SCENE XVI
lagarcette, se jetant de côté.
Oh ! cré coquin !
julien, courant à lui.
Rassurez-vous, mon oncle, ce n'est pas le diable.
LAGARCETTE.
Tu es sûr ?
JULIEN
Oui, ce n'est que son cousin germain.
LAGARCETTE.
Hein?
JULIEN
Taisez-vous, je vous expliquerai ça plus tard.
HENRY
Qu'est-ce donc ?
JULIEN
Rien, M. Henry... (Coup de canon.) c'est mon oncle qui dit que v'ià le coup de partance. A vos avirons, mes matelots...
HENRY
Mais voyons, tu ne m'as rien expliqué...
JULIEN
Qu'est-ce que ça vous fait, puisque tout est arrangé?
BERTHAUT
Oui, grâce à toi!
JULIEN
Le fait est que pour un mousse j'ai pas mal piloté.
hçnry, lui donnant la main.
Brave garçon !
jenny, lui donnant aussi la main.
Cher Julien !
julien.
Vous me donnez vos mains, c'est pour que je les réunisse, n'est-ce pas? maintenant, personne ne pourra plus les séparer ; c'est tout ce que je voulais... (Il baise les deux mains réunies.) Allons, vive la joie ! on fera les deux noces à-la-fois.
Archives de ia Ville de BruxeHes Archief van de Stad BrusseJ
% ACTE il, SCENE XVf.
Deux noces ?
JULIEN
Certainement; il vous en faut une aussi, mon oncle. Je veux enlever la jarretière de la mariée.
LAGARCETTE.
Veux-tu te taire!...
Il lui donne une calotte.
JULIEN
Bien touché! J'ai mon chargement; en route et vive la France !
balandier, entrant; Julien descendant à l'avant-scène ; les autres personnages remontent la scène.
Oui, vive la France ! j'y retourne-
JULIEN
Vous?... eh bien! et vos bêtes?...
BALANDIER
Je les ai vendues.
JULIEN
Bah ! toutes?...
BALANDIER
Toutes.
JULIEN
Alors vous partirez seul?
Tout seul.
JULIEN
Bravo!...