COUCHE
loin, à coup sûr, d'être inférieure à ses devancières... {La République Française du 2 octobre 1872, p. 1.)
Peu de jours après la rentrée du parlement, Gambetta fut vivement pris ù partie par deux membres de la droite.
Le 18 novembre, le général Changarnier, interpellant les ministres de M. Thiers, suppliait le président de la République de s'unir à la majorité de l'Assemblée « pour combattre l'audace croissante du radicalisme », et stigmatisait en ces termes les paroles prononcées au banquet de Grenoble :
L'honorable M. Gambetta a injurié grossièrement l'Asseni!)lée souveraine... Il a outragé la religion de la majorité des Français. En annonçant Tavènement prochain d'une nouvelle couche sociale, il a inquiété les ouvriers honnêtes, les négociants et les propriétaires sur leur droit de jouir de la position acquise par leur travail personnel.
Il a excité les passions humaines...
— Une nouvelle couche sociale ! s'écriait à son tour le duc de Broglie... Nous l'avons vue à l'œuvre un jour fameux : c'était le 18 mars 1871. Ce jour-là, nous avons vu apparaîti*e avec surprise dans le Journal olficiel de la Commune les noms des maîtres de Paris, des noms que personne n'avait jamais connus ni prononcés nulle part..., c'était bien là la nouvelle couche sociale !
Gambetta ne crut pas alors devoir riposter ; mais, dans la même Assemblée, le 12 juillet 1873, M. Audren de Kerdrel, représentant du Morbihan, ayant de nouveau relevé sa fameuse expression, il s'expliqua ainsi :
M. de Kerdrel m'a reproché d'avoir jeté dans le pays une expression qui à son sens ne contiendrait pas moins qu'une théorie de guerre civile...
Messieurs, il y a assez longtemps que cette expression de