‹ Le mouton [microforme] (volume 2)Chapitre 20 sur 30 · DU TIQUE ET POUX DE MOUTON · texte numérisé non relu

DU TIQUE ET POUX DE MOUTON

Le tique du mouton connu généralement sous le nom de poux de mouton est trop bien connu pour nécessiter une description.

Je donuerai seulement une description du poux de mouton qui généralement n'est pas connu, Il est petit, sa tête est rouge et le <orps d’un jaune pâle. On le trouve chaque côté du cou, en dedans des cuisses et des jambes de devant du mouton, où il cause beaucoup d’irritation.

Symptôme.—Le mouton ne cherche qu’à se frotter.

Traîtement.—Dans 20 gallons d’eau prêt à bouillir er que l’on met dans une grande cuve, on met quatre livres de tabac, on ajoute ensuite une livre de souffre à ce liquide, que l’on brasse et que l’on garde à une température de 120 degrés, de manière que l’on puisse endurer le bras. Alors on plonge le mouton environ trois minutes, Ayant soin de lui tenir la tête en dehors de Veau. Pendant que le mouton est debout dans la cuve, on presse la laine pour en faire sortir le liquide. On met ensuite ls

mouton dans un lieu chaud si c’est en hiver.

Ce remède est applicable dans toutes les saisons pourvu que l’on soit prudent dans son application,

MÉTEORISATION ou BALLONNEMENT.

Le pâturage des moutons sur des champs de trèfle fauchés, et en général sur les prairies légumineuses, surtout lorsque après une rosée, les plantes ont subi l’aetion directe du soleil et que les animaux y ont été conduits étant affamés, produit souvent ceb accident. Le meilleur moyen de l’éviter est de ne conduire sur ces pâturages les moutons qu'après qu’ils sont à moitié rassasiés par un séjour de quelques instants sur un pâturage naturel voisin. Et encore faut-il ne les faire consommer qu’avec les plus grandes précautions. Lorsque les moutons sont ballonnés, une ou plusieurs doses d’eau fortement salée, que l’on fait prendre par force au malade et à grandes gorgées, peuvent suffire pour arrêter la marche de l'accident. Arrivée dans la panse, l’eau salée s’oppose à la fermentation des aliments

RE

qui y sont contenus ; par sa température basse, elle condense les gaz déjà développés à la suite de cette fermentation.

Le plus rapidement efficace de tous les procédés, pour combattre la météorisation sur un grand nombre d'individus, c’est la ponction du rumen ou de la panse. Celui-là est infaillible. On plonge sans ménagemenrt dans le flanc gauche, vers le centre de la partie supérieure de cette région un instrumont spécial appelé trocart, et qui se compose d’une tige effilée et d’un tube ou douille, que la partie tranchante de la tige dépasse un peu vers son extrémité. Une fois le trocart introduit dans la panse, on retire la tige ; la douille reste dans la plaie et les gaz accumulés dans le rumen s’échappent avec impétuosité et bruit par la lumière du tube. Lorsque les accidents sont conjurés, on retire le tube. La petite plaie qui reste se cicatrise ensuite très-vite et ne nécessite que des soins de propreté.

GALE. k Cotte maladie est une des plus graves

parmi celles dont le mouton peut être atteint, lorsqu'elle a pris une certaine extension dans le troupeau. Elle est éminemment contagieuse. Il est très-important, pour ce motif, d’en saisir la première apparition et d'y remédier. Elle débute en général d’une manière restreinte, sur quelques places de la peau d’un ou plusieurs animaux, Son premier symptôme apparent est la démangeaisou. Le berger ne saurait donc être trop attentif aux individus du troupean qui se tirent la laine. Les causes les plus ordinaïres de la gale, sont l’insuffisance de l’alimentation et ia maipropreté, qui affaiblissent la constitution des animaux.

Iraîtememt.—Tondre les moutons et les baigner dans la composition citée précédemment pour les ponx de moutons; on enlève les croûtes en nettoyant à fond la peau, puis on frotte la partie malade avec des feuilles de tabac.

CACHEXIE AQUEUSE ou POUR- RITURE.

. Tous les cultivateurs savent que cetie

maladie attaque surtout les troupeaux qui fréquentent des pâturages humides, etqu’elle se caractérise au début par la pâleur de la mombrane de l'œil, accompagnée dans les cas extrêmes par un engorgement œdémateux de la gorge, sorte de tumeur d’apparence goîtreuse qui lui a fait donner le nom vulgaire de bouteille. Il importe donc encore plus d'en prévenir l’apparition par un bon régime hygiénique que de se mettre en mesure de la combattre lorsqu'elle existe.

On évitera certainement la pourriture, dans les pâturages insalubres qui la font développer, en ne faisant consommer ces pâ :

turages qu'avec de grandes précautions, en conduisant d’abord les moutons sur des lieux secs ; et partout, lorsque la saison est humide, en distribuant à la bergerie des aliments toniques, de l’avoine par exemple, avant de mettre le trouperu dehors, en ajoutant du sel à la ration et de la ferraille dans leur eau.

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