CORNEILLE — CORSE
Le poète parle des grands hommes :
Louis, qui, rassemblant tous les arts sous sa loi, Du malheur de régner se consoloit en roi ; Louis, de ses regards récompensoit leurs veilles : Un coup d'œil de Louis enfantoit les Corneilles,
Il arriva un jour certaine déconvenue à M. Dumas fils à l'occasion de ce vers.
Dans son discours de réception à l'Académie française (séance du 11 février 1875), il s'exprimait ainsi, citant de mémoire :
Un regard de Louis enfantait des Corneilles, a dit Boileau, il s'est trompé...
Or, non seulement le vers n'est pas de Boileau, mais il est inexactement cité. L'erreur d'attribution fut signalée longtemps après par M. Aimé Camp, inspecteur honoraire d'Académie à Montpellier, dans une lettre c[u'on peut lire dans la Revue Bleue du 5 mars 1887.
Ne semble-t-il pas que Delille se souvenait ici de ce verset des Proverbes de Salomon (ch. xvi, 15) :
Le regard favorable du roi donne la vie, et sa clémence €st comme les pluies de T arrière-saison.