ROMANCE
La femme que j’ai rencontrée Sous un costume villageois Semblait devoir n’ôtre adorée Que par des princes et des rois.
C’était votre image Adèle,
Elle avait ce regard si doux,
Enfin c’est vous que j’aime en elle, t ^
Ou c’est elle que j’aime eu vous. )
DEUXIÈME COUPLET
Elle n’avait rien de farouche Ni dans ses yeux, ni dans la voix,
Mais le sourire de sa bouche Suffisait à dicter des lois.
(S’agenouillant.)
A vos pieds tout me le rappelle,
Et je me crois à ses genoux;
Enfin c’est vous que j’aime en elle.
Ou c’est elle que j’aime en vous.
ELVIRE, à part.
11 tient à continuer son rôle... Allons, soit, continuons le nôtre.
Si la folie est votre excuse,
Permettez que je m’en amuse.
MANOEL
Je le soutiendrais contre tous!
La villageoise, c’était vous !
ELVIRE
Comment, vous osez dire?
MANOEL
Ah ! oui, c’était bien vous.
ELVIRE
Allons, allons, laissez-moi rire.
MANOEL
C’est qu’elle riait comme vous.
Je crois encor l’entendre.
Elle avait, voyez-vous,
Et votre voix si tendre Et vos regards si doux.
Je ne puis m’en défendre,
• Je ris même des fous !
(niant.) Ah! ah! ah! ah! ah! ah! ah! ah!
Ah ! la bonne folie !
Que répondre à cela?
Cette plaisanterie Longtemps m’amusera.
MANOEL
Je reconnais ce rire-là !
elvirb, riant plus fort.
ah! ah! ah! ah! ah! ah! ah! ah!