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LA PO II TE DOUEE ET LA SALLE DE UAL

I'hot. Giraudon.

LION I>E I.A FAÇADE L'ilÔTEL CARNAVALET., A PARIS

I'hot. Giraudon. Mûris du

TO.MliEAU DE PHILIPPE DE CIIAUOT

construction de cea Irois édifices, mais on dispute encore s'il faut leur en attribuer le plan. Ce qu'ils offrent de plus remarquable au point de vue de l'histoire de l'art est un effort de ressemblance nouvelle avec les palais italiens d'alors. Les toils en terrasse de Saint-Germain, la cour du Cheval blanc de Fontainebleau sont des témoignages de celte recherche, qui ne devait aboutir que par la création du style dit de Menu II.

C'est en effet sous ce prince que les doctrines et le goût de la Renaissance, enfin portés à leur maturité, enfantèrent leurs plus parfaits ouvrages. Mais il ne faut pas laisser d'en chercher les causes dans les efforts redoublés et constants du roi François et, pour la plus grande partie, dans ce qui se faisait à Fontainebleau. Après Ui-'iO et dans les dernières années du règne on commence d'en voir les effets. Le Rosso mourut en IS4l, dans le temps que le Primatice était en Italie, chargé de rechercher des antiquités et d'autres objets d'art pour le roi. A son retour celui-ci se trouva seul et dès lors joua dans cette cour des Valois le rôle d'ordonnateur général des pompes de la monarchie. Des aptitudes extrêmement variées, un don d'invention toujours prête dans un style à qui nulle qualité, pas même le sérieux, ne manquait, le rendaient tout propre à tenir ce personnage. Fontainebleau continua de s'embellir par ses soins. I.a chambre de Mmc d'Étarapes, le cabinet du roi, la chambre derrière la porte Dorée, la grotte du jardin des Pins, l'appartement des liai us reçurent ses stucs et ses peintures. Knlin la fameuse galerie d'Ulysse, qui ne compta pas moins, après son achèvement, de cent soixante et une compositions peintes, commença de porter sa gloire jusqu'aux nues. On ne se lassait pas d'admirer celle verve, ces ressources inépuisables d'idées piquantes et rares, ce constant agrément, c ette érudition aimable, qui, dans une cour éprise de galanterie et de science, faisait revivre l'ancien Olympe aux yeux des cavaliers et des dames.

De nouveaux Italiens, attirés de Rologne, renforcèrent dès lors la compagnie des artistes de Fontainebleau, dont on commença de graver les inventions. Antonio Fanluzzi, dit Fanlose, grava les orncmcnls de la galerie du Rosso, dont René Uoyvin d'Angers publiait les compositions mythologiques; et le maître au monogramme L. D. répandit dans un style parfait les inventions du Primatice. Force dessins de Jules Romain, sans doute apportés de Manloue, servaient de

modèles à celle école, dans laquelle le Romain Luca Penni s'est distingué en ne gravant d'autres inventions que les siennes.

Vers le même temps le Primatice fut appelé à diriger la fabrication des tapisseries (pie François I"1, qui s'était contenté' longtemps des carions de Jules Romain tissés en Flandre, venait d'établir dans son palais. Quatre pièces d'une tenture des Dieux arabesques, qui restent avec peu d'autres de cette manufacture, attestent le goût parfait du Primatice en ce genre. Ces arabesques, jointes à celles dont il couvrait la voûte de la galerie d'l'ly-se, en même temps qu'une salle de bain pour le cardinal de Ferrare, comptèrent parmi les inventions les plus imitées de l'école. Le même artiste parait avoir fourni jusqu'à des modèles aux brodeurs, et c'est sur ses dessins que le célèbre Léonard Limousin peignit sa série des émaux de Chartres représentant les Douze Apôtres.

Le commun des émailleurs d'alors cherchait ses modèles dans les gravures qui venaient d'Italie en grand i ibre. Ainsi faisaient tant d'autres artisans cbuil on a quelquefois cru les œuvres originales. Les peintres sur verre imitèrent plus d'une fois

Cathédrale do Iloucn.

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