La Contagion
venlionnels : non seulement Verdelet opposé à Poirier *, mais le duc de Montmeyran au marquis de Presles ', Thérèse à Séraphine ', Sergines à Vernouillet *. De là ces « trucs » par lesquels il dévie souvent le cours des choses : un Paul Forestier de la vie réelle s'enfuirait avec Léa. De là enfin ces gauchissements, quand son sujet risque de choquer : le véritable sujet des Lionnes pauvres, c'était, comme il le dit, la prostitution dans l'adultère. Mais Séraphine, qui devrait être le personnage capital, laisse le premier plan à son mari. Et pourquoi? Tout simplement parce qu'Augier, il nous en fait l'aveu, a eu peur de fâcher le public '.
Alexandre Dumas passe à juste titre pour moins timide. Lisons cependant la préface de V Étrangère. Il y prend la défense de toutes les conventions que luimême n'a pas osé violer. Plus hardi qu'Augier sans doute, Dumas n'appliqua souvent sa hardiesse qu'à imposer du faux. Nous l'applaudissons sur le moment, car il est aussi habile que hardi. Mais, une fois baissé le rideau , dès que nous nous sommes ressaisis, voici les « ficelles » qui se découvrent, voici les personnages qui montrent leur mécanique, voici la thèse qui trahit ce qu'elle a de spécieux et de fallacieux. Il « met le public dedans » : c'est là le triomphe de son arl comme l'article essentiel de sa doctrine. Et, si la logique impérieuse de Dumas ne nous permet pas
i. Le Gendre de Monsieur Poirier.