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les forêts voisines les pièces à maisonner. « Les bois, dont il y a quantité dans les environs d'Autun, dit le dictionnaire de Savary, s'abattent pour le chauffage, ou se scient, se débitent, s 'équar rissent pour la charpente. Ceux-ci sont estimés et employés à Paris dans la construction '. » L'ingénieur, chargé au Jtvm* siècle d'étudier la navigation de l'Arroux, remarque que le Morvan peut fournir de beaux bois à la marine. Cet usage ne s'est pas complètement perdu. Malgré le voisinage du Creusot, les charpentes des demeures morvandelles, sauf dans les maisons des villes et dans les grands établissements publics, sont encore prises dans la foret voisine. Mais, jusque dans ces derniers temps, elles n'étaient pas sorties du pays : il a fallu, pour qu'on les exploitât, la décroissance du furetage, la hausse des bois de charpente depuis que les pays du Nord, moins pourvus sur les côtes, ont augmenté leur prix. Le chemin de fer d'Autun à Cercyla-Tour, qui suit successivement la vallée de l'Arroux et celle de l'Alêne, met en circulation des trains entiers de bois de charpente. C'est un contraste avec les lignes qui traversent les marges occidentales ou orientales qui ne transportent presque exclusivement que de la moulée. A tous les marchés de bois, à Clamecy principalement, la charpente est dune défaite facile. Les coupes qui peuvent la produire sont celles qui atteignent les plus liants prix à l'adjudication. Dans l'arrondissement de Château-Chinon, les coupes de la foret de Vinccnnes, en futaie, trouvent beaucoup plus facilement preneur que celles de la forêt de Montaron, en taillis. La foret communale (11 hectares en furetage) ne se vend qu'avec it\ pour ioo de rabais, et encore quatre sections sont-elles restées invendues en 1906, malgré 00 pour 100 de rabais. Quant aux éclaireics. elles n'ont été l'objet d'aucune enchère 2. Les peuplements qui rapportent le plus sont ceux en chêne et en sapin. Le bois communal d'Avallon (chêne) rapporte 3o francs par hectare, celui de Chastellux (chêne) 23 francs. Pour celle dernière forêt, L'exploitation est à ses débuts. On pense que, d'ici peu, les peuplements en sapins, encore jeunes, atteindront en Morvan des revenus de 5o francs l'hectare3.
Cependant, le sapin du Morvan n'est pas un arbre de charpente proprement dit ; il se coupe mal en planches. C'est comme traverse ou comme poteau télégraphique qu'il est utilisé de préférence, (pi. XIII) Il a d'abord fou rni les étais de mines et les baliveaux' de la ( !ôte-d'Or.