‹ Le mur mitoyen comedie en deux actes, en versChapitre 47 sur 58 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

GÉRARD

Oui, monsieur.

DE REAUCBATEAD, à lui-même.

C’est un fait inouï!

GÉRARD, A lui-même.

Sa mère a bien dit non ; mais elle, elle a dit oui.

Tantôt pourtant... Mon Dieu! qui croire en cette affaire?

DE BEAUCHATEAU, K.crement.

Mon fils, apprenez-moi comment il se peut faire Que vous vous permettiez, monsieur, de n’aimer pas Une enfant qui... me... dont... enfin pleine d’appas,

Que je vous ordonnais d’aimer?

GÉRARD

Mais je l’adore! . -

DE BEAUCHATEAU, ilupéfall.

Vous... Ab !... (a part.) Très-bien; allons, il est soumis encore.

(Haut.)

Alors, expliquez* moi...

GÉRARD

J’ai cru... j’ai méconnu...

C’est une erreur...

DÉ BEAUCHATEAU.

Assez, (a part.) N’étant pas prévenu,

C’est juste, il ignorait... il ne pouvait connaître,

Ni mon revirement, ni ce qui l’a fait naître.

(liant.)

Ainsi, vous l’aimez donc?

GERARD

Oh ! oui.

DE BEAUCHATEAU, à part, se frottant les mains.

Cela vaut mieux.

(A Gérard.)

Et vous avez raison, elle a de jolis yeux.

GÉRARD

Oh ! oui.

DE BEAUCHATEAU.

Le nez très-fin.

Oh I oui.

DF. BEAIlCHATEAtJ.

Bien faite et grasse;

C’est vraiment la beauté pétrie avec Ja grâce.

Ces bourgeois, sur ma foi, ne s’en tirent pas mal.

Puis ils ont le sens droit avec le cœur loyal, - Leurs antiques vertus... enfin et quoi qu’on dise,

On n’a qu’une parole, et c’est là ma devise.

Les du Guestré d’ailleurs ne sont point, en effet,

Oh! mais, la, point du tout, point du tout votre fait.

J’ai réfléchi beaucoup, oui, depuis tout à l’heure,

Et vous serez l’époux de Camille, ou je meure I

GÉRARD, an comble de la joie, Ta pour l’embraiser.

Ahl monsieur!

DE BEAÜCHATEAlï, le repoussant.

Calmez-vous! rester obéissant,

C’est ainsi qu’un fils prouve un cœur reconnaissant.

(Il ta pour sortir. Apercevant Camille, il court à elle.)

Je vais trouver sa mère. Eh ! vous voici, ma fille...

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