SCENE V
CLEMENCE. MAURICE. (Clémence tonte à sa préoccupation n'a pas ru Maurice. — Son regard fui a suivi Dubois, reste attaché sur la parle encore entr ouverts. — Maurice, pendant ce temps, la regarde arec amour, s'approche d'elte, et certain de n (tre pas vu, s'agenouille et baise Us plis de sa robe. — Clémence ne ** est pas aperçue même de sa présence.)
CLÉMENCE
Il est là ce coffret, toujours là comme une incessante menace. Vingt fuis ma main tremblante s'est avancée pour lo saisir, toujours mes yeux ont rencontré le regard de mon mari, et l’on no veut pas me laisser seule dans cctto chambre. (Pleurant.' Cruelle sollicitude qui me déshonore et qui me tuel (A ces mois, Maurice se rrlive et saisit la main de Clémence, comme pour lui demander la cause de son désespoir.)
CL&MKNCE.
Maurice... Tu étais lb, pauvre enfant? —Tu me demandes pourquoi jo pleuie... Va, je suis bien folle do pleurer... à quoi bon des larmes... c’est do la force... c'cst du courage qu’il me faut pour attendre et pour subir mon châtiment. L'attendre sans rien tenter pour mo sauver!... non! non! (Elle «o pour s'élancer dans la chambre, Maurice la relient.) Vois-tu, Maurice, lb, dans cette chambre funèbre, près du chevet de ma sœur morte, et placé presque sous la main du cadavre, il y a un coffret, et dans ce coffret, unodettre qui me flétrira si elle est connue... (A elle-même.) Dérober co coffret, p’esl un vol; briser lo sceau qui le ferme b présent, c’est un crimo. üh! n'importe! è tout prix je prendra» co coffre... je briserai ce cachet. — Oui, je ferai cela; car. si je désire la mort, je ne veux pas du déshonneur. Prie pour moi, mon enfant, et que Dieu me vienne en aide. (EIU se dispose à rentrer dans la chambre , mais Maurice la retient, en lui montrant M. de Grandpré qui sort de la e/iamôre.)