FOLIE DU JOUR
Musée d'objels populaires franco-russes, imaginé par le Fischietto de Turin, en réponse au musée des objets d'actualité créés par l'industrie parisienne et publié par l'auteur de ce livre dans le Figaro du 2 octobre. A côté d'un certain nombre de bibelots fidèlement reproduits, tels le tambourin, la glace à trois faces, le calendrier perpétuel, le porte-monnaie, les boîtes de papier à lettre, le Fischietto a cru devoir inventer des objets fantaisistes destinés à mieux montrer, d'après lui, la folie russopliile régnant à Paris. C'est ainsi qu'il a imaginé la tôle de porc « à la Nicolas », le vase de nuit aux armes, la graisse d'ours blanc l'inexpressible avec la légende Vive Nicolas ! à l'usage des belles personnes, et les décorations pour fêles trop chauves s'appliquant sur le crâne, au moyeu de l'impression. Quant au coucou : A bas la Triplice, il aurait pu, effectivement, figurer parmi les jouets d'actualité et l'on pourrait s'étonner qu'il n'ait pas élé inventé par un de nos habiles ouvriers parisiens, si l'intérêt du moment ne s'était trouvé porté ailleurs, c'est-à-dire uniquement sur le Tsar et la Tsarine. Au fond, la page du Fiscliietto est une amusante et spirituelle caricature de notre musée francorusse et moins ac'erbe que ne le sont, généralement, les images de ce journal.
(Fischietto, 6 octobre.)