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1 I Poulaînc ; 68, p. 226.
Pour Quarré-les-Tombes et Rouvray, le pôle de grêle serait situé vers Marigny-l'Eglise. Les orages prennent la direction des gorges et tombent dans les plaines où ils fonl de terribles ravages. Pour Avallon, la direction des grêles viendrait du Sud-Ouesl.
Les habitants de l'Autunois et de la Bourgogne qualifient de « morvanches » les vents du Sud et du Sud-Ouesl préjudiciables à leurs vignes et à leurs récoltes. C'est peut-être à cause delà grêle qu'ils sont persuadés qu'il ne vient du Morvan ni bon vent ni bonnes gens.
L'humidité.
Le régime pluviométrique du Morvan est mieux connu que celui de la Brie ou de la Beauce, « parce que les pluies et les orages des plateaux du Nord de la France, fort intéressants pour l'agriculture locale, ont moins d'intérêt au point de vue général. Au contraire, un orage dans le Morvan coïncidant avec un mouvement atmosphérique dans le plateau de Langres ou dans le bassin du Loing peut avoir une répercussion sur la navigation du bassin de la Seine. Actuellement il existe de nombreux observatoires, même dans les demeures des Forestiers. Les stations les plus importantes se trouvent : au Haut-Folin, aux Courcaux, à la Croisette, au Pommoy. aux Settons, au pont de Pannetière, à la Colancelle1 » .
La réputation du Morvan est bien établie : les nuées traînent sur les sommets la moitié de Tannée2. Rarement, les journées se passent sans nuages, sans breunes. En hiver le soleil n'éclaire vraiment que vers 10 heures. Les jours les plus clairs sont en février et en septemhre ; ils coïncident avec les minima pluviométriques. La hauteur moyenne annuelle est de im,4o, soit plus de seize millions de mètres cubes'. Ces énormes quantités s'expliquent assez bien d'après la situation topographique. Les masses d'air humide, amenées par les vents d'Ouest et de Sud-Ouesl, sont plus ou moins arrêtées et condensées par les montagnes froides du Morvan qu'elles rencontrent au travers de leur course *. Mais, en général, les conditions pluviométriques sont les mêmes pour le Morvan que pour tout le bassin de la Seine dont il dépend en grande partie. Lorsque la
i. Rougier : 234-
a. Morton-Fullerton : 228, p. 6o3, et Moureau : 65, passim.