‹ Le moyen le plus sûrChapitre 12 sur 26 · PI>SO · texte numérisé non relu

PI>SO

Je n'ai yu personne, mon Colonel.

LE COLONEL

Mais OÙ te tiens-tu donc?

PINSON

A la cave, où j'aide Picard à mettre du vin en bouteilles : pour lors, je n'ai vu que Picard, le vin et les bouteilles.

LE COLONEL

Maudit ivrogne, que ne le disais-tu ! Appelle le factionnaire.

PINSON, s'avançant près de la porte du fond et l'cntr'ouvrant.

Holà ! gueurnadier ! arrive à l'ordre (a part.) Qu'est-ce qu'il a donc ce malin, le père Tapedur?

LE COLONEL

Morbleu! si l'on s'est joué de moi, je punirai sévèrement. (Le factionnaire entre et présente les armes.) Depuis quand ètes-vous en faction?

LE FACTIONNAIRE

Depiùs dix heures et vingt-cinq tours.

LE COLONEL

Quoi! quels tours?

LE FACTIC?::: AIRE.

L'allée et la venue devant la porte, trente pas.

LE COLONEL

N'avez-vous pas vu un sous-ofBcier sortir de chez moi ?

LE FACTIONNAIRE

C'est possible, mon Colonel.

Il portait des papiers ?

LE FACTIONNAIRE

C'est encore possible.

LE COLONEL

Était-il seul ? de quel côté est-il allé ?

LE FACTIONNAIRE

C'est toujours possible, mais je n'ai rien vu, attendu que cela n^ue concerne pas.

LE COLONEL

Que diable dites-vous donc ?

LE FACTIONNAIRE

Je dis, mon Colonel, que je ne connais que ma consigne. Je dois voir ceu\ qui entrent, je les vois : je fais déposer les bâtons, les chiens et autres incon?;ruités dans ma guérite. Quant à ceux qui sortent, on ne m'a pas dit de les voir, je ne les vois pas; c'est pas dans ma consigne.

LE COLONEL

C'est bon, retoinnez à votre poste. (Le factionnaire sorL) Ah ça! Pinson, tu ne manques pas d'intelligence; mais as-tu encore uu peu ta

tète ?

Je la possède toujours pour vous obéir, mon Colonel.

C'est bon : tu vas te mettre à la recherche du

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