‹ Le mouton [microforme] (volume 2)Chapitre 10 sur 30 · TRAITEMENT DES BREBIS ET DES AGNEAUX · texte numérisé non relu

TRAITEMENT DES BREBIS ET DES AGNEAUX

Le moyen de retirer le plns de profit d’un troupeau de moutons doit être la première occupation de l’éleveur. On doit choisir une race qui puisse donner en même temps benucoup de viande et de laine et d’une corstitution robuste. Cette rice est le Cotswold acclimaté au Canada.

Lorsque l’on veut perf: etienner nn troupeau de bêtes de prix, il fant employer une marque qui permette de reconnaître chaque bête individuellemer t et la suivre dans toutes les phases de son existence, Ja suggèrerai un sytème de numérotage qui affecte un rang d'ordre à tous les animaux du troupeau. Celui que jui adouté est de C. H.

Dana de London, Outario. Cet un :nneau plat que vous mettez à l'oreille de la bête, Sur demande votre nom et le nnméro y ert inscrit. Vous tenez un registie matr enle contenant divers renseignements, avec des notes sur la sauté de tous les individus, et des observations sur leur sortie de 11 her:

geiie, soit par la mort, éoit par la ven e

us O e

C’est à l’aide de cet ordre établi duns la !

bergerie, que l’on peut éclairer sa roite, !

reconnaître si l’on a suivi la bonne :, vie ou ! si l’on s’est fourvoyé.

L'amélioration ia plns facile se produit à !

J’aide du métissage dont j'ai parlé plus !

haut, surtout en ce qui concerne la toi- | son. |

Sur Je registre matricule on doit mention- | uer le caructère et le produit de l’animal. |

Une brebis qui donne un bel agneau gros et vigoureux et qui est bonne nourrice doit “tre considérée d’une grande valeur et doit être gardée dans le troupeau aussi longtemps qu’elle donnera de beaux produits.

Le berger devra se rendre familier aux moutons, et en leur donuant du sel ou du grain dans Ja main, ou daus ua plat, par ce moyen il les rend très dociles.

Il vaut mieux qu'une brebis soit plntôt eu bon ordre que trop grasse, mais une bre bis qui est maigre ne produira qu'un chétif agneau ; de même qu’une brebis trop grasse vroduira un agueau faible. Uue nourriture pli8 abondante est alors uécessaire peudant l'hiver et doit être donuée, en commençant,

en petite qnantité.

Le foin, les pesats de pois, les fourrages de lentilles, fanchés verts, la paille d'avoine, la betterave et le chou 4e Siam haché mêlé avec du foin coupé sont une nourriture snffisante pour garder les mctons en très-bon ordre.

Les soins jüue demande la brebis pendant la gestation ont tous pour but d'amener à bon tetme ün agnean en bon état et de pré: parer la mère à l'allaitement. On doit éloigner tons les accidents qui lui causeraiert une émotion un peu vive et veiller à re que le régime qu’on lui fait suivre ne s'oppose point au résultat que l’on espère. Le bergef fera tout ce qui dépendra de lui pour éviter que les bêtes ne sé poussent et ne se serrenb comme cela a souvent lien ; il usera des n'êmes précautions à la sortie de la bergerie, car plus elle s’opérera lentement, moins le flanc de ia brebis sera froissé. La séparation des béliers est nécessaire, car les coups de tête qu'ils lancent à droîte à gatiche peuvent causer de graves accidents, Cette dangereuse période a ordinairement une durée de 150 jours ; l'approche de l’agnellement

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s'antionce 29 à 30 jours d'avance, par un écoulement d'abord pen sensible, qui va toujours en augmentant, par le gonflement des parties sexuelles ; le pis se forme alors. Quand ce dernier symptôme se manifeste sur uue breb:s, il faut la veiller, et la secourir soit par une saignée si l’agnellement est contraire par un excès de force, soit par un breuvage fortifiant si la brebis est trop faible pour expulser le fœtus. L'agneau dans lu pasition normale, se préseute les pieds de devant au-dessous et un peu ätidevant dun musean. Lorsque la tête est dans üue mauvaise position, il faut repousser doncement le sommet de la tête, saisir le museau et lo replacer comme il doit être dans l'état naturel, c’est-à-dire en avant et appuyé sur les jambes de devant. Quelques fois la délivrance est entravée par le cordon ombilical qui retient la jambe autour de la- quelle il est enroulé ; dans ce cas on casse Je cordon et l’on ramène la jambe dans la position qu’elle doit cccuper.

Quand on est obligé de leur aider il faut le faire avec beaucoup de précaution et n’y pas aller brusquement. On doit avoir soin

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de la mère quand elle a mis bas juéqu’à ce qu’elle soit parfaitement rétablie.— Si une brebis perd ses croîts ôtez lai du lait chaque jour, pendant plusieurs jours et mélez un peu d’alun dans son sel.

