‹ Le moyen äge et la renaissance, histoire et description des moeurs et usages, du commerce et de l'industrie, des sciences, des arts, des littératures et des beaux-arts en Europe. Direction littéraire de Paul Lacroix, direction artistiques de Ferdinand Séré. Dessins fac-similé (volume 3)Chapitre 34 sur 68 · AA · texte numérisé non relu

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r'-'^^V'"'^ (ulf'cs. On fil aussi usage très-frëquemnienl, vers celle époque, des lellies capitales placées en lète des cliapilres : on développait les ornements de ces initiales sur tonte la hauteur de la page , afin d'y représenter, par la peinture, des sujets analogues au texte du livre. L'Êvangéliaire latin, numéro 665 du Supplément , en est un des plus beaux exemples. Notre iiorduie n" Vi odreun modèle tiré de cet Évang('liaire : l'élégance du style (les Miniatures ne peut être comparée qn'ii la lincsse de leur exécution. On doit encore regarder connue un des plus Leaux manuscrits de la même époque, le Romun du Saint-Graal , n" 6769. Tels sont les principaux exemples de larl de la .Miniature, d'après des manuscrits datés qui peuvent servir à son histoire en France pendant le treizième siècle.

L'Allemagne n'avait pas encore subi au même degré l'influence golhi(|ue. dans rorncmenlalion et la peinture de ses manuscrits. Cependant on v voit déjii apparaître les premières formes de ce genre nouveau, qui tendait alors à remplacer les traditions de l'art roman ou bysantin. Deux beaux volumes latins, exécutés en Allemagne^ servent à constater ce fait : tous deux sont ornés de grandes lettres à personnages, et contiennent le texte des Décrétales de Gratien (Bibl. Nat.. n" 388i et 3884-'\ On peut encore citer, pour la belle ex(''cution de ses lettres ornées, un autre nianuscril latin. (|ui porte le n"79fi (Lectionnaire;. Mais Iceuvre la [ilus remar(|uabl('. attribuée à un artiste allemand de la fin du douzième siècle ou du conunencenient du treizième, se trouve dans le volume coté 2287, de la lîibliothèque Nationale : c'est une figure de saint Grégoire , dont le style tout paiticulicr est d'un beau caractère, ([uoique d'un coloris jtlat et terne. ( PI. XV.)

L Italie ('tait alors l\ la tète de la civilisation en toutes choses. Elle avait complètement Iw-rilé de la Grèce, qui avait bien dégénéré pour l'art de la |)einture. Le génie de la Grèce s'éteignit bientôt pour ne plus se lallumer.

Après avoir ('-tudié les peintures de manuscrits exécutées en France. au lieizième siècle, il est impossible de n'être pas frappé jtar un fait <|ui se reproduit liabiluellement : c'est (|ue toutes les Miniatures des livres de tbé'ologie sont evidenuuent dune ext-culiou bien plus belle et plus soignée, d'un dessin bien [ilus correc t, que les Miniatuies des romans de chevalerie, des ( lii'oni(pies, etc.. du même lemjis. Doit-on <'n conclure que l'inspiratidiireligieuse produisait seule celte superioi'ité de larl religieux, et (|ue les idées mystiques ('laient assez ('levées chez les arlistes pctur sui'excil«'ileur talent lorsqu'ils avaient à tiaiter des sujets jneux".' Faut-il croiic plutôt ipu! les monastères avaient seuls assez d'argent pour payer k'S travaux des artistes les plus renonunés? On a pu remaiwpiei'. en ellél . (pie la plupart des Miniatincs (|ue nous avons choisies, aliu d in(li(piei' les variations de larl ddiuer les mainiscrits jus(|u'au treizième siècle, sont

