‹ Le mouvement littéraire contemporainChapitre 28 sur 76 · Blattre Guérin · texte numérisé non relu

Blattre Guérin

samraent opposée à Séraphine *, Maximilien, type du « jeune homme pauvre *; » chez Dumas, Nanjac, rofficicr candide ', Gérard, l'ingénieur fervent et chaste *, mistress Clarkson, la vierge du mal *, Montaiglin, le mari clément, auguste et bénisseur *, Cantagnac, le mystérieux agent de je ne sais quelle société occulte formée pour l'exploitation du génie ^, Nour- /ady, le nabab romantique, l'Antony millionnaire, le Monte-Cristo féru d'amour *. Tous ces personnages, les uns plutôt romanesques, les autres plutôt mélodramatiques, ont été visiblement faits « de chic » et ne doivent rien à l'observation de la réalité.

Ce ne sont pas seulement les personnages, le style, l'action, qui sentent le « théâtre », c'est aussi la morale. Augier et Dumas lui-même ne se hasardent guère à mettre en scène la vie réelle dans ce qu'elle peul avoir de bas et de laid. Et surtout l'un et l'autre, Augier principalement, perpétuent des conventions surannées, lesquelles, du reste, ne furent jamais conformes aux mœurs sociales. Voit-on ailleurs que sur les planches un garçon sans fortune, mais d'avenir, faire tant de difficultés pour épouser une héritière? ou bien le fils d'un failli croire que la société le repousse, qu'il lui faut cacher au désert une vie couverte d'opprobre? Le théâtre a sa morale. Plus

Page 1