SCENE I. Ô
LAG.VnCETTE.
Mais qu'est-ce que c'est donc que ce marsouin-là ? Julien ni moi ne l'avons jamais vu.
BERTHADT.
Ce n'est pas étonnant, c'est depuis votre départ qu'il est venu s'établir à la Guadeloupe.
LAGARCETTE.
Ah!...
BEBTHAUT.
Propriétaire de la plus belle plantation de l'île, il ne s'est fait connaître jusqu'à présent que par son opulence et son inflexibilité.
LAGARCETTE.
Oui, il paraît que c'est un gredin fini.
est un homme redoutable.
BALANDIER
Ah bah!
BERTHAUT
Bravant toutes les haines, acceptant toutes les provocations et toujours heureux dans ses luttes, il a réussi à acquérir une influence qu'il doit à l'implacable énergie de son caractère, autant qu'à sa richesse... C'est enfin un de ces hommes que personne n'aime et que tout le monde ménage.
BALA>-DIER
Ail ! diable î il faudra que je lui fasse une visite de politesse.
LAGARCETTE.
Oui. Eh bien! dites donc, par la même accasion ne lui faites pas mes complimens.
BALANCIER
Je n*y manquerai pas.
LAGARCETTE, remontaiit.
Merci... j'vas voir si tout est fini là-bas... Ah ! voilà M"e Laroche avec notre lieutenant...
Il sort.
BALANDIER
Son cousin, M. Henry?... je me retire...
Fausse sortie.
BERTHAÛT.
Restez, je devais vous présenter...
BALANDIER
Non, non, il faut que j'examine la plantation, les produits.
BERTHAUT
Allez, allez, monsieur...
BALANDIER
Ah! mon parapluie... on ne sait pas ce qui peut arriver...
11 prend son parapluie qu'il avait déposé sur une caisse à droite.