‹ Le musée de la conversation: répertoire de citations françaises, dictons modernes, curiositésChapitre 315 sur 434 · FIN — FINA^XE · texte numérisé non relu

FIN — FINA^XE

trolles lui-même »» {L'Esprit dans l'histoire, 5* éd., p. 438.)

On retrouve déjà cette espèce de jeu de mots dans le Songe d'une nuit d'été, comédie de Shakespeare. Au V* acte, scène i'*, Prologue, personnage chargé d'expliquer la pièce qu'on va jouer pour les noces de Thésée, dit aux assistants :

Si nous vous déplaisons, c'est avec notre bonne volonté. Veuillez croire que nous ne venons vous déplaire qu'avec notre bonne volonté. Montrer notre savoir-faire, voilà le vrai commencement de notre fin.

{That is the true begiîining of our end.)

nNANCE.

« Faites-moi de bonne politique, Je vous ferai de

bonnes finances. »

Forme que Ton donne habituellement à un mot du baron Louis (1755-1837). Voici les paroles que lui prête M. Guizot, dans ses Mémoires pour servir à l' histoire de mon temps (t. I, 1858, p. 44) :

En 1830, écrit-il, au milieu de la perturbation qu'avait causée la Révolution de Juillet, je vins un jour, comme ministre de l'intérieur, demander au Conseil, où le baron Louis siégeait aussi comme ministre des finances, de fortes allocations ; quelques-uns de nos collègues faisaient des objections à cause des embarras du trésor : « Gouvernez bien, me dit le baron Louis, vous ne dépenserez jamais autant d'argent que je pourrai vous en donner. » Judicieuse parole, digne d'un caractère franc et rude, au service d'un esprit ferme et conséquent. .

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