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Delpcchin : g6, p. i

LE CLIMAT

cl froides n'est pas aussi considérable qu'on pourrait le croire. A Paris et dans les parties basses du bassin de la Seine, en moyenne, la pluie tombée dans la saison chaude dépasse presque de moitié la quantité tombée dans la saison froide: 60 pour 100 au lieu de 4o pour 100 de la quantité annuelle. Cette proportion tend à s'in-

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Haut Follin 902m

Château -Chinon 540 m

Avallon

Fie. ir. — Répartition delà pluie Buivant l'altitude.

vertir à mesure que l'on monte vers les points les plus élevés du bassin. Sur les cimes du Morvan, les quantités de pluies de la saison chaude sont au contraire moindres que celles de la saison froide. Dans le Haut-Morvan, on a ^5 pour 100 contre 55 pour ioo' de la hauteur annuelle : aux Settons, la moyenne de /jo années

• môme : jgt p. ao.

(1859-1898) accuse 1 6q4 millimètres, dont 889 millimètres pour la saison froide.

Les maxima ont généralement lieu au début de l'automne, les minima en février et en août. En général, les précipitations maxima cl minima se déplacent de l'intérieur du Morvan à la périphérie ; elles tombent 1 5 jours à un mois plus tard en allant du centre vers les marges (fig. 11).

Les pluies diurnes supérieures à 85 millimètres, exceptionnelles dans le bassin de la Seine, sont rares également en Morvan. En un jour, le 25 septembre 1866, il est tombé aux Settons 100 millimètres d'eau. Le 8 décembre 1887, il en est tombé io3 millimètres au Pommoy et, le 1 !\ février 1889, \2l\ millimètres. Ce sont des maxima. Les quantités diurnes diminuent en allant du centre à la périphérie; du Haut-Massif à la dépression calcaire. En 1900,1e Bas-Folin (796 mètres) reçoit 5o millimètres quatre fois dans l'année; les Settons (5g5 mètres) 5o millimètres deux fois et /40 millimètres deux fois également ; Château-Chinon ne dépasse /40 millimètres qu'une fois ; Pannetière (270 mètres) ne dépasse 3o millimètres que trois fois; Avallon (2/17 'mètres) ne dépasse 20 millimètres que le 2 janvier1.

Le Morvan est également un pays où les précipitations sont très fréquentes. En 1896, du i3 février au i5 mars, on a compté : aux Settons, 3o jours de pluie; à Pannetière, 28 jours; à Saulieu, 28 jours2. En 1882, du 8 novembre au 9 décembre, on a compté : aux Settons, 3o jours de pluie donnant un total de k§!\ millimètres ; à Pannetère, 3i jours avec 261 millimètres; à Saulieu, 28 jours avec 237 millimètres3. Les voyageurs qui s'aventurent en Morvan au mois d'octobre savent qu'une pluie de o,o5 en 12 heures n'a rien d'insolite1. Le vocabulaire du paysan est riche en termes qui désignent les averses. Si la giboulée est subite, c'est une gibasse ; si elle est accompagnée de grésil, c'est une (jimbelée ; si elle est légère et bienfaisante pour l'herbe trop sèche, c'est une beurée ; si au contraire elle est torrentielle et qu'elle entraîne dans les fonds la terre peu épaisse des champs, c'est une aiguiaune6. Le nombre des jours de pluie est plus grand versle centre du massif que près des marges. On peut distinguer quatre zones qui

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