DEPUIS LES VISITES
t.e Tsar à Darmsladl fait le nécessaire pour calmer les ardeurs qui auraient pu monter à la tète de ses hôtes. (Pasquino, de Turin, 25 octobre.)
Viendra l-il ? Ne viendra-t-il pas ? Cetle question passionne SI1'0 H. F. qui, ne doutant pas de sa venue, se met en quatre pour lui trouver un logement convenable
En tout cas, si le Tsar vient sans la Tsarine, il rapportera à la maison de jolis cadeaux, môme pour les petits empereurs. Vu la diminution constante de la production humaine dans le beau pays de France, Mllc R. F. pourra reporter sur la Russie l'exubérance de ses instincts maternels.
— Comment donc, voisine? Si i tu crois, dès mainte- J'aurais souhaité do liant, à la possibilité delà venue du Tsar dans ta Rome, voyager en compagnie est-ce que tu ne devrais pas immédiatement préparer lam- plus joyeuse que celle pions et drapeaux, comme je le fais à Paris? que j ai eue à mon dé-
— S'il vient, il sera le bienvenu et les fôtes de la part de Vienne, maison de Savoie serviront encore pour lui.
(Pasquino' de Turin, 16 août et 6 septembre.)
LES CARICATURES ETRANGERES
A PROPOS DE LA GRANDE CONSPIRATION EENIANONIHILISTO-ANAR- CHIQUE DIRIGÉE CONTRE LES MAISONS RÉGNANTES D'ANGLETERRE ET DE
russis (sic).
« La vérité est que la conspiration a élé faite en haine seule do Marianne qui, non sans raison, fulmine avec sa rage habituelle contre ses semblables. Mais la police internationale a eu soin d'enserrer en de solides lacets ceux qui voulaient semer do surprises peu agréables la voie triomphale par laquelle le Tsar doit se rendre aux embrassades officielles.
« Oh ! vous ne voudriez pas que le Tsar puisse voir sur son passage d'aussi tristes figures ! Donnez-moi donc un baiser pour l'amour... de la Russie, et je serais joyeux comme les autres.
«Mcsseigneurs (en français, dans l'original)! laissons ceux qui vont recevoir ctpromener le Tsar en équipage Louis XVI ! Je propose qu'en signe de fraternelle alliance, d soit nommé Citoyen français ! »
(Pasquino, 20 septembre.)
« Conspiration dirigée contre les maisons régnantes d'Angleterre et de Russie » ceci est un comble surtout lorsqu'on connaît les dessous de l'affaire Tyan. « En haiûc de Marianne » : ceci paraît plus juste pour les raisons que l'on sait.
TSARINADES
Le malheureux président Faure reste un long temps à se décider sur le modèle de costume qu'il lui faudra revêtir pour l'arrivée du Tsar... Devra-t-il être à pied ou à cheval ?... — Dans le costume de Glovis?... ou du grand Carnot?... — A force d'aller de l'un à l'autre, il finit par se décider à entrer triomphalement dans Paris, à rebours, en carrosse, et vêtu en simple bourgeois. — A Vrai dire, le costume le mieux approprié à la circonstance eût été celui du «Roi Soleil»... Mais celui-là pouvait dire: l'État, c'est moi! tandis qu'aujourd'hui, Marianne se prosterne avec lui, pour crier : l'État, c'est lui !
(Composition de Téja, Pasr/iiino, 11 octobre.)
Celte question du costume du Président de la République n'est point nouvelle. Déjà du vivant de Carnot, en 1893 notamment, et môme, bien antérieurement, dès l'origine de la République, sous Thiers, sous Grévy, elle avait élé agitée ! Pour s'en convaincre, il suffit de parcourir la collection des journaux à caricatures, l'Éclipsé notamment.
L'auteur de la vignette ici reproduite, le dessinateur Teja, est un des plus féconds caricaturistes italiens. Ses compositions sont toujours de grandes pages en couleurs.
LES CARICATURES ETRANGERES