‹ Le muletier de Tolede operacomique en trois actesChapitre 40 sur 73 · ROMANCE · texte numérisé non relu

ROMANCE

La femme que j’ai rencontrée Sous un costume villageois Semblait devoir n’ôtre adorée Que par des princes et des rois.

C’était votre image Adèle,

Elle avait ce regard si doux,

Enfin c’est vous que j’aime en elle, t ^

Ou c’est elle que j’aime eu vous. )

DEUXIÈME COUPLET

Elle n’avait rien de farouche Ni dans ses yeux, ni dans la voix,

Mais le sourire de sa bouche Suffisait à dicter des lois.

(S’agenouillant.)

A vos pieds tout me le rappelle,

Et je me crois à ses genoux;

Enfin c’est vous que j’aime en elle.

Ou c’est elle que j’aime en vous.

ELVIRE, à part.

11 tient à continuer son rôle... Allons, soit, continuons le nôtre.

Si la folie est votre excuse,

Permettez que je m’en amuse.

MANOEL

Je le soutiendrais contre tous!

La villageoise, c’était vous !

ELVIRE

Comment, vous osez dire?

MANOEL

Ah ! oui, c’était bien vous.

ELVIRE

Allons, allons, laissez-moi rire.

MANOEL

C’est qu’elle riait comme vous.

Je crois encor l’entendre.

Elle avait, voyez-vous,

Et votre voix si tendre Et vos regards si doux.

Je ne puis m’en défendre,

• Je ris même des fous !

(niant.) Ah! ah! ah! ah! ah! ah! ah! ah!

Ah ! la bonne folie !

Que répondre à cela?

Cette plaisanterie Longtemps m’amusera.

MANOEL

Je reconnais ce rire-là !

elvirb, riant plus fort.

ah! ah! ah! ah! ah! ah! ah! ah!

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