Strongoni, qui mourut d'une manière oV)scure
L'an passé, n'avait pas vécu très clairement;
Craignez Foulque après boire. Aide après un serment;
Squillaci roue et pend; Malaspina s'adonne
A mêler la jusquiame avec la belladone... 5i5. Sixte étrangla Thomond, Urbin extermina
Montecchi; le vieux Gôme égoi-gea Gravina; Sao. Jean massacre Borso, Pons dérobe le sac
Que Boccanegre avait laissé dans sa gondole... 58a. Guy tue Alphonse afin d'être comte romain...
Ainsi, l'un étrangle, l'autre égorge, l'un massacre, l'autre tue, un troisième extermine, un autre roue et pend, un autre empoisonne, un autre vole; c'est la banalité même. Hugo, avec la même facilité de plume, continuait :
Este n'est qu'un faussaire... est bigame
Pons qui tient Pignerole, Cosme qui lient Bergame,
Bernard Tumapailler, comte de Fezensac...
Le trait ne venait point : la liste restait sèche et sans caractère, malgré l'apparition du dernier personnage, dont Moreri (article Armagnac) lui avait révélé le nom retentissant et le titre sonore.
Alors Hugo, pour remédier à la froideur, créa de toute imagination un épisode :
Ezzelin est faussaire [Ottobon] est bigame Litta fait poignarder pai- derrière à Bergame
Poggi ou Sfopce Jans un bal
5ig. Bernard Tumapailler, comte de Fezensac
Bal, c'est du décor italien; par derrière^ c'est de la traîtrise locale.
Puis il utilisa une fantaisie de la première heure ' :
534- L'armée au premier choc plie, et ce guerrier rare Prit la fuite, et revint en chemise à Ferrare, Après avoir été volé dans le chemin.
Enfin, un souvenir d'Ugolin, rongeant le crâne de Ruggiero :