I.AM)U1AU
C'est dans ma politique... (^Regardant, la pièce.) Dis
donc , c'est pas français c te monnaie-là. V'ià une face
royale que je ne connais pas... Fxoule donc par ici que je te cause.
DEscAuviLLE , à part.
Me voilà en bon chemin pour commencer mes observalions : les républicains me prennent pour un des leurs
Quant aux Autrichiens, l'ordre secret des cours étrangères, et les papiers dont je suis porteur, ne me laissent aucune crainte... Je trouverai ici des renseignemens sur l'état de l'armée française , et il me sera possible d'attirer quelques officiers dans le parti des puissances coalisées. KivELLE, bas à Landriau.
Bah ! tu crois , Landriau ?
LA>DRiAU , de même.
Je te dis que c'est pas dans l'ordre qu'un Français quelconque se repose pendant la bataille.
DESCARVILLE, à part .
Comme ils me regardent ! Ne leur laissons former aucun soupçon sur mon compte, et tâchons d'en imposer à ces pay%an8.
NIVELLE, à Landriau.
Si je lui demandais qui que c'est...
LANDRIAU.
C'est ça, demande-lui qui que c'est.
NIVELLE , à DescarviUe.
Qui que vous êtes ?...
DESCARVILLE.
Un ancien militaire... J'ai fait la guerre, meunier... Je me rappelle encore cette fameuse bataille où j'ai eu deux chevaux tués...
KIVELLE.
Vous !
DESCARVILLE.
Sous mon maréchal-des-logis.
LANDRIAU.
Et ça VOUS a-t-il compté ?...
DESCARVILLE.
Ah ça, dites-moi, mon ami, comment nous voit-on , nous autres Français , dans ce pays-ci ?...
NIVELLE
Je vous dirai ça après la bataille. ( Bniit de fanfares.) Tiens, c'est de la troupe... V'ià les volontaires qui reviennent.
Est-ce qu'ils seraient repoussés ?
DESCARVILLE , à part.
Impossible de les interroger. ( Haut, ) Mon ami , je ne tiens pas à être vu.
NIVELLE
Alors , entrez dans c'te chambre.
y^Descarwille entre précipitamment par F escalier du hangar.)
i.ANDRiAi , à part , rt'gartlant la piccc d'or. V'ià un drôle de républicain lout de même, qui paie avec des rois Guillaume.
SCENK XllI.
LANDRIAU, rsIVELLE, GEORGES, Volontaires, />m> DU^ ER-NET.