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lirées des biltles, des évangiles, des missels et des traités ili(''oloij;i(nics. Mais il faut l)ien reconnaître aussi que, jusqu'au treizième siècle, ce sont là les seuls ouvrages dans lesquels on puisse trouver des peintures de quelque UK'rite. N'oul)lions pas (|ue les corporalions monastiques absoibaienl presque entièrement la richesse et le pouvoir: elles seules pouvaient donc faire exécuter et récompenser tant de chefsdœuvre, aujourd'hui h peu près inconnus, (jui font toutefois l'orgueil de nos établissements publics. Les seigneurs étaient . en ce temps-là . absents ])our de lointaines expéditions, ou occupés en France par des querelles intestines qui leur laissaient peu de loisir, et peu d'argent surtout, pour encourager les lettres et les aris. Dans les abbayes et les couvents, il y avait des hommes, simplement soumis à la règle de l'ordre, qui n'avaient fait aucun vœu, et qui rachetaient lems péchés , non par de longues et dévotes pénitences, mais en enrichissant de magniliques peintures les livres destinés h ces communautés ; ils recevaient , en échange de leur labeur, toutes les choses nécessaires à la vie : ils pouvaient ainsi employer une partie de leur existence, s'il le fallait, il l'ornement d'im seul livie.

Voilà ce (pii expli(pie aussi labseme habituelle des noms d'artistes dans les livres à Miniatures, principalement dans ceux écrits en latin. Cependant, dès le treizième siècle, lorsqu'on songea à représenter, dans les chroniques et dans les romans de chevalerie, les combats et les scènes agitées du monde civil et militaire, il se trouva des artistes tout prêts il se livrer à ce nouveau genre de composition. Pour les époques plus récentes, on ne sait pas, néanmoins, les noms de ceux (]ui exécutèrent de si belles peintures historiques; mais on peut supposer, d'après la multiplicité des manuscrits, et surtout des romans et c!ironi(|ues . dès le treizième siècle , (jue le goût des livres nacpiil alors parmi les seigneurs, (pie ceux-ci créèrent des biblictthèques particulières, et que des artistes laïques existaient déjà en grand nombre. (On connaîl le pcintie Henry qui a exécuté le volume n° 7019-^ de la Hildiolhèque Nal.) Mais si les noms des artistes sont resti's ignor(>s. c'est cpie. en général, ils avaient toujours des fonctions plus ou moins relevées dans la maison d'un prince ou d'un gi'and personnage, et que, à ce litre,

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Eï LA lîENAISSANCE.

(les pensions leur étaient assurées, qui leur permettaient de se livrer à tout leur amour de l'art, poui' complaire à leur maître ou seigneur.

Nous avons acquis la preuve de ce dernier fait, en éludiant avec attention les Etats de la maison des ducs d'Orléans aux quatorzième et quinzième siècles. On y voit que le peintre de prédilection du prince Louis d'Orléans, Colard de Laon, avait le titre de son valet de chandjre; un autre altiste était en même temps huissier de salle : il se nommait Piètre Andié. Ces artistes distingués exéculaient toute espèce d'ouvrages de leur profession : après les manuscrits, c'étaient les tableaux sur bois, les armoiries, les harnois de joute , etc. Mais les devoirs de leur charge pesaient toujours sur eux; ils n'en étaient nullement dispensés, et l'on peut consialer même que l'on ne craignait pas de les détourner de leurs occupalions de peintre pour des motifs assez frivoles. Ainsi, Piètre André était convoyé en mission, tantôt de Blois à Tours, « poui' quérir certaines choses pour la gésine de Madame la duchesse »; tantôt de Blois à Romorantin, |iour savoii' des nouvelles de Madame d'Aiigoulème, «que l'ondisoit esire fort malade. »

