in. — Répartition des jours 'I'- pluie. (Échelle: i
La troisième zone comprend les contrées où la pluie tombe de i 'io ;i toujours par an. La limite passe au Sud sur le revers méridional <ln Morvan, suit à l'Est les rebords orientaux <\r la vallée du Ternin, pousse au \<>nl jusqu'à Saint-Léger-sous-Vauban cl dans l'Ouesl jusqu'à la Golancelle dans le Bazois. L' homogénéité de ces régions n'est troublée que par le pointemenl granitique de Sainl- Saulge donl le- 320 mètres attirent la pluie pendant 1.82 jours par .■m. Cette zone, interrompue au Nord, se reproduil dans la dépres-
sion des calcaires à gryphées arquées, clans les Terres-Plaines et sur les revers méridionaux des buttes-témoins. Avallon marque le commencement dune nouvelle contrée où les précipitations atmosphériques tombent de i^o à 1C0 jours.
Enfin une quatrième zone comprend les minima. elle entoure tout le Morvan à sa rencontre avec les marges. A Moulins-Engilbert, à Lormes, sur les deux rives de l'Argentale et du Serein, à Liernais, sur la rive droite de l'Arroux, la pluie ne tombe que de 120 a i^o jours par an. Dans le Nord, deux communes présentent des minima : Sainl-Martin-du-Puy et Rouvray. La. première est abritée des derniers contreforts du Morvan par l'accident du bois de Cliassaygne ; la seconde se trouve dépourvue de bois: ils ont été arracbés pour faire des étais de mines. Une cause physique, une cause économique arrivent donc à produire le même résultat météorologique. Dans cette région, les récoltes ont eu particulièrement à souffrir lors des grandes sécheresses de i834 et de 1906.
La. neige couvre longtemps les plus hauts sommets du Morvan. Il semble que jadis elle stationnait encore davantage : « Le pays (de Vézelav), est assez froid à cause des montagnes du Morvan, qui sont couvertes de neige les deux tiers de l'année. » est-il écrit en 1698'. Les neiges ne commençaient à fondre qu'à l'approche des chaleurs et causaient souvent des inondations. En avril 1697, l\onne, la Cure et l'Armançon emportèrent plus de 100 000 cordes de bois empilées sur les ports2. En 1^90, la neige tint jusqu'au milieu de mai; au printemps de i635. les pousses des arbres furent entièrement gelées. En i~36, une couche de neige de plusieurs pieds couvrit la terre pendant près de six mois.
Il semble que les chutes sont aujourd'hui moins effrayantes ; les vieux chênes des forêts, arbres de haute futaie, ont été abattus ; une grande partie des étangs ont été desséchés : beaucoup de terres en friche ont été soumises ù une culture régulière3. Les anciens affirment que la neige tombe avec moins d'abondance et ne séjourne pas aussi longtemps qu'autrefois, que les hivers sont moins rigoureux, que l'été commence plus tôt. et que les chaleurs sont plus vives '.
Actuellement, la quantité et la durée des neiges vont en aug-