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FIGURES DU TOMBEAU DU

dans l'atelier bronze, dont i— ci s'ingérer cl qui le mettaient dans Fontainebleau même en concurrence avec le Primalice, le détournaient de sa propre besogne. Il partit, disgracié du roi, après cinq ans de séjour, ne laissant, ou Ire son grand bas-relief de la Nymphe de Fontainebleau ,

et deux Victoires perdues, dont les moulages demeurent, qu'un Jupiter d'argent et une salière, celle-ci conservée à Vienne. Ce qui ne pouvait avec cela manquer de presser tout ce mouvement, c'était l'exemple de ce grand nombre d'œuvres d'art que le roi ne cessait de ramasser pour son plaisir et l'ornement de sa cour. Le Primalice avait rapporté d'Italie les creux de plusieurs antiques célèbres, qu'on jeta à la fonte dès son arrivée. La Vénus, V Apollon, l'Ariane, V Hercule et le Laocoon, qui seuls s'offrent encore à notre admiration, décorèrent avec quelques autres les jardins de Fontainebleau. Une fonlc cl n Tueur dîépine vint pareillement de Florence au roi, avec un Hercule de Michel-Ange. Un second voyage du Primalice le mil en possession des moules de la Notre-Dame de Pitié et du Christ de la Minerve du même artiste.

C'était outre cela les tableaux, noyau précieux de notre musée du Louvre, sortis des mains d'André del Sarte, de Léonard, de Raphaël, de Sebastiano dcl Pioinbo, du Titien, qui se multipliaient à Fontainebleau et trouvaient un accueil dangereux,

mais flatteur, dans les cham-

bres consacrées au repos de l'appartement des Bains du roi.

Il faudrait joindre tant de tapisseries de tout genre, les broderies du meuble dit du « sacre » et les trésors de ce cabinet

Musée d'Avignon.

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