LES ADIEUX DU TSAR
Le pourboire.
(Le Grelot, 18 octobre.)
Sur ce point, la caricature française et la caricature étrangère ont, comme on le verra, fait chorus. Dès le mois d'août, le Kikeriki,do Vienne, appelait cet impérial déplacement un voyage d'affaires, et l'idée d'emprunt se retrouve sur mainte image publiée contre la France.
Qui a fait l'emprunt ? De l'Autriche, de l'Allemagne, de l'Angleterre, de la France ? « Tout le monde et personne », déclare un journal satirique hongrois.
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RÉDUCTION D!XJNE PAGE DU JOURNAL le KlIC.
Septembre. (Croquis de Fcrnand Fau.j
LES CARICATURES FRANÇAISES
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RÉDUCTION D'UNE PA.GE EN COULEURS DU JOURNAL le Rii e. 2fl septembre. (Croquis de Jules Depaquit.)
Poussez pas! — $Le voilà! — Mais, sacrebleu ! vous voyez bien que ce
Le voilà!!... Vive lauRussic! n'est qu'un mitron quij porte un pâté à
l'ambassade russe !
déception — Vignettes de Henriot
(Journal amusant, 3 octobre.)
Dans le'même numéro, une série de croquis de Stop, intitulés
AveCsesar !
Entre conseillers municipaux :
— Nous allons recevoir l'Empereur !
— Eh bien, si vous m'en croyez, vous éviterez de l'appeler citoyen.
— Vous, un socialiste, vous crierez : Vive l'Empereur!
— Moi, jamais ! Je crierai : Vive Sa Majesté Impériale I
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Entre deux horribles voyous :
— Moi, je crierai: Vive l'Empereur et la Sociale î
— Non, faut pas dire ça, c'est pas distingué.
— Alors, quoi ?
— Faut dire : Vive l'Empereur et sa société.
Entre chevaliers du boulevard extérieur :
— J'ai crié : Vive Bourgeois ! pour quarante sous ; mais je crierai : Vive Nicolas ! pour rien.
Enfin, dernière vignette qui ne manque pas d'un certain piquant ; au poste :
— Brigadier, faudra-l-il empoigner ceux qui crieront : Vive la République! devant Sa Majesté?
LES CARICATURES FRANÇAISES
coiffée, par Lamaraispierre.
— Décidément, ça me va très bien ! !
(Chronique'^amusante, 8 octobre.)
Composition due aux dessinateurs Marais et Lapierrc dont les noms ont été, pour la circonstance, réunis en un seul.
CE qu'on EN dit — Pourquoi ce traveslissement?
— Pour lors, on va pouvoir crier encore ])jen accueilli partout, en ce moment où il
Mit"' M. Lépine trouve enfin un emploi ingt-
nieux de se» pilons pendant les lêtes.
Vignettes tsariennes, par Maurice Marais.
(Chronique amusante, 8 et 15 octobre.) .
LES CARICATURES FRANÇAISES
DEUXIÈME ENTREVUE d'eRFURTH
Le Tsar Nicolas II à Félix Faure :
« L'amitié d'un grand homme est un bienfait des Dieux. » Je compte sur la vôtre.
(La Comédie politique, de Lyon, 13 septembre.)
La Comédie politique, qui, avec le Journal de Guignol, représente toute la caricamre lyonnaise, a eu une existence assez agitée et s'est fait surtout connaître, à une certaine époque, par des procès retentissants que je me contente d'enregistrer sans chercher à les apprécier autrement. L'idée ici traduite par le crayon d'un dessinateur jadis assez apprécié à Paris, V. Morland, est, il faut le reconnaître, toute d'actualité, et l'on peut s'étonner qu'elle n'ait pas donné lieu à d'autres images dans les journaux de Paris i