L’agneau nouveau-né doit être placé près de sa mère, pour qu’elle l’essuie en le léchant ; si elle n'était disposée à remplir cette fonction, le berger devrait l’y encourager en répandant sur le «suvel animal du se], on du son ; si elle s’y refuse, il faut essuyer l’agueau avec du foin.

Lorsque le temps de l’agnrllrment approche, il est bon de séparer, si on le peut, les bêtes qui ne sont pas pleines, et mettre les brebis qui annoncent un agnèlement prochain, dans un enclos séparé, attention que l’on devra prendre surtout le soir.

Il peut arriver deux choses, ou que l’agueau d’une brebis, trop malade en mettant bas où après avoir mis bas, s'éloigne de sa mère, en tète une autre, ou reste abandonné au milieu du troupeau, ou bien que 1la brebis souffrante soit tétée par un autre qui profite de sa faiblesse, de manière que le sien, après être ré, ne trouve: plus rien âu

bis : c’est à quoi on parera en mettañf dans un enclos les brebis qui doiveñt agne= ler la nuit.

Cette séparation est nécessaire lorsque quelques brebis font leurs agneaux plus tard que les autres ; alors on à à craindre qu’ün agüeau fort né fruste le nouveau-né dn lait de sa mère. Il n’est pas rate encore de voir un agneau téter ure brebis qui vient de mettre bas, en passant entte ses jambes de derrière.

Les suites de l'agnèlen'ent, dont il s’emprigne, trompent les brebis, qui l’adopte, ou seul onu concurremment avec le sien.

C’est au moment de la naissance d’nn agneau qu’il importe de veiller; quand il à.

pris de la force, il se tire d’affaire soit en s'adressant toujours à sa mère, scit en té:

tant d’autres brebis dont les agneaux têtent aussi d’autres mères que les leurs.

Ordirairement la mère ne se r« fuse point à se laisser têter et l’agneau lui-même n’a pas besoin d’être Jlongtemrs enseigné par le berger pour s’allaiter cemme il eonvient.

Quand une brebis n’a point de lait, ou vient à moniir en agnelant, ou peu après;

6 doit donner son agneau à ur autre qui 4 perdu le sien ou qui peut en allaiter deux :

on emploie ordinairement un artifice bien connu pour tromper la mère et lui faire croire que Fanimal qu’on lui présente lui appartient réellement. On frotte l’agneaw délaissé avec la pean de celui qui appartenait réellement à la brebis, ou bien on profite de 14 nuit pour le coucher entre les pattes de sa mère adoptive qui le lendemain : se persuade que le petit lui appartient.

Lorsque l’on ne possède pas de brebis dont la mamelle soit disponible, on nourrit l'agneau avec du laït qu'on Int fait boire, soit dans une bouteille munie d’un biberon soit dans un plat, ce qui est plus commode.

On abaisse la tête de l’agneau sur le plat, on Jui passe un doigt dans la bouche, et croyant tenir le mamelon ds sa mère, il aspire le lait avec plaisir ; quelques jours après on lui retire les doigts peu à peu, et il s’accoutume à boire seul, sans qu'on ait besoin dé le tenir, Cet allaitement artificiel a besoin de qnelques précautions nécessitées par Ja différence alimentaire qni existe entre le

lait de brebis et le lait de vache. Il est prudent de mêler au lait une certaine quantité d’eau, et de le présenter toujours à peu près à la même température qu’il aurait en sortant de la mamelle. Néanmoins le jeune agneau éprouve souvent des coliques qui dégenèrent fréquemment en diarrhée. Il est nécessaire alors d'ajouter au breuvage quelque substance légèrement astringente.

L'on recommande comme un bon spéèitique l'emploi de la tormentille en infusion à raison d’une once environ par pinte de lait.

L’agneau doit en outre être tenu dans un lieu bien chaud pour suppléer à la chaleur qu’il aurait reçu de sa mère ; sans cela le froid le ferait promptement dépérir et pourrait même occasionner sa mort dans les premiers jours de sa naissance.

Pour avoir de beaux agneaux, il faut èut donner un bou soin. Quand ils sont assez vieux pour manger un peu de foin, placez sur un côté de la bergerie, un peu de farine d'avoine et mieux de blé-d’inde dans de petits auges très bas et auxquels les agneaux seuls auront accès, au moyen de petits barreaux en avant. Ils mangeront beaucoup et

29 — À ptofiteront en conséquence. Au moment du sevrage il faut leur ménager uu pâturage à la fois abondant et sec. Il faut enfin ne rien épargner pour acaélérer la croissance des agneaux, Car c'est de la rapidité avec laquelle ils croissent, sans éprouver d'arrêt dans leur développement, que dépend en très-grande partie leur beauté comme animaux adultes, et leur vigueur pour toute Ia vie.

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