-dessus du niveau des rivières actuelles. A Orbigny, on a relevé un lambeau à plus de 56 mètres au-dessus du lit du Cousin. Il n'est donc pas impossible que. dans la pénéplaine du Bas-Morvan, nivelée par les eaux pliocènes. la Brinjane, le Ghalaux, la Cure, aient pris un moment leur cours vers le Nord, dans les vallées profondes qui ne sont plus suivies actuellement que par des ruisselets insignifiants. A la fin du Pliocène, les dernières secousses du système alpin déterminèrent un nouvel appel du niveau de base à l'Ouest, les anciennes formes, secondaires réapparurent après l'enlèvement des sédiments, les rivières reprirent leurs anciens lits.
« Les différentes rivières qui alimentent l'Aron ont une direction primitive variable entre l'Ouest-Ouest-Nord et l'Ouest-Ouest-Sud. Ce soûl le Veynon, les Garais, la Drague et l'Alêne avec son affluent la Roche. » ' Elles sont conquises dans l'angle Sud-Ouest de l'éventail hydrographique entre la brandie méridionale du grand axe Mont- Dardon-Beuvray-Saint-Léger, etl'axeMont-Beuvray-Mont-Reuillon. Nés dans les grandes cm elles du quadrillage alpin (le Veynon et les Garats dans celle de Château-Ghinon ; la Dragne dans celle de Villapourçon), ils prennent, dès leurs débuts, ce parallélisme qui frappe tant sur le cours de l'Yonne, de la Cure, du Cousin et de leurs affluents. Mais, tandis que les rivières qui vont à la Seine divaguent dans leurs cuvettes originelles, les rivières qui vont à 1 Aron, moins élevées. dans des criques, entourées de reliefs moins accidentés, prennent de suite la direction Sud-Est-Nord-Ouest qu'elles ne quitteront qu'à la traversée de la ride du Mont-Genièvre pour la Drague. de celle de Dun pour le Veynon et les Garats. De là. toutes ces rivières s'inclinent vers le Sud-Ouest, suivant une direction parallèle aux grandes failles occidentales jusqu'au moment où elles rejoignent l'Aron, <|ui les conduit à la Loire avec la tranquillité d'une rivière qui est, depuis longtemps, dan- un âge avancé.
Quanl à I Mène, après un premier coude en aval du Mont-Dônè, elle garde presque constamment, au milieu des sinuosités assez
lion intéressante de silex taillés, b'obI trompé dans v;i monographie en affirmant que tous
v trouvés autour de Quarré étaient apportés par des chasseurs <!<■ la race d'Arcj. Les
mers pliocènes ont laissé en place des Bédiments arrachés en grand nombre au calcaire
i tignon, et leur extension sur l<; Bas-Morvan est trop importante pour être considérée
comme l'apport d'individus isolés. V. \bbé Guignol: a/5.
i . Michel-Lévj : 36, p. i<>.
larges, qui n'ont rien des méandres de la Cure et du Cousin, une direction Est-Oucsl qui la conduit à l'Aron. Elle a l'allure d'une rivière de plaine, autrefois bien plus puissante et qui charria jusqu'à la Loire les trop-pleins de la cuvette d'Aulun. L'ancienneté de son lit dans une contrée don! l'érosion a considérablement accentué Le relief, l'incurie des riverains à son égard (car la rivière n'a jamais flotté) font que ses bords, et souvent son cours, s'engorgent de plus en plus des matériaux que lui apportent ses aiîluents.
C'est du haut du signal de Montsauche qae les caractères du Bas- Morvan se remarquent le mieux. De là, la pénéplaine apparaît d'autant plus nettement que la différence des modelés s'estompe dans le lointain. C est un long plateau bossue qui se développe à l'infini sans autres accidents sur la surface que les coupures verticales et brusques des rivières. Le faciès économique s'applique merveilleusement aux conditions physiques de la région. De maigres cultures el des étangs nombreux dans les fonds, des pâturages tourbeux sur les pentes, des taillis de chênes rabougris sur les collines adoucies qu'échancrent de nombreuses et larges vallées, un terrain d'une imperméabilité telle que l'eau y suinte de toutes parts, enfin de pauvres hameaux dénotent une région peu favorisée. Les populations s'y disséminent pour vivre, pour profiter du plus humble coin de terre. Le Bas-Morvan est un mauvais pays, peutêtre meilleur que le Haut-Morvan. mais qui lui parait inférieur, parce qu'il a à côté de lui l'exemple des marges voisines, des plantureuses terres-plaines1.