SCÈNE III
M. DE BEAUCHATEAU, GÉRARD.
DE BEAUCHATEAU, regardant autour de lui*
Personne ! et je comptais arriver en retard.
Se moque-t-on de moi? Venez ici, Gérard.
Monsieur...
GÉRARD, i'avançmt.
DK BEAUCHATKÀU.
Savez-vous bien" ce que nous venons faire?
Non, monsieur.
GÉRARD
DE BEAUCUATEAU.
Je vous veux expliquer celte allaire.
Aussi bien ce projet doit vous Cire connu Tôt ou tard; le moment est, je le crois, venu.
Ce que j’en dis, au moins, c’est par condescendance; Puisque j’ai droit quand môme à votre obéissance.
Oui, monsieur.
GÉRARD
DE liEAUCH ATEAU.
Bien, Gérard, bien, timide et soumis:
On voit que vous sortez des mains de nos amis.
C’est qu’il faut A l’enfance une régie sévère :
Les hommes de votre âge ont déjà, d’ordinaire. Gaspillé leur jeunesse en excès inouïs ;
Vous ôtes chaste et simple, et je m’en réjouis.
Je veux vous marier.
GÉRARD
Oh!
DE BEAUCHATEAC.
Celle qu’on vous destine, Est Camille Durand, notre jeune voisine.
Oh!
GÉRARD
DE BEAUCHATEAC.
Qu’avez-vous, mon fils? J’admire nuel effet, Lorsque je vous l’apprends, la nouvelle vous fait : Autiez-vous souhaité mourir célibataire?
Oh ! non.
GÉRARD
DE BEACCB^TEAU.
Pourquoi rougir et regarder la terre?
Ne trouveriez-vous pas Camille à votre goût?
Oh! si.