TOL'S
Oui! oui!...
DLVERNET.
Partons!... (^11 se place à la tête de3 volontaires).
GEORGES
Air : Connu.
« La victoire en chantant » Nous ouvre la barrière , » La liberté guide nos pas, » Et, du Nord au Midi, la trompette guerrière , « A sonné l'heure des combats.
}) Tremblez , ennemis de la France , « Rois ivres de sang et d'orgueil , » Le peuple souverain s'avance, » Tyrans , descendez au cerceuil.
TOUS , marchant.
)) La patrie, amis, nous appelle, » Sachons vaincre, sachons mourir, » Un Français doit vivre pour elle , « Pour elle, un Français doit mourir.
{I/s sortent.)
LE GILNKHAL, officieks, /;u;,v CLOllLM)!", clic descend par Icpelit escaVicr, unpeuaprcs la sorlie des volontaires, et se tient au fond ^ à Iccarl.
LE GÉAÉRAL , assis et cdi'ivant.
Ce plan d'attaque réussira , je Tcspère , et si je suis bien secondé, notre cause lriom[)lKni dans les plaifics de .Tem-
raapes comme elle a triomphé dans celles de \ almy {A
son aide-de-canip). Capitaine, que cette dépêche soit remise h l'instant même au général Dumouriez. (L'aide-decamp la prend, salue, cl sort). Ah! je suis fier de commander à de si braves soldats.... Quel noble élan!... Ces volontaires, surtout..., ces enfans de Paris — Trente-cinq mille hommes armés en trois jours... Les baïonnettes étranf\bves se briseront contre un tel enthousiasme. (Pliant une lettre). Je réserve celte mission au chef de ces volontaires: elle est périlleuse, mais il y a de la jjloire à acquérir, .et l'on m'a recommandé le citoyen Anatole Dercy.
ci.oRiNDE, scwançant la main au schahos. Présent, mon f>;énéral !
LE GÉNÉRAL, avec êlonnement.
Vous!... Je ne vous croyais pas si jeune... (^Avec intérêt).
C'est encore un enfhnt Quel àgc avcz-vous.^
cLonI^nK.
Dix-sept ans.. .
LE GÉNKUAL, 1(1 rci^di ihinl avec inu'ri't.
Dix-sept ans,... ce serait dommage !
Cl.Or, IMIK.
l'.t cette mission?...
LE GÉNÉRAL
Àh! vous savez.... Pardon^ citoyen.... Mais voire jeuiiesse.... Des dangers à courir...
CLORINDE
Douteriez-vous ?. . .
LE GÉNÉRAL
De votre courage?... oh! non! Mais...
CLORIJVDE.
Mon général, vous hésitez!...
LE GÉNÉRAL, attendri.
Je pense à votre mère....
CLORINDE
Ma mère!... maintenant, c'est la France!
LE GÉNÉRAL , lui prenant la main.
Bien, mon ami!., bieii! je n'hésite plus... Ecoutez-moi;.. . derrière cette maison vous trouverez une ravine ; vous la suivrez jusqu'au bois de FlehUj là, vous vous élancerez au galop sur le couvert.. les éclaireurs autrichiens feront feu... vous irez toujours.... vous remettiez cette lettre au colonel tiu io4* de ligne... Je vous ai prévenu, il y a des dangers, mais c'est pour votre mère..., pour la France....
CLORINDE
HDui , mon général. ( On entend un coup de canon. )
LE GÉNÉRAL
Ain : Du hussard de Felsheim.
■ Mais écoutez... C'est le canon!
CLORINDE
Entendez-vous?... bon! bon!
LE GÉNÉRAL'
C"est la bataille qui s'engage.
{^Ensemble. ) Je compte sur votre courage.
CLOKINDE.
Bientôt comptez sur mon courage.
CHOLUR d'officiers, au fond.
c'est le combat, le combat qui s'engage... (bis.)
LE GÉM^RAL.
Sans tarder courons vers rennemi...
Rappelons-nous, messieurs, le beau jour de Valiuy. Courage et confiance !
Dieu protège la France !
Ah ! pour moi quel bonheur, Si mon pays encore est une fuis vainqueur !...
(Le canon se fait entendre.)
CHOEUR d'officiers.
Mais partons ! .. . mais partons !
LE GÉNÉRAL
Tous mes plans sont dressés, Que Ton courre à son poste!... Obeisser ! CHOEUR d'officiers.
Obéisssons !
LE GÉNÉRAL
Vile, partez... et bientôt ici nous nous reverrons.
CHOEUR d'officiers.
Vite partons!... et bientôt ici nous nous reverrons. CHOEUR.
Soldats armés pour la défense , Pour l'honneur de notre pays.
Allons des mallieurs de la France Demander compte aux ennemis!
( Le lieutenant-général , Clorînde et les ojfficiers sortent ; pendant la reprise du chœur , Landnau et Nivelle, qui sont entrés , ont reconduit les officiers, et fermé derrière eux la porte-charreticre. )
(Lcl)ruit de la bataille se fait entendre pendant lès deux .sccnrs suivantes.)