MASQUES
Mosaïque trouvée à Home
vase
lits d'Arezzo ; et encore ihréticnne. I»es lampes ['autres ustensiles reproduisent en petit, el en les amollissant, les motifs (pie l'on trouve infiniment
mieux traduits dans les ouvrages en bronze.
L'art ir.xm.i: connut, lui aussi, tous les raffinements. I n exemple .•nlre cent : sur la nappe d'iléliogabale étaient représentés, en broderie ou en tapisserie, tous les plats qui devaient paraître aux
d i (Té re n 1 s se rv i c es.
Vers la lin de l'Empire, la noble simplicité du costume romain lit place à un luxe plu- digne des Asiatiques que des héritiers des Grecs : on citait un sénateur qui portai!
I tOge enrichie de
six cents ligures brodées à l'aiguille !
Tel quel, avec l'alternance de convielions profondes el de servilité, avec son goût pour la grandeur mêlé à tant de réalisme, avec son aptitude à traduire les idées les plus abstraites el ses instincts matérialistes, l'art romain forme un ensemble véritablcmenl vivant et éloquent. Supposez qu'il n'en subsiste nulle trace : quel abîme dans les annales de la civilisation ; quelle perle pour l'humanité !
Lu mot encore à propos des Romains. Sans cesse, en parlant d'eux, Bossuct, comme Jean-Jacques Rousseau, a confondu le luxe avec l'art. Ce sont là cependant deux notions éminemment distinctes. L'art, en effet, on l'a vu par l'exemple des tirées, peut à la rigueur se passer de luxe. Seul le luxe, avec les idées de mollesse et de vanité qu'il comporte, est capable de corrompre une nation, el encore il est bien avéré que Rome était vénale dès le temps de Jugurlha, et sans qu'un de ces hommes à vendre sacrifiât à l'art. 11 y a tant de manières d'employer l'argent! — Il nous a paru nécessaire de rectifier sur ce point l'histoire dj l'art romain.
l"n mot seulement sur Part gaulois d'avant César. A en croire certains historiens, son essor aurait été étouffé par le despotisme
romain. En réalité, les monuments qu'il nous a laissés sont des plus indigents, des plus rudlmentaircs; les monnaies, parfois vaguement imitées de celles de la (irèce, se distinguent par leur sauvagerie; à peine si sculpteurs, peintres, céramistes, s'entendent à tracer quelques ornements géométriques.
Les druides ne connaissaient que l'enseignement oral. Est-il surprenant qu'ils n'aient exercé aucune propagande en dehors de la Gaule ou de la Grande- Bretagne, et que leur religion ne nous soit connue que par les récits des écrivains romains. Chez eux, point de temples: on n'est même pas fixé ies non dégrossis qu'ils ont éridolmens. Est-il rien de plus opposé