SCENE II
L'ESTURGEON, L'ESCARBOT, PARISIEN, BALAN- DIER, Mme MORAND, entrant par le fond, venant de la droite,
Mme MORAND.
Ah ï je ne puis supporter plus longtemps ce spectacle.
balandier; il tient son parapluie ouvert. Ni moi.
Mme morand, s' asseyant.
Voir passer ainsi en d'autres mains tout ce qui appartenait à ma jeune maîtresse... ça me fait un mal !...
BALANDIER
Et moi aussi, ça m'irrite, ça m'agace les nerfs.
Mme MORAND.
Ah î c'est que vous avez un bon cœur, monsieur; vous plaignez Mll« Laroche.
BALANDIER
Je plains, je plains les créanciers, madame...
' Il heurie Parisien de son parapluie.
PARISIEN
Dites donc, bourgeois, si vous carguiez vot' cacatois.. - Il sort avec l'Esturgeon.
BALANDIER
Mon caca... quoi... (Comprenant.) Ah ! jecomprends, c'est juste. Je suis tellement exaspéré, j'oublie toujours de fermer mon parapluie... Comment voulez-vous que Mlle Laroche nous paye intégralement? Tout est vendu pour rien. Dès que M. Vincent a offert un prix, ça ne monte plus, personne ne surenchérit.
l'escarbot.
Parce qu'on craint de lui déplaire ; c'est un particulier peu commode et qui a la main malheureuse; il n'a jamais manqué son homme.