SCENE VI. 5i
LAGARCETTE, à part.
Pincé.
julien, bas à Lagarcette.
Avez-vous entendu, mon oncle?
LAGARCETTE.
Quoi ?
JULIEN
Comme elle a dit : Est-ce que vous partez ?
LAGARCETTE.
Ne m'abandonne pas, petit!... (A sa femme.) C'est un voyage, voyez-vous, Mme Lahoraine...
Mme MORAND.
Mais vous reviendrez bientôt?
LAGARCETTE.
Ce soir, si je peux.
Mme morand, baissant les y eux.
Ce soir, vous en avez le droit.
lagarcette, vivement.
Non, demain, ne comptez que sur demain, Mme Lahoraine...
Ritournelle de l'air suivant.
JULIEN
Mme Morand. Mon oncle, dites doncMme Morand. C'est votre femme.
LAGARCETTE.
Oui, Mme Morand!... c'est ce que je voulais dire, Mme Lahoraine... à demain.
Mœe MORAND.
A demain donc, M. Morand.
julien, passant à sa tante.
A vous revoir, ma tante... (Il lui baise la main.) Via Tgenre, mon oncle, v'ià Tgenrc.En avant, les poulots.
CHOEUR
Air : Amis, chantons la barcarole. (Muette.) Lorsque nous quittons le rivage Pour voguer au pays lointain,
Archives de la Ville de Bruxelles Archief van de Stad Brussel
L'hymen n'est pas du voyage, Vlà l'avantage du marin.
Mme MORAND et LES FEMMES.
Lorsque vous quittez le rivage Pour voguer au pays lointain, L'hymen n'es! pas du voyage, Àh ! quel dommage D'êtr* marin î (Ils sortent par le fond, les Matelots à gauche, Lagarcette à droite.)
Mme MORAND, CM foYld.
Adieu, M. Morand j ménagez-vous bien; adieu! adieu!