Il a vu les plus fiers, Bonifacc et Ghandos
Puis il a douté de la fierté du vocable : Boniface, ce n'est pas un nom de héros, et Requesens a pris sa place.
L'article Final, point de départ des recherches, a été de tous le plus mis à profit.
« Final ou Finale, dit Moreri, ville d'Italie, avec titre de « marquisat, au roy d'Espagne. Elle est sur les côtes de « la mer de Gênes, entre Savone et Albengue. Ce inar- « quisat n'a que six milles de long du côté de la mer où a il y a pour limites deux pointes de montagne. 11 a été « longtemps à la maison de Carreto, comme je le dis ailleurs, « et les Espagnols la surprirent en 1602, et firent mourir le
I. Nous avons vu (p. 2o3; que par ailleurs ce détail contenait une allusion contemporaine. Les deux sources ne s'excluent pas. Hugo recherchait précisément dans l'histoire du moyen âge des répliques aux événements actuels.
« dernier de cette maison (voilà bien notre Fabrice). Final est « entourée de murailles avec un bon Château flanqué de « quatre Tours et élevé sur une montagne dont l'avenue est « gardée par deux Forts « :
I . Tout au boi'd de la mer de Gênes, sur un mont Qui jadis vit passer les Francs de Pharamond... i63. La montagne a pour garde, en outre, deux châteaux, Soldats de pierre ayant du fer sous leurs manteaux.
L'article Final renvoyait le chercheur à Garreto, et c'est l'article Carreto, qui, en signalant Witikind comme la tige des seigneurs de Final, a introduit par contagion historique, les Francs et Pharamond, bien étonnés de se voir en ce marquisat :
Morerî.
Carreto. La famille de Carrelo, une des plus nobles et des plus anciennes d'Italie, a été féconde en liommes illustres : on prétend qu'elle lire son origine de ce Witi/cind, prince de Saxe, qui fut soumis par Cliarlemagne. Quoy que cela me paroisse un peu fabuleux, je veux pourtant rapporter ce que divers auteurs en ont écrit. C'est quAleram, fils de ce Witikind, laissa Otlion, Guillaume, Tbetes et Bonifacfi de qui sont venus les marquis de Savonne, d'Intifad, de Ceva, de Busca et de Saluées. La maison de Carrelo a été une branche de cette dernii^re qui a pour lige un certain Anselme, et c'est de luy qu'csl descendu Galéas qui vivoil sur la fin du xv siècle. Les Génois le chassèrent de Final pour avoir suivi le parti de Pliilippcs Marie Visconti, duc de Milan ; mais il eut le moyen de se faire rétablir : il fut heureux par lui-môme et par ses enfants. Allonse X"... /^aftoce, Grand-Maître de Rhodes, Charles Dominique, cardinal, et Louis Aloïsio, évoque de Cahors. Alfonse de Carreto I fit travailler aux fortifications de cette place, et l'empereur Maximilien I l'honora de la qualité de vicaire de l'empire et luy donna le pouvoir de faire battre nionnoye.
Philippe H, roy d'Espagne, usurpa Final en 1571... Les Espagnols, sous prétexte de faire embarquer quelques troupes, furent reçus dans Final, et ils assiégèrent la citadelle où commandait Jean Alberigo Carrelo qui fut obligé de la leur rendre, mais Alfonse s'élant plaint de cette injure à l'empereur, celuy-cy y envoya des députés à qui les Espagnols répondirent qu'ils éloient venus trop tard et que le roy d'Espagne avoit agi sur des raisons que l'empereur ne désaprouveroit pas. Los Espagnols menèrent chez eux le marquis et le firent mourir.
Ratbert.
7. L'enfant est Isora de Final, héritière Du fief, dont ■\Vi/j7i:i)i^ a tracé la frontière.
Ils se montrent Final, la grande cime sombre Qu Otlion, fils (ÏAléram le Saxon, crénela... 171. Le filsde Witikind, vieilli dans les combats, Othon, scella jadis dans la chambre d'en bas