Quant aux artistes qui vivaient exclusivement de leur profession , les uns exécutaient des ouvrages plus vulgaires, des lablcuux bnioisl ou .uitres, que l'on vendait aux passants, à la porte des églises : on désignait ces peintres par le nom peu ambitieux d'enlumineur. Quelques-uns ti"availlaienl de leur métier, sous la direction du peintre en titre d'un scigneui-, et alors leur nom ne figurait que sur la cédule qui ordonnait de leur paver quel(|ues sols parisis pour leur hesofjne. De là. sans doute, l'ignorance dans laquelle on est resté à l'égard des noms de tant d'artistes éminenis dont l'existence ne nous est révélée que par leuis œuvres. L'élude des Miniatures exécutées pendant le quatorzième siè( le. ollrr un iiit('Tri tout particulier: les scènes ilc la vie intime , les usages et les ( royances poi>ulaires. comme les grandes cérémonies publiques, sont irprc'scntés en regard d< s textes hisloiirpiesou des n'cits chevaleiescpies de cette ép(jque. Onyremaïque déjà quehjues portraits. Knlin la caricature, celle arme qui de tout lenqisa ('U' si puissante parmi les Fiançais, ( onmience à se niontrei' avec sa (inesse railleuse cl ( aiisti(pie. Le clergé cl suitoiil les f(ninies, en (<iiil ordinairement les frais. La ( licxalcric ci les nitt'uis des seigneurs n'y sont pas non plus (''|»argn(''es. La nivautc seule s(inble être un peu à l'abri de ces atteintes saliri(pies.

En remontant aux premières aimées du quatorzième siè( le , iiuiis trouvons, dans un niaïuisciit date'' de L'il.'J (Hibl. >'al.. n'S'iOi. E. Lat.). des Miniatiiii s. plus iiilcicss;inlcs par les scènes (pi'elles iclracciit. que pai' leur cm'm iilioii , lai|iiclle laisse bcau( oiqi ii (K'sirer. Toutefois, l'ailisle a deploxi' tout sdu talent

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dans les six premières ; elles représenlenl le O roi de Navarre armé chevalier par son père Philippe le Long, et diverses cérémonies qui } se rai)porlent à cet événement. Mais on doit cilei' de préférence, comme d'un intérêt tout spt'cial , les peintures qui représentent les docteurs de l'Université, ('^. /y , '^, des philosophes discutant, des juges rendant la justice, diverses "^y scènes de la vie conjugale, des chanteurs s'acconqjagnant sur le vio-

r- — " Ion, et divers instruments d'agriculture, lois (jue charrue, char. etc.

~'~- ' Connue on le voit, ces sujets de la vie privée ajoutent au mérite

-.. , matériel du volume que nous venons de mentionner. Indépendaiu-

ment de la même particularité qui recommande aussi une Vie de Saint Denis, traduite de l'espagnol et dédiée au roi Philippe (de Valois), ces manuscrits, n" 7933-7935, nous montrent, d'une manière bien plus j>ositive. l'élal de l'ait au commencement du quatorzième siècle, où le gothique du siècle précédent était encore dans toute sa viLaicur. du moins en France. O que nous avons dit des Miniatures du Psautier de Saint Louis peut s'appliquer à celles qui datent de la première moitié du quatorzième siècle. Toutefois, le style gothique perd déjà de son caractère, et tend évidemment à arrondir ses angles uudlipliés : les brisures sont moins nombreuses, les enroulemenls de roinementation plus fréquents, et ils se développent sous des foinies ■ plus légères et plus élégantes. C'est ce qu'on peut voir dans un manuscrit du fonds de La Vallière, n° 41 , et dans une Vie de Saint Louis. U" 10:509-'. à la P>ibliothè(jue Nationale. Mais, à partir du règne du loi Jean U . le progrès dans les arts est notable : les teintes des Minialures sont mieux fondues, le dessin est plus correct, les animaux sont |)his (exactement reprc sentes. Plusieurs documents de ce lenqjs iîous ont conservé le nom de Jean Costey (ou Costa), excellent peintre de manuscrits et de tableaux, sous ce règne et sous celui de Charles Y. Entre autres volumes exécutés à l'époque du roi Jean, il faut citer une Chronique universelle, n., 0S90, destinée au dauphin Charles. Enfin, un autre volume se recommande par ses peintures satii-iques; c'est le lioman de Faitrel. iv CSI2 i Planche \VL, dans lequel on remarque des charivaris populaires très-originaux.

