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perspective des façades, les décorations d'intérieur prennent un tour plus svp lie p( l'ius capricieux. Le ■ Zwinger » < !•> Dresde, construit par Daniel Poeppelmann", de 1711 à 1722, présente le slyle rocaille sous la forme la plus caractérisée. L'ensemble harmonieux des lignes s'y allie aux innovations les plus hardies dans le détail. Le chef-d'œuvre de l'architecture de ce temps est sans contredit le château épiscopal de Wurt/.bourg, édilié en 1720 par J.-B. Neumànn.
Ailleurs on fail venir des architectes français. En Bavière, Fia mois Cuvillier [1698-1768) hàtil le château de Nyinphenburg el le théâtre de la Résidence; en Wurtemberg, P.-L. de La Guepiére achève le palais de Stuttgard et construit les jolis châteaux dé Monrepos et la Solitude; dans le Palatinat, on rencontre Nicole de Pigage (1721-1796), qui élève plusieurs châteaux pour rélecteur Charles-Frédéric. Enlin, à Cassel, Charles Dury édifie la célèbre Orangerie el y' introduit des décorations pleines de motifs gracieux. Ces édifices sont tous entourés de jardins inspirés du parc de Versailles.
Dans le domaine de la sculpture, la dépendance de l'étranger et la médiocrité des artistes indigènes psI encore plus frappante. On seul sculpteur allemand s'élève au-dessus de la moyenne, c'est André Schluler (1664-1714). De sa main proviennent les masques si expressifs des guerriers morts qui ornent la cour de l'arsenal à Berlin. Il est également l'auteur de la puissante statue équestre du Grand Électeur, placée sur un des ponts de Berlin. A défaut de sculpteurs allemands, les étrangers reçoivent .des commandes importantes. Parmi ceux qui ont illustré l'Ecolei'rani aise dans ce pays, citons Pierre Monnol, de Besançon (1663- 1733), qui exécuta à Cassel le « bain de marbre » du landgrave. Il l'enrichit de bas-reliefs et de statues dont la composition est entièrement française de goût.
La peinture de genre est représentée par D. Chodowieki (1726 1801). Il a un remarquable don d'observation, cl dans ses déli-
cats crayons, qui reproduisent de préférence des scènes de la vie populaire, perce une pointe d'ironie. 11 est moins heureux dans la peinture d'histoire (épisodes de la vie de Frédéric II). Quel contraste entre ce talent original et celui de Raphaël Mengs (1728-1779) ! Transplanté à Rome dès son enfance, lié avec Winkelmann, Mengs s'éprit de l'antique et des grands maîtres italiens. Ses œuvres, qui eurent de son temps un succès très vif, sont empreintes d'un caractère académique et froid qui nous laisse indifférents plafond de la villa Albani, fresques de la bibliothèque du Vatican). J.-A. ïischbein (né en 1722. mort à c.assel .mi 1789) subit également l'influence des Italiens et de l'antique. Chef d'école, il chercha à renouveler l'art de son pays en exigeant «le ses élèves des études d'après nature. Il choisissait ses sujets de préférence dans l'histoire ancienne el la Bible [Ècce komo du inusée de Cassel).
A cèté de ces peintres, les Italiens el Français tiennent une large place en Allemagne. J.-B. Tîepolo de Venise, le brillant virtuose, successeur de Véronèse, se transporte à Wurtzboui'g el y exécute pour le palais de l'archevêque les fresques gigantesques qui en décorent l'escalier. Canaletto, également de Venise, séjourne longtemps à Dresde et peint sur les bords de l'Elbe des vues admirables par la fermeté du dessin et le coloris limpide. Au nombre des Français appelés en Allemagne, Antoine Pesne
|683-17')7\ Ch.-A.-Ph. Van Loo (né à Turin en 1718), travaillent ,i Potsdam et à Berlin, se chargent de peindre les personnages de la cour et de décorer les palais du roi. Le sculpteur Adam
1710-1761) est occupé dans les palais et jardins de Sans-Souci et de Potsdam.
N'oublions pas J.-E. Liotard, de Genève (1702- 1790 , le peintre voyageur, qui parcourt l'Europe, de Conslantinople à Paris, laissant partout les traces de ' son activité comme portrai liste (portrait de Marie -Thérèse, la Chocolatière , du musée de Dresde, M"" iTÉpinay, du musée de Dresde, etc).
La Russie fait appel à Nattier
( 171!» et à Torque
(1787-1758). En 1766. Falconet se rend à Saint-Pétersbourg pour exécuter la statue équestre de Pierre le Grand.
En Danemark, le sculpteur Saly habite Copenhague de 17o4 à 177o el y érige la statue équestre en bronze
du roi Frédéric V.
En Suède, J.-P.
Bouchardon prend pari aux travaux que la cour fail en 1735, au château royal ; il y a pour successeur Lai Louis-Jean Desprez, peintre et archilecti Gustave Wasa el se signale par diver
Pliol. Uanfstacngl