‹ Le muletier de Tolede operacomique en trois actesChapitre 56 sur 73 · SCÈNE XVII · texte numérisé non relu

SCÈNE XVII

Les Mêmes MANOEL.

manuel, entrant.

Que me veut>on ?

DOll PÈDRE.

Approche, je l’ordonne;

De cette jeune fille admire les attraits;

On m’a dit que tu l’adorais...

Et pour femme je te la donne.

(Mouvement de Manoél.)

Il faut que vous vous épousiez.

MANOEL

L’épouser, moi!... Moi la prendre pour femme ! elvire.

A moins pourtant que vous ne refusiez.

MANOEL

Moi, refuser, non sur mon âme,

Mais je rêve certainement,

Ou plutôt j’en ai l’assurance,

Vous cédez à la violence.

ELVIRE

Non, c’est de mon consentement,

Je vous ai choisi librement.

MANOEL

Devenir ma compagne,

C’e3t vous mésallier.

(A part.)

Quoi, la reine d’Espagne,

Epouse un muletier !

ENSEMBLE

LES SEIGNEURS. ELVIRE, « part.

Oui chacun de nous gagne En vérité, j’y gagne.

A la mésallier. Pour me mésallier,

Si la reine d’Espagne C’est à l’infant d’Espagne

Epouse un muletier. Qu’il va me marier. .

(Après cet ensemble on entend le bruit des cloches.)

DON PÊDRE.

Ecoutez la cloche lointaine Qui du départ nous donne le signal.

ELVIRE

Pour nous, quel bonheur sans égal!

don césar, aux seigneurs.

Elle y consent, ce n’est denc pas la reine !

MANOBL.

Les cloches du palais sonnent pour les époux.

ELVIRE

Les cloches du palais ! ah ! quel honneur pour nous !

ELVIRE

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