Mais la période, pendant la([uelle Chai les V occupa le trône de France. est une de celles (jui ont produit les plus beaux monuments de peinture et de j)aléographie : on les leconnaît facilement, soit au portrait de <■»■ roi. qui revient sans cesse dans les Miniatures, soit aux bandes tricolores (pii entourent ces peintures. Il suHit de citer quelques-uns de ces

LK MOVEN AGE ET LA RENAISSANCE

MinuUurcs des manuscrits.

Itiktiiu rt (iuUarii ri.

XIV» SIErXE.

Miniaturo tirée du llnmnn Je l-'tiuvel . mi». — (Bibliothèque nslionalo de Paris.)

¥ &rrt dirrill.

MINIATURES PI XVIL

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ÏTB nnnfliii^.. v't .iHOir .lumnt tr t)lltâncc ■JuKov an îCof ïrs tviimuie rômc î)u Vmita Innjrrfurv-tiiupicnt IrmpTrur' U'Ki'VfHoKpvTrprtimmn* rfcllïuulf mnrinciit Bu ciclTi- ^npïxi: Ix'iïr It ttlui, an ans arme» Ir ftniifvf tpn-iXTusi anlt,

-^j' KT I.A nKNAlSSANCI'.

~^ inanuscrils pour indiquer les plus belles de celle époque; telles sont celles de la Bible n" 6701, d'un Rational u" 7031 , d'une Iraduclion de Valère Maxime, S. F. 2794. et d'un admirable exemplaire des Chroniques de Sainl-Drnis, n" 8393. (Planche XVII.)

Un prince rivalisait seul alors avec Charles V, par ses largesses envers les habiles artistes de son temps, et par sa passion i»our les bàli- •^jéj i inenls, les bijoux, les reli(iues et les objets dart : c'était le duc .lean de ^ 8 Berry, frère du roi. Mais si Christine de Pisan a célébré les louables dispositions du sage monarque à l'égard des lettres et des arls. d'autres annalistes plus sévères oui, au contraire, épuisé tous les mots de la langue pour faire au duc Jean une renommée moins flatteuse. Nous ne pouvons ce[K'ndant nous empêcher aujourd'hui d'excuser et même d'honorer tant de fastueuses prodigalili's, (pii ont enfante' de si nombreux chefs-d'oeuvre de peinture. Ces ineslimal)les monuments, contre lesquels la moi'alilé de l'histoire ne i)eut plus rien h présent , forment Jj une des principales richesses de nos colleclions nationales. La libniirir du duc Jean était déjà très-célèbre de son temps : sa réitutaliou. iiicn mérilée.n'a fait que s'accroître depuis l'époque uù ce prince, insliniil cl libéral, la conqiosait ;i giands frais. (|uoi(jue cette splendide bibliolhèque ne soit pas venue loutenlièrejusqu'à nous. Cestà peine si l'art modeiiie. avec toutes ses ressources et tous ses perfeclionnemenls, pourrait se flatter d'égaler les prodiges de l'a ri du (pialorzième siècle. Nous nous conlenleions de citer quehjues volumes, dont les {joinluies représenleni l'i'lat le i>lus avancé de l'art de la Miniature à celle époque, et il n'v a rien à diie pour les reconnnanderii l'admiration des hounnes de goût el desavoir. Ce sont : 1' deux livres<le prières, l'un lalin, n" i>l9, el laulre français el lalin, n" 2015 S. F.; 2" les Merveilles du .Monde, n"7S92. elc. La maison royale, au quatorzième siècle. éi;iii la source de tous les encouragements décernés aux arls el aux lellres (voyez la bordure n" I .'i. lirc'o des Ileuies du duc d'Anjou, F. La Vall. . n" 127; : l'iuforhuK' Chailes VI ne ralmiil poinl celle inq)ulhion douut'c par le loi. sou I>ère; le second des (ils de Charles V, Louis, duc d Orléans, parlageail vivemenl la noble sympalhie des ses ancêtres pour less('|il arlslibé-raux. ai-mi les manusci-ils qui ont été exécutés par ordre de ces deux princes, il en est plusieurs (jui constatent l'état de la i)einlure jus(iu'aux premières annc-es du i|uiiizièuie siè<le. (>'('sl «l'abdrd, pour Charles VI, le l.inc di's Driudiidcs cl lifpinisi's de P. Salnion. admiialile volume. d(int tous les |tei'soimages peinis soni de véritables porirails, d'un ti'avail achevi'-. Toutefois , les chels-d'o-uvre dc l'école fi-ançaise à (elle (-pcxpie sont les Miniatures de lieux liadur lions des i'niniics ilhislrcs de Boccace (ir' 7(l'.il el S. I". .'i'iO-N de l:i l)ii)l.

