‹ Le mouvement idéaliste en peintureChapitre 20 sur 33 · PAUL RANSON · texte numérisé non relu

PAUL RANSON

M. Ranson a commencé par se complaire en l’arabesque pure.

Il a tiré du seul accord des lignes décoratives des effets intéressants. Il y joignit parfois des fonds monochromes, de tons intenses. Puis ce jeu linéaire s'est assagi, tendant à un but ornemental plus déterminé. Les aspects adroitement enchevêtrés se sont réalisés davantage en tant que personnages, tandis que s’ajoutaient des teintes variées en harmonie avec le sujet. Ainsi l'artiste s'est révélé dans d’amusants projets pour des bordures de papier peint. Surtout dans des maquettes de tapisseries, dont lui-même, surveillant l’exécution, appropriait et perfectionnait le point.

Si l'on en juge par ses derniers travaux, M. Ranson est appelé à faire beaucoup pour l'art usuel décoratif, dont on se préoccupe fort à l’heure présente. Ce fameux style xix® siècle, que nous allons peut-être conquérir — quand nous entrerons dans le xx°.

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