SCENE VIII
voulais vous voir; parce qu'enfin... je vous aime...
JENNY
Dieu !
VINCENT, se levant.
Oh! ne vous effrayez pas... cet aveu n'a rien qui puisse vous offenser, et si je le fais, mademoiselle, c'est pour vous demander votre main.
JEMVY, se levant; après un court silence. Et moi... je refuse, monsieur...
VINCENT
Comment !
JENNY
Vous avez espéré m'ôter la liberté du choix , forcer ma volonté... je refuse.
VINCENT, brusquement.
Vous ne dites pas la vérité, Jcnny !
JENNY, blessée.
Comment?
VINCENT
Non... votre refus a une autre cause.
JENNY, avec dignité.
Quelle qu'elle soit, je n'ai point à en rendre compte ; je suis libre de mes secrets, de mes affections... et nul n'a le droit de m'interroger... de me forcer de parler... chez moi.
Chez vous î... En effet, aujourd'hui encore vous pouvez dire chez moi... mais demain, rien de ce qui est ici ne vous appartiendra plus... songez-y... et moi je vous offre la paix avec tous les plaisirs, toutes les joies de l'opulence...
JENNY
J'ai déjà répondu... mais vous comprenez difficilement, monsieur.
VINCENT, avec colère.
Jenny! je saurai qui peut vous inspirer tant de résolution, et malheur à qui se trouvera sur mon chemin ! JENNY, à part.
Que dit-il?
JULIEN, en dehors.
Elle est ici, mon lieutenant, elle est ici I
JENNY, effrayée.
Ciel ! Henry ! en ce moment !