Nalionalc : le coloris est des plus beaux, le dessin assez correcl, el déjii la perspective s'y nianifesle. Quanl aux livres de la librairie de Louis dOiléaiis. on peut facilement les reconnaître au milieu denosbibliolliiques, soit par le porliait de ce prince que l'on retrouve en tète de quelques-uns, soit encore par ses armes ayant deux loups pour support. (Planche XYII bis.)

Le progrès dans les arts du dessin était donc alors très-déclaré en France depuis un demi-siècle environ. Deux genres nouveaux apparurent durant cet inti-rvalle de temps: les Miniatures en camaïeu et les Miiiialures en grisaille. Dans le premier genre, les plus belles [teintures sont celles des Petites Heures de Jean, duc deBerry: les Miracles de Aolre-Dame , etc. Les grisailles sont moins soigneusement exécutées ; on en trouve pourtant de remarquables dans les Manuscrits n"' 6ÎMC. 0986. 7020, etc. (Planche XVIII.) Quelques noms d'artistes nous sont connus, entre autres ceux de Pierre Remiot (en 1390), Jean de Saint- Eloy, Perreis de Dijon. Colin de Lafontaine. Copin de Gant (en 1397).

Mais, dans les autres parties de l'Europe, l'art d'orner les manuscrits n'était pas également développé. Les Miniatures, ouvrage d'un peintre anglais, dans le volume n° 765 (Bibl. Nation.), manquent de goût : les personnages ont le corps élroil , roide et long; les tètes sont (h'inésurément grosses; l'ornementation eslloui'de, el l'archilecture allècte des formes moins giacieuses que celles qui étaient usitées en France. En Allemagne, les articulations gothiques, dans les contours de l'archilecture, sont encore plus accusées; elles le sont, ii la même époque, presque autant que durant le règne de saint Louis : les Miniatures du mamiscrit n° 511 (Bibl. Nation.), attiibuc'cs à un artiste allemand, quoique d'un dessin correct, ont un aspect barbare. Ce ne fut don( (pien Italie, que la perfection dans l'art de la Miniature se développa au plus haut degré ; du moins, on en juge ainsi :i la finesse des figures, il la n'uularité du trait et à l'élégance des ornements de la Bible du pa[)e Clément VII (voyez la boidure n" 14 et planche XIX), conservée il la Bibl. Nationale. Lat., n' IS. ainsi que par les volumes n"' 6069 T. et 7242 A. L., d'où nous avons tiré notre planche X\ la premii-re partie représente un portrait de Pétrarque d'après un(> peinluie contemporaine, et la seconde, un sujet tiré de VArl de la Guerre de Végèce). Mais les peintures des céi'émonies de l'ordre du Saint-Esprit, fondé \)nr Louis d'Anjou, roi de Sicile, en l'année 1352 ((jue l'on trouve dans le volume n" 36 bis, F. La Vallière . sont évidenmienl les plus belles de celte époque (voy. planche \X1). On remarque surtout, dans le même manuscrit, les beaux portraits en camaïeu du loi et de la leine. Un

Miniatures des Manuscrits, PI XVI ï bis.

Ferdlnanil Sit.' .M

Diiiuii II (^nllord

Miniatures cxtiaitci : 1" des Mojimei royalti , ()ar lo Père Salmon; i" dos Femmea reniimméti ; 3* des Verluê tl Omemenlt dti Hnyi. (M»9. de la Dibl. not. de Paris.)

¥ . Avtt dirrtil.

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