LA COLONNADE DU LOUVIIE, A PARIS
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J.-H. M ANS Alt T. — LE CHATEAU DE V EUS AILLES Détail de la façade donnant sur le parc
Jules Hardouin-Mansart (1646-1708), neveu de François Mansart et auteur des plans delà place Louis-le-Grand (la place Vendôme et de la place des Victoires, que sont dus le dôme des Invalides et aussi la façade du château de Dampierre.
A ces édifices, il faut ajouter nombre d'autres œuvres d'architecture élevées à Paris ou en province, palais et châteaux, hôtels de ville, habitations somptueuses, monuments commémoratifs, etc. Mais parmi ces œuvres, trois, la colonnade du Louvre, la porte Saint-Denis et le château de Versailles, méritent une mention spéciale, car plus que toutes les autres elles peuvent donner une juste idée du style pompeux et théâtral, mais grandiose et non sans noblesse, qui marque l'apogée du règne de Louis XIV et de la monarchie absolue en France.
L'histoire de la colonnade du Louvre est bien connue, et on ne peut que sourire aujourd'hui en pensant — surtout après la longue énumération des édifices contemporains de cette colonnade — que Louis XIV ait cru utile de demander au pape Alexandre VII de laisser le cavalier Bernin venir embellir la résidence séculaire des rois les plus zélés de la chrétienté.
En même temps que Claude Perrault, un médecin devenu architecte (1613-1688), présidait à la construction de la colonnade du Louvre (1668-1675) — dont l'exécution matérielle fut dirigée par d'Orbay, architecte et constructeur dé valeur ( 1634-1697) — et donnait les plans de l'Observatoire, François Blondel (1617-1686), le plus complet des maîtres de cette époque et le premier directeur de l'Académie royale d'architecture, concevait la porte Saint- Denis, arc de triomphe qui peut supporter la comparaison avec les œuvres de ce genre que nous a léguées l'antiquité et le seul, avec la porte Saint-Martin, due à Pierre Bullet (1639-1716), que Paris ait conservé des monuments commémora tifs des victoires de Louis XIV.
Enfin, agrandissant le château de Versailles, commencé sous Louis XIII, Jules Hardouin-Mansart el plus tard Ro/bert de Cotte, son beau-frère (né en 1636, mort à Paris en 1735), faisaient '■ — après les Le Mercier, les d'Orbay, les Le Vau et avec le concours de tous les artistes de l'époque — de ce palais, de ses dépendances et de ses jardins une . œuvre immense, que l'on peut considérer comme une résultante des efforts et des splendeurs de tous les arts sous la surintendance de Le Brun et sous le contrôle incessant de Louis XIV